mardi , 16 janvier 2018
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Départ de « Kabila » : Les Congolais ont communié avec l’avertissement lancé par le Rassemblement

Pour marquer son opposition à ce qu’il qualifie d’une « flagrante violation de la Constitution », le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement avait appelé à une marche pacifique sur l’ensemble du territoire national. Si le mot d’ordre n’a pas été suivi, la population ayant préféré se terrer à la maison, la marche du Rassemblement s’est, une fois de plus, muée en une journée « ville morte » dans les grandes villes de la République. Sans surprise, des unités de la Police nationale congolaise, de l’armée et des services de sécurité se sont déployées en masse pour étouffer cette énième tentative de l’Opposition. La marche n’a donc pas eu lieu tel que l’avaient programmée les intitiateurs. En lieu et place, c’était plutôt une journée « ville morte » à portée nationale.

La marche du Rassop le mardi 19 décembre 2017 n’a pas eu lieu tel que l’avaient prévu les initiateurs. Les activités ont tourné au ralenti sur l’ensemble du pays. Sans surprise, la Police nationale congolaise s’est chargée, dans toutes les grandes villes, de disperser et d’arrêter les manifestants. Peine perdue car, l’Opposition n’entend pas désarmer. Elle promet d’accentuer la pression jusqu’à soumettre le pouvoir en place à l’impératif de l’alternance démocratique. Un avertissement à prendre au sérieux.

Voilà une année, jour pour jour, que le président Kabila tient les commandes de la République démocratique du Congo, en désaccord avec la Constitution qui avait limité son second mandat le 19 décembre 2016. Pour marquer son opposition à ce qu’il qualifie d’une « flagrante violation de la Constitution », le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement avait appelé à une marche pacifique sur l’ensemble du territoire national.

Si le mot d’ordre n’a pas été suivi, la population ayant préféré se terrer à la maison, la marche du Rassemblement s’est, une fois de plus, muée en une journée « ville morte » dans les grandes villes de la République. Sans surprise, des unités de la Police nationale congolaise, de l’armée et des services de sécurité se sont déployées en masse pour étouffer cette énième tentative de l’Opposition. La marche n’a donc pas eu lieu tel que l’avaient programmée les intitiateurs. En lieu et place, c’était plutôt une journée « ville morte » à portée nationale.

Pour le cas spécifique de la ville de Kinshasa, l’autorité urbaine avait, par une lettre datée du 16 décembre 2017 et adressée au secrétaire général a.i. de l’Udps, Jean-Marc Kabund, opposé son refus à l’initiative de cette marche dans la capitale. Dans sa correspondance, le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta s’est justifié en faisant observer que l’objet de la marche du Rassop était vidé de son contenu par le fait que « la Céni a déjà fixé l’opinion (nationale et internationale) sur la date de la tenue d’élections par la publication du calendrier électoral ».

Quoi qu’il en soit, dans la ville de Kinshasa, les activités ont tourné au ralenti. La circulation a été timide en cette journée ouvrable du mardi. Même si les Kinois n’ont pas pris d’assaut les grandes artères de la ville, ils se sont néanmoins terrés dans leur maison. Une façon de communier avec l’avertissement lancé par le Rassop.

Pareil dans les grandes villes de la République où la paralysie a été également au rendez-vous. À Mbuji-Mayi, les opposants avaient débuté la marche vers le bureau de la Monusco, avant d’être dispersés par des éléments de la police. Selon des témoignages recueillis par radio 7, le président fédéral de l’Udps, Denis Kalombo, et quelques combattants qui se sont joints à lui ont été arrêtés.

Dans le Kwilu, selon le rapporteur national du MSR et communicateur du G7, joint au téléphone par radio 7, des manifestants ont été arrêtés au siège provincial du MSR, du reste saccagé par des éléments non identifiés.

À Butembo, ville de la province du Nord-Kivu, la police a fait usage d’armes à feu, rapportent des témoins, pour disperser la foule qui a largement répondu à l’appel du Rassop.

Une fin d’année agitée

Au Rassemblement, on ne se sent pas déçu par la faible mobilisation autour de la marche du mardi 19 décembre 2017. « Ce n’était qu’un avertissement lancé envers le pouvoir. Nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout, jusqu’à faire plier ce pouvoir avant le 31 décembre 2017. Nous sommes confiants dans l’aboutissement de notre combat qui a le soutien de toute la population congolaise », a dit sous le sceau de l’anonymat un cadre du Rassop.

La fin de l’année s’annonce donc très agitée. Doit-on s’attendre à un affrontement entre le pouvoir et l’Opposition en cette fin d’année ? L’hypothèse n’est pas à exclure.

Sur la toile, le soutien aux actions du Rassop prend de l’ampleur. Initiateur du mouvement citoyen « Congolais débout », Sindika Dokolo, proche du Rassop, a twitté d’un ton rassurant : « un jour, le Congo se lèvera sans Joseph Kabila ».

Entre-temps, l’église catholique intensifie ses actions de sensibilisation de la population afin qu’elle arrive un jour à se prendre en charge. Décidément, entre le pouvoir et l’Opposition, le torchon brûle. Et comme en 2016, le mois de décembre est entouré de beaucoup de suspens. Chaque jour qui passe, le ciel s’assombrit, éloignant de plus en plus les chances d’un possible dialogue entre le pouvoir et le Rassop, principale force de l’Opposition.

Le vendredi 15 décembre 2017 à Bruxelles, l’Opposition a réconforté son unité, en consolidant le front pour l’alternance démocratique. À côté du Rassop et de Moïse Katumbi, l’UNC de Vital Kamerhe et le MLC de Jean-Pierre Bemba sont venus renforcer les rangs pour plus de la voix à ce mouvement.

Désormais, on est engagé dans un cycle dont le dénouement reste encore imprévisible.

[Le Potentiel]

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