jeudi , 18 janvier 2018
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RDC : Stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation 2016-2025

Gaston Musemena Bongala a rappelé mercredi le lancement en janvier 2016 de la mise en œuvre de la Stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation 2016-2025. « Cette Stratégie constitue, à l’heure actuelle, le document de référence pour tous les acteurs qui interviennent pour le développement de l’éducation en République démocratique du Congo, à tous les niveaux », a souligné le ministre Musemena. Mais avant la stratégie, a-t-il également rappelé, il y a eu la lettre de politique éducative. « Un document de vision stratégique du gouvernement signé par l’ensemble des ministres du secteur et qui détermine les priorités gouvernementales en matière d’éducation », a-t-il précisé. Avant de relever que cette lettre de politique s’est inspirée de la loi-cadre de l’enseignement national qui, elle-même, fixe les principes fondamentaux devant régir la politique de l’enseignement national de la RDC.

La stratégie sectorielle de l’éducation dote le gouvernement d’un précieux outil de coordination entre les ministères en charge de l’Éducation, entre le gouvernement et ses partenaires, mais également entre les partenaires eux-mêmes.

Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), président du groupe thématique « Education » (GTE), Gaston Musemena Bongala, a, à l’occasion du lancement officiel du Cadre partenarial du secteur de l’éducation (CPSE) et des activités du projet d’amélioration de la qualité de l’éducation (PAQUE), hier mercredi 13 décembre, rappelé le lancement en janvier 2016, devant l’ensemble du secteur, de la mise en œuvre de la Stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation 2016-2025. La cérémonie s’est déroulée dans la salle Saint Pierre Claver/Servico, située dans l’enceinte du « petit » Collège Boboto, à Gombe.

« Cette Stratégie constitue, à l’heure actuelle, le document de référence pour tous les acteurs qui interviennent  pour le développement de l’éducation en République démocratique du Congo, à tous les niveaux », a souligné le ministre Musemena.

Mais avant la stratégie, a-t-il également rappelé, il y a eu la lettre de politique éducative. « Un document de vision stratégique du gouvernement signé par l’ensemble des ministres du secteur et qui détermine les priorités gouvernementales en matière d’éducation », a-t-il précisé. Avant de relever que cette lettre de politique s’est inspirée de la loi-cadre de l’enseignement national qui, elle-même, fixe les principes fondamentaux devant régir la politique de l’enseignement national de la RDC.

« La Stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation est une émanation de cette politique », a poursuivi Gaston Musemena, ajoutant qu’elle reprend les grandes orientations du secteur, détermine les axes d’intervention et propose une planification quinquennale de grandes activités du secteur,  notamment les réformes à mener dans le système éducatif  congolais pour soutenir l’ambition nationale et la volonté du président de la République, Joseph Kabila Kabange, de conduire la RDC vers l’émergence en 2030. Ou encore rejoindre le cercle très fermé des pays développés à l’orée des années 2050.

Le ministre, qui a relevé que le processus d’élaboration de ce précieux document stratégique a fait l’objet d’un consensus le plus large possible autour de la vision du gouvernement pour le développement du secteur, a toutefois assuré qu’au-delà de la vision sur l’éduction, la Stratégie sectorielle dote le gouvernement d’un précieux outil de coordination entre les ministères en charge de l’éducation, entre le gouvernement et ses partenaires, mais également entre les partenaires eux-mêmes. Elle constitue également un instrument d’harmonisation des interventions et de planification des actions à mener jusqu’à 2025, a-t-il indiqué.

Gaston Musemena a ensuite attiré l’attention sur le fait que pour une mise en œuvre harmonieuse de la Stratégie, chacun des acteurs (personnel de l’administration, partenaires techniques et/ou financiers, acteur de terrain, opérateur de la société civile) doit connaître son rôle et prendre l’exacte mesure de sa part de responsabilités. L’autre enjeu est de s’assurer que l’ensemble des acteurs du système éducatif partagent la même vision, qu’ils disposent de l’infirmation nécessaire pour que leur contribution s’inscrive dans le sens d’un projet commun et qu’ils se sentent tous mobilisés. D’où la nécessité de définir un cadre de collaboration pour les acteurs de l‘éducation de la formation de travailler en synergie pour atteindre les objectifs fixés dans la Stratégie. C’est la raison, a expliqué le ministre de l’EPSP, de la signature, par lui-même et ses collègues du secteur, des deux arrêtés interministériels portant respectivement mise en place du Cadre institutionnel de mise en œuvre de la Stratégie et mise en place du Cadre partenarial du secteur de l’éducation.

De son côté, Mme Wali Belade, assistante exécutive du Projet d’amélioration de la qualité de l’éducation (PAQUE), a présenté ce projet. Selon Mme Belade, ce projet est financé par le Partenariat mondial pour l’éducation (PME) à  hauteur de 100 millions de dollars américains, divisé en une part fixe de 70 millions USD et une part variable de 30 millions USD. Il a été mis en place par le ministère de l’EPSP pour contribuer à la mise en œuvre de cette stratégie.

S’agissant des zones ciblées par le projet, elle a cité l’Équateur, le Sud-Ubangi, le Nord-Ubangi, le Tshuapa, le Mongala, le Kasaï, le Kasaï Central, le Lomami et le Tanganyika. Cela à la suite du taux de pauvreté, de scolarisation, des résultats aux examens et du genre.

« 10 millions d’élèves scolarisés dans l’enseignement primaire bénéficieront gratuitement de manuels scolaires; 3 millions d’élèves bénéficieront d’un meilleur enseignement grâce à la formation d’inspecteurs, des chefs d’établissement et d’enseignants; 80 000 enseignants, 10 000 chefs d’établissements et 550 inspecteurs bénéficieront de formation, de meilleures conditions de travail et perspectives de carrière et 30 000 enfants âgés de 3 à 5 ans préscolarisés bénéficieront du système d’éducation de la petite enfance (EPE) renforcés et d’enseignants formés », a-t-elle annoncé. Avant d’indiquer que les activités sont regroupées en trois composantes : amélioration de la qualité de l’apprentissage dans l’enseignement primaire (65 millions USD), le renforcement de la gestion sectorielle (21,8 millions USD) et la gestion, le suivi et l’évaluation du projet (12,7 millions USD).

[Florent N’LUNDA N’SILU]

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