lundi , 18 décembre 2017
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Crise sécuritaire au Kasaï : Le PAM tire la sonnette d’alarme

Une crise alimentaire aiguë de la faim dans le grand Kasaï ravagé par les conflits pourrait se transformer en une catastrophe à long terme, a prévenu le PAM au cours d’un briefing à la presse, le mercredi 06 décembre 2017 à Kinshasa. « C’est une situation que nous trouvons inacceptable au Kasaï ». C’est en ces termes que s’est indigné Claude Jibidar, le représentant du Programme alimentaire mondial (PAM) en RDC. Il appelle à une action rapide pour, dit-il, « résoudre un problème humanitaire qui s’est développé et a pris une ampleur très, très inquiétante ». Au moment où l’agence travaille contre la montre pour aider davantage de personnes, l’argent s’épuise rapidement.

La problématique humanitaire dans le Kasaï devient de plus en plus inquiétante et risque de dégénérer en une crise sécuritaire, si l’on n’y prend garde. Le PAM tire la sonnette d’alarme et appelle à une action rapide pour assister 3,2 millions de personnes dans le besoin.

Une crise alimentaire aiguë de la faim dans le grand Kasaï ravagé par les conflits pourrait se transformer en une catastrophe à long terme, a prévenu le PAM au cours d’un briefing à la presse, le mercredi 06 décembre 2017 à Kinshasa.

« C’est une situation que nous trouvons inacceptable au Kasaï ». C’est en ces termes que s’est indigné Claude Jibidar, le représentant du Programme alimentaire mondial (PAM) en République démocratique du Congo. Il appelle à une action rapide pour, dit-il, « résoudre un problème humanitaire qui s’est développé et a pris une ampleur très, très inquiétante  ». Au moment où l’agence travaille contre la montre pour aider davantage de personnes, l’argent s’épuise rapidement.

Augmentation de l’assistance

Au moins 3,2 millions de personnes sont dans le besoin dans la région du Kasaï et quelque 1,4 million de personnes ont été forcées de fuir leurs villages. L’exploitation de violence dans ce qui était autrefois une région pauvre mais paisible, a fait d’innombrables victimes. Les taux de malnutrition, traditionnellement élevés ont explosé. Ainsi est dépeint le tableau sombre de la situation humanitaire au Grand Kasaï.

Rappelons que, le PAM a commencé ses interventions d’urgence depuis le mois de septembre 2017 dans la région du Kasaï, suite à une accalmie dans les combats qui opposaient l’armée congolaise aux présumés miliciens de Kamuina Nsapu. A partir de cette période, « le nombre de personnes assistées a augmenté rapidement, passant de 42 000 en septembre à 115 000 en octobre et 225 000 en novembre », a fait remarquer Claude Jibidar. Le mois dernier, au moins 13 500 enfants ont reçu des aliments enrichis spéciaux.

Au moins 130 millions USD nécessaires

« C’est le moment d’aider les gens à se réinstaller dans leurs villages, après que ces derniers aient perdu trois saisons agricoles consécutives », a estimé Claude Jibidar. Aujourd’hui, a-t-il martelé, « Si nous ne sommes pas capables d’aider les Kasaïens qui retournent chez eux à se réinstaller, nous craignons de voir se propager et se prolonger une crise humanitaire qui, on le sait, devient aussi souvent une crise sécuritaire ».

Pour l’éviter, au moins 130 millions de dollars américains sont encore nécessaires pour assister toutes ces personnes. Faute de quoi, la vie des millions de personnes au Kasaï est en danger.

« Nous sommes en train d’abandonner ceux qui ont le plus besoin de nous. Une forte augmentation des activités a fait une grande différence, mais le PAM l’a financé avec ses maigres ressources internes. Sans le soutien immédiat des donateurs, beaucoup – en particulier les femmes et les enfants – mourront. », s’est désolé le représentant du PAM en RDC. Mais la réticence des donateurs à s’engager au Kasaï compromet cet effort. Alors que le PAM prévoit de nourrir près 500 mille personnes en décembre 2017, « les caisses de l’agence sont tellement épuisées que seules des demi-rations peuvent être distribuées », a affirmé Claude Jibidar.

A l’en croire, la faim ne met pas seulement des vies en danger : elle force les gens à la prostitution et augmente le risque de violences sexuelles. « Les partenaires du gouvernement doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour épargner au Kasaï le genre de catastrophe humanitaire qui dure depuis des décennies et qui sévit dans d’autres régions. », a insisté Jibidar.

Le PAM est la plus grande agence humanitaire qui lutte contre la faim dans le monde en distribuant une assistance alimentaire dans les situations d’urgence et en travaillant avec les communautés pour améliorer leur état nutritionnel et renforcer leur résilience.

[Stanislas Ntambwe]

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