mercredi , 17 janvier 2018
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Du mère au Fils : Les Gandhi se succèdent au parti du Congrès indien

Rahul Gandhi, héritier de la fameuse dynastie politique indienne, a été proclamé lundi président du parti du Congrès (opposition), succédant à sa mère Sonia qui occupait ce poste depuis 1998. « Je déclare Rahul Gandhi élu président du Congrès national indien », a dit Mullappally Ramachandran, un haut responsable du parti, en conférence de presse. « C’est un moment historique », a-t-il estimé, indiquant que Rahul Gandhi prendra ses nouvelles fonctions samedi. Le monde politique indien spéculait depuis des mois sur le moment où Rahul remplacerait sa mère Sonia Gandhi, 71 ans, à la présidence du grand parti d’opposition, qui a dirigé l’Inde la majeure partie du temps depuis son indépendance en 1947.

Âgé de 47 ans, fils, petit-fils et arrière-petit-fils de Premiers ministres indiens, M. Gandhi est la figure la plus visible du Congrès ces dernières années. Pourtant, en coulisses, sa mère d’origine italienne continue de tirer les ficelles de la formation. Numéro deux du Congrès depuis 2013, Rahul Gandhi faisait figure de dauphin désigné pour succéder à sa génitrice. L’héritier a été sous le feu des critiques pour la campagne terne des élections législatives de 2014 qui ont vu la victoire éclatante des nationalistes hindous de Narendra Modi. S’il a longtemps donné le sentiment de s’investir en politique à reculons et de manquer de charisme, Rahul Gandhi semble s’être endurci dans l’opposition, estiment certains observateurs.

Cette nomination signale la mise en ordre de marche du Congrès à moins d’un an et demi des prochaines élections nationales. Le parti y affrontera le rouleau compresseur des nationalistes hindous du Premier ministre Narendra Modi.

Devant le siège du Congrès à New Delhi, des employés du parti faisaient sauter des pétards et dansaient dans la rue. Ils agitaient de grands drapeaux marqués d’une grande main levée, l’emblème du parti.

Pour Ghulam Nabi Azad, leader de l’opposition à la Rajya Sabha (chambre haute du Parlement), l’élévation de Rahul Gandhi marquait un changement d’époque au sein du Congrès.

« Nous voulons que la nouvelle génération vienne en avant. Je m’attends à un certain changement générationnel », a déclaré ce vétéran de la politique.

Couronnement

Venu au monde le 19 juin 1970, Rahul Gandhi est le fils de Sonia et Rajiv Gandhi, Premier ministre de 1984 à 1989 et mort assassiné en 1991.

Héritier d’une dynastie politique qui remonte à Motilal Nehru (1861-1931), le jeune Rahul a étudié dans les plus prestigieuses écoles d’Inde avant de fréquenter Harvard et Cambridge.

La dynastie Nehru-Gandhi n’a aucun lien de parenté avec le Mahatma Gandhi. Le nom lui vient du mariage d’Indira Nehru, fille de Jawaharlal et mère de Rajiv, avec Feroze Gandhi en 1942.

Né pour le pouvoir dans une famille dont le destin se confond avec celui de l’Inde, Rahul Gandhi s’est jeté dans le bain de la politique indienne en 2004 en se présentant dans le circonscription familiale d’Amethi, dans l’Uttar Pradesh (nord).

Numéro deux du Congrès depuis 2013, il faisait figure de dauphin désigné pour succéder à sa génitrice.

L’héritier a été sous le feu des critiques pour la campagne terne des élections législatives de 2014 qui ont vu la victoire éclatante des nationalistes hindous de Narendra Modi.

S’il a longtemps donné le sentiment de s’investir en politique à reculons et de manquer de charisme, Rahul Gandhi semble s’être endurci dans l’opposition, estiment certains observateurs.

Le Congrès avait annoncé le mois dernier la tenue d’une élection interne pour sa présidence. Seul Rahul a présenté sa candidature à ce scrutin et a donc été proclamé sans avoir besoin de passer par les urnes.

« Ce serait malvenu d’appeler ça une élection. C’est plutôt un couronnement, quelque chose comme une succession », a persiflé GVL N. Rao, porte-parole du Bharatiya Janata Party (BJP, au pouvoir), sur la chaîne India Today.

« La façon dont le Congrès repose sur la politique dynastique est certainement assez nocive aux traditions démocratiques de notre pays », a-t-il ajouté.

[Afp]

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