dimanche , 17 décembre 2017
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RDC : Un député de l’opposition agressé violemment par des policiers à Kwango

« La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) » condamne l’agression, en date du samedi 18 novembre 2017, du député national Delly Sesanga Hipungu, président national du parti politique de l’opposition Envol et coordonnateur de l’Alternance pour la République (AR) par des éléments de la Police nationale congolaise (PNC) à Kenge, province du Kwango. Toujours selon cette organisation, les deux gardes qui voulaient intervenir ont été tabassés et l’un grièvement blessé à la tête par un coup de matraque que lui a assené un policier ainsi que Me Yamfu blessé à la main. Empêché d’accéder au siège du parti Envol de Kenge, M. Delly Sesanga est conduit au poste de la PNC où il a été séquestré dans un conteneur pendant plusieurs minutes avant d’être ramené à la permanence du parti déjà encerclée par des policiers. Arrivé à la permanence sous l’escorte des policiers, le député Delly Sesanga y a été aussitôt enfermé avant d’être libéré vers 17 heures avec instruction de ne pas saluer les militants et autres sympathisants du parti Envol et de rentrer à Kinshasa.

L’organisation de défense des droits de l’homme réitère ses vives préoccupations quant à la répression et les mauvais traitements infligés au président de l’Envol et ses partisans, violant ainsi les droits fondamentaux et la dignité de la personne humaine en RDC.

Dans une déclaration faite le lundi 27 novembre 2017, l’organisation non gouvernementale de défense des droits de l’homme « La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) » condamne l’agression, en date du samedi 18 novembre 2017, du député national Delly Sesanga Hipungu, président national du parti politique de l’opposition Envol et coordonnateur de l’Alternance pour la République (AR) par des éléments de la Police nationale congolaise (PNC) à Kenge, province du Kwango.

Selon cette ONGDH, le parti précité avait projeté d’organiser une manifestation pacifique à Kenge, laquelle s’inscrivait dans le cadre de la restructuration des comités fédéraux et de la coordination provinciale ainsi que l’inauguration de la nouvelle permanence du parti.

Elle relève que le parti Envol avait, conformément à l’article 26 de la Constitution de la République démocratique du Congo, informé le  maire de la ville de Kenge, le mercredi 15 novembre 2017, soit trois jours avant la date prévue pour l’organisation de la manifestation. À ce sujet, une réunion d’harmonisation entre les cadres du parti et les autorités provinciales avait eu lieu.

Le samedi 18 novembre 2017, vers 11 heures, pendant qu’on apprêtait le lieu et l’installation des instruments d’un orchestre local, le commandant de la PNC de la ville de Kenge accompagné de deux commissaires principaux de la PNC (capitaines) ont approché M. Blaise Lumpungu, secrétaire général adjoint du parti Envol chargé des élections, pour l’informer que le maire de la ville allait lui adresser dans les heures qui suivaient une correspondance pour l’annulation de la manifestation, en évoquant le motif de la situation sécuritaire.

Quelques temps après, ladite lettre a été remise aux cadres de l’Envol. La manifestation étant empêchée à Kenge, les militants ont décidé de se rendre à Wamba où devait passer le député national Delly Sesanga avant d’atteindre Kenge. Un dispositif policier avait déjà été déployé pour empêcher les militants d’atteindre Wamba, les contraignant ainsi à retourner à Kenge. Ayant vu de nombreux militants avancer vers Wamba, les policiers les ont dispersés en tirant des coups de feu et  des grenades lacrymogènes. Certains militants qui voulaient s’échapper ont été poursuivis par les policiers jusqu’en brousse. Il a été dénombré quatre victimes blessées par balles, notamment MM. Kikamba Lolo, Steve Ki, Mangombo et Karuto. Deux motocyclistes venus du village Wamba, dont MM. Mayamba et Pelende, ont été appréhendés par la police ainsi que quelques cadres du parti.

Bousculé, déchaussé avec une brutalité inouïe

La VSV note : « Vers 13 heures, l’arrivée du président de l’Envol est annoncée et la foule a accouru pour l’accueillir. À son arrivée à Kenge, le président de l’Envol a été bousculé et déchaussé par les policiers avec une brutalité inouïe ».

Toujours selon cette organisation, les deux gardes qui voulaient intervenir ont été tabassés et l’un grièvement blessé à la tête par un coup de matraque que lui a assené un policier ainsi que Me Yamfu blessé à la main. Empêché d’accéder au siège du parti Envol de Kenge, M. Delly Sesanga est conduit au poste de la PNC où il a été séquestré dans un conteneur pendant plusieurs minutes avant d’être ramené à la permanence du parti déjà encerclée par des policiers. Arrivé à la permanence sous l’escorte des policiers, le député Delly Sesanga y a été aussitôt enfermé avant d’être libéré vers 17 heures avec instruction de ne pas saluer les militants et autres sympathisants du parti Envol et de rentrer à Kinshasa.

À 18 heures, M. Delly Sessanga et tous ses partisans ont quitté Kenge sous l’œil vigilant de la police pendant que huit militants résidant à Kenge étaient enlevés et détenus au cachot de la police jusqu’au 21 novembre 2017, date de leur libération.

La VSV réitère ses vives préoccupations quant à la violation du droit de manifester pacifiquement par les autorités de la République démocratique du Congo, ainsi que la répression et les mauvais traitements infligés au président de l’Envol et ses partisans, violant ainsi les droits fondamentaux et la dignité de la personne humaine en RDC, pourtant reconnus et garantis par la Constitution de la République démocratique du Congo et les instruments juridiques internationaux.

Eu égard à ce qui précède, la VSV invite les autorités de la République démocratique du Congo à diligenter une enquête indépendante sur la répression, l’agression et la séquestration du député national et président de l’Envol, Delly Sesanga Hipungu, à Kenge, en vue d’établir les responsabilités  et de sanctionner sévèrement les commanditaires et exécutants ; de lever toutes les mesures anticonstitutionnelles portant interdiction des manifestations publiques en RDC ; de procéder à l’indemnisation de toutes les victimes pour les préjudices subis.

[Écrit par Donatien Ngandu Mupompa]

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