mardi , 16 janvier 2018
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Visite surprise de Poutine en Syrie

« En près de deux ans, les forces armées russes, en collaboration avec l’armée syrienne, ont détruit en grande partie les terroristes internationaux. Par conséquent, j’ai pris la décision de faire rentrer en Russie la plus grande partie du contingent militaire russe se trouvant en Syrie », a déclaré M. Poutine, selon des propos retransmis par la télévision russe. M. Poutine, accueilli à Hmeimim par le dirigeant syrien Bachar al-Assad, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou et le chef des forces russes en Syrie, le général Sergueï Sourovikine, n’a pas précisé combien de soldats russes resteraient sur place. Dès son arrivée sur le tarmac de Hmeimim, le président russe a salué chaleureusement son homologue syrien, dont Moscou est le principal allié, avant de s’exprimer devant les troupes russes au garde-à-vous.

Vladimir Poutine a ordonné lundi le retrait de la majeure partie du contingent militaire russe en Syrie, quelques jours après l’annonce par Moscou de la « libération totale » du pays de l’emprise du groupe Etat islamique (EI).

Lors d’une visite surprise sur la base russe de Hmeimim, en Syrie, le président Poutine a toutefois affirmé que la Russie garderait une présence dans ce pays, assurant que Hmeimim, où sont concentrés les effectifs militaires russes, et la base navale de Tartous, resteront opérationnelles.

« En près de deux ans, les forces armées russes, en collaboration avec l’armée syrienne, ont détruit en grande partie les terroristes internationaux. Par conséquent, j’ai pris la décision de faire rentrer en Russie la plus grande partie du contingent militaire russe se trouvant en Syrie », a déclaré M. Poutine, selon des propos retransmis par la télévision russe.

Poutine, accueilli à Hmeimim par le dirigeant syrien Bachar al-Assad, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou et le chef des forces russes en Syrie, le général Sergueï Sourovikine, n’a pas précisé combien de soldats russes resteraient sur place.

Dès son arrivée sur le tarmac de Hmeimim, le président russe a salué chaleureusement son homologue syrien, dont Moscou est le principal allié, avant de s’exprimer devant les troupes russes au garde-à-vous.

« L’objectif de la lutte contre les criminels armés en Syrie, l’objectif, qui nécessitait les moyens de grande envergure des forces armées, a été atteint dans sa totalité, et brillamment », a déclaré Vladimir Poutine, dont le discours a été retransmis avec quelques heures de décalage.

« La Syrie a été préservée en tant qu’Etat souverain et indépendant », a-t-il affirmé, remerciant les soldats pour leur travail.

« Si les terroristes relèvent de nouveau la tête, alors nous les frapperons avec une force jamais vue », a-t-il averti. « Nous n’oublierons jamais ni les morts ni nos pertes causées par la lutte contre le terrorisme, en Syrie et chez nous, en Russie ».

Bachar al-Assad a de son côté remercié le président russe, saluant « la participation efficace (des Russes) dans la guerre contre le terrorisme », selon une déclaration diffusée par les médias officiels.

« Ce qu’ont fait les militaires russes, les Syriens ne l’oublieront jamais. Leur sang s’est mêlé au sang des martyrs de l’armée syrienne », a-t-il déclaré.

Marathon diplomatique

Après sa visite inattendue à Hmeimim, Vladimir Poutine s’est rendu au Caire, où le chef de l’Etat égyptien Abdel Fattah Al-Sissi l’attend pour des pourparlers, portant notamment sur la Syrie.

« J’ai la possibilité de parler (du dossier syrien) au Caire avec le président égyptien et un peu plus tard, avec le président turc », Recep Tayyip Erdogan, avec qui une rencontre est prévue lundi soir, a déclaré Vladimir Poutine à Bachar al-Assad, selon l’agence de presse Interfax.

« Les conditions sont réunies pour une résolution politique (du conflit) sous l’égide de l’ONU », a-t-il assuré alors que le 8e cycle de pourparlers intersyriens se poursuit à Genève jusqu’au 14 décembre.

Jeudi, Moscou a annoncé la « libération totale » du territoire syrien de l’emprise du groupe Etat islamique, bien que l’organisation jihadiste contrôle toujours plusieurs poches dans le pays.

La Russie avait déjà annoncé le 21 novembre la fin de la « phase active de l’opération militaire » en Syrie.

Lancée en 2015, l’intervention militaire russe en Syrie a changé la donne en permettant notamment aux forces gouvernementales de ravir à l’EI la cité antique de Palmyre et de chasser les rebelles de leur bastion d’Alep, dans le nord-ouest du pays.

De 4.000 à 5.000 militaires russes ont été déployés en Syrie pendant ces deux années, la grande majorité sur la base aérienne de Hmeimim, dans le fief de Bachar al-Assad au nord-ouest de la Syrie. Officiellement, une quarantaine de militaires russes ont péri en Syrie depuis le début de l’intervention, le 30 septembre 2015.

[Afp]

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