lundi , 18 décembre 2017
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Loi électorale : Bruno Tshibala sur le grill

Les ministres surtout ceux issus de l’opposition sont très en colère contre le Premier Ministre, Bruno Tshibala. A en croire un des leurs, le projet de loi électorale déposée au Parlement n’est pas celle approuvée par le Conseil des Ministres. Plus loin on accuse le Chef du Gouvernement d’avoir touché quelques sommes pour trahir les siens. Conscients du danger de l’adoption de ce projet de loi par la chambre basse du Parlement, tous les ministres issus de l’opposition sont allés voir Joseph Olenghankoy, Président du Comité National de Suivi de l’Accord, CNSA en sigle pour échanger autour de la question. Selon les indiscrétions, Joseph Olenghankoy reconnait que le Premier Ministre a trahi les siens et qu’il faut dénoncer cet acte sans tarder.

 

Hier, au siège du Fonus d’Olenghankoy qui fait office, aussi, de celui du Rassemblement qu’il dirige, la journée a été électrique. Des membres du Gouvernement Tshibala conduit par José Makila Sumanda y ont donné de la voix après un entretien avec le Président du CNSA. En toile de fond de cette colère, il y a la loi électorale. La main sur le cœur, ils crient à la trahison. Le projet de loi devant modifié la loi électorale votée en 2015 tel que déposé au parlement serait de loin, très loi alors, à celui ayant fait l’objet d’un conseil des ministres. Accusant Tshibala Bruno, leur Premier Ministre, de les avoir roulés, en chœur d’avec la base de ce Rassemblement, ils ont brandit un carton rouge à la machine à voter et dit non à l’actuel loi en étude au Parlement. Puis qu’il y a eu fraude, tout doit être annulé. Le vote des Députés aussi. Et, ainsi, faut-il que tout soit repris dès le début.

 

Dans une déclaration politique de ce mercredi 6 décembre, le Rassemblement Kasa-Vubu rejette la loi électorale adoptée dernièrement à la chambre basse du parlement. Pour cette famille politique de l’opposition, cette loi est inconstitutionnelle, étouffe le pluralisme politique qui du reste est consacré par la Constitution. Pour le Rassop/Kasa-Vubu, cette loi crache sur le multipartisme intégral pour lequel les congolais avaient versé leur sang.  En ce qui concerne le seuil de représentativité, le Rassop souligne que ce projet de loi a été taillé sur mesure dans le seul but de pérenniser le parti au pouvoir. En effet, souligne cette famille politique, un candidat qui a été le mieux élu dans sa circonscription électorale verra son siège être attribué à un candidat mal élu au motif que le seuil de représentativité n’a pas été atteint.

 

S’agissant de la caution, le Rassemblement Kasa-Vubu réagit en ces termes : « Un parti politique qui avait aligné, en 2011, 54 candidats députés nationaux pour les quatre circonscriptions électorales de la ville de Kinshasa, ce parti a payé 2000$ USD de caution en raison de 500$ USD par liste ; le projet de loi actuel qui vient d’être adopté à l’Assemblée Nationale prévoit, pour le même cas, 27.000$ USD soit une augmentation de 25.000$ USD. Cette augmentation prise à l’échelle nationale a pour finalité d’écarter de la course électorale les partis politiques moins nantis ».

 

Face donc à toutes ces observations, le Rassop Kasa-Vubu dénonce avec force l’esprit discriminatoire et anti démocratique contenu dans le présent projet de loi tant décrié. Il rejette purement et simplement ledit projet de loi qui est  contraire au maintien de la paix et de la stabilité nationale, le bref qui risque d’amener le pays à l’embrasement et au chaos. Le Rassemblement exige par ailleurs que la loi électorale de 2011 en vigueur soit gardée en l’état. En ce qui concerne la machine à voter, la base du Rassemblement lui donne carrément un carton rouge et la qualifie de machine à complication.

 

Tshibala sur le grill

 

Les ministres surtout ceux issus de l’opposition sont très en colère contre le Premier Ministre, Bruno Tshibala. A en croire un des leurs, le projet de loi électorale déposée au Parlement n’est pas celle approuvée par le Conseil des Ministres. Plus loin on accuse le Chef du Gouvernement d’avoir touché quelques sommes pour trahir les siens. Conscients du danger de l’adoption de ce projet de loi par la chambre basse du Parlement, tous les ministres issus de l’opposition sont allés voir Joseph Olenghankoy, Président du Comité National de Suivi de l’Accord, CNSA en sigle pour échanger autour de la question. Selon les indiscrétions, Joseph Olenghankoy reconnait que le Premier Ministre a trahi les siens et qu’il faut dénoncer cet acte sans tarder. C’est ce qui a justifié la réunion qu’a présidé le Président du CNSA avec une délégation des membres du Gouvernement conduite par José Makila. Par ailleurs, ils menacent de démissionner si l’actuel projet de loi est adopté au Sénat puis promulgué par le Président de la République.

[Kevin Inana]

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