jeudi , 18 janvier 2018
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Syrie : Retrait des forces russes

Poutine a rencontré M. Erdogan après s’être rendu dans la matinée sur la base aérienne russe de Hmeimim en Syrie avant de faire étape au Caire. Il a notamment discuté avec son homologue turc des efforts destinés à trouver un règlement mettant fin au conflit en Syrie, ayant annoncé lors de sa visite surprise dans ce pays une réduction significative des forces russes dont l’intervention a largement contribué au maintien du régime du président Bachar al-Assad au pouvoir. “En près de deux ans, les forces armées russes, en collaboration avec l’armée syrienne, ont détruit en grande partie les terroristes internationaux. Par conséquent, j’ai pris la décision de faire rentrer en Russie une partie significative du contingent militaire russe se trouvant en Syrie”, a déclaré M. Poutine, selon des propos retransmis par la télévision russe.

Le président russe Vladimir Poutine s’est entretenu lundi avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan à Ankara, dernière étape d’un marathon régional au cours duquel il a annoncé depuis la Syrie le retrait d’une “partie significative” des forces russes dans ce pays.

Poutine a rencontré M. Erdogan après s’être rendu dans la matinée sur la base aérienne russe de Hmeimim en Syrie avant de faire étape au Caire.

Il a notamment discuté avec son homologue turc des efforts destinés à trouver un règlement mettant fin au conflit en Syrie, ayant annoncé lors de sa visite surprise dans ce pays une réduction significative des forces russes dont l’intervention a largement contribué au maintien du régime du président Bachar al-Assad au pouvoir.

“En près de deux ans, les forces armées russes, en collaboration avec l’armée syrienne, ont détruit en grande partie les terroristes internationaux. Par conséquent, j’ai pris la décision de faire rentrer en Russie une partie significative du contingent militaire russe se trouvant en Syrie”, a déclaré M. Poutine, selon des propos retransmis par la télévision russe.

Il a précisé que la base aérienne russe de Hmeimim, depuis laquelle il parlait et où sont concentrés les effectifs militaires russes, ainsi que la base navale de Tartous resteraient opérationnelles en dépit du retrait annoncé.

Poutine, qui a été accueilli à Hmeimim par M. Assad, n’a pas révélé combien de soldats russes demeureraient sur place.

Interrogé par des journalistes sur le temps que prendrait ce retrait, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a déclaré, cité par les agences russes: “Ils ont déjà commencé à rentrer, nous verrons comment cela se passe”.

Le chef des forces russes en Syrie, le général Sergueï Sourovikine, a pour sa part indiqué que 23 avions et deux hélicoptères russes devraient quitter la Syrie, suivis par des unités de la police militaire, des démineurs et des médecins de l’hôpital de campagne. Il a estimé que les forces russes avaient éliminé plus de 32.000 combattants ennemis en Syrie.

Participation efficace

Le commandant Adrian Rankine-Galloway, un porte-parole du ministère américain de la Défense, a réagi avec scepticisme à cette annonce, estimant que ces déclarations “ne correspondent souvent pas à de réelles réductions des effectifs militaires et n’affectent pas les priorités des Etats-Unis en Syrie”.

Assad a de son côté remercié le président russe, évoquant “la participation efficace (des Russes) dans la guerre contre le terrorisme”. “Ce qu’ont fait les militaires russes, les Syriens ne l’oublieront jamais”, a-t-il déclaré.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), les frappes aériennes russes du 30 septembre 2015 au 11 novembre 2017 ont fait 6.328 morts parmi les civils, dont 1.537 enfants. Elles ont également tué 4.732 jihadistes du groupe Etat islamique (EI), 4.098 rebelles et autres jihadistes, selon la même source.

Le conflit syrien a fait plus de 340.000 morts et des millions de réfugiés depuis 2011.

Coordination renforcée

La rencontre à Ankara entre MM. Poutine et Erdogan est la huitième depuis le début de l’année, illustrant une étroite coordination entre les deux dirigeants sur le dossier syrien malgré une grave crise diplomatique entre Ankara et Moscou en 2015.

Lors d’une conférence de presse conjointe, M. Erdogan a affirmé que la prochaine étape pour résoudre le conflit syrien serait un nouveau sommet à Sotchi “le plus tôt possible”, sans donner plus de détails.

Fin novembre, les dirigeants de Russie, de Turquie et d’Iran, qui parrainent un accord visant à réduire l’intensité des combats pour préparer le terrain à un accord politique en Syrie, s’étaient retrouvés dans la station balnéaire russe pour discuter de la Syrie.

Avant Ankara, M. Poutine s’était rendu au Caire où il a indiqué s’être mis d’accord avec le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi “pour renforcer la coordination, afin de travailler ensemble en faveur d’un règlement politique du conflit syrien sur le long terme”.

Un 8e cycle de pourparlers inter-syriens sous l’égide de l’ONU se poursuit à Genève jusqu’au 14 décembre.

De nouvelles négociations sont également prévues à partir du 21 décembre à Astana, au Kazakhstan.

Déclenchée le 30 septembre 2015, l’intervention militaire russe en Syrie a changé la donne en permettant notamment aux forces gouvernementales de ravir à l’EI la cité antique de Palmyre et de chasser les rebelles de leur bastion d’Alep.

De 4.000 à 5.000 militaires russes ont été déployés en Syrie pendant ces deux années. Officiellement, une quarantaine d’entre eux ont péri depuis le début de cette intervention.

[Afp]

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