samedi , 16 décembre 2017
Accueil / People / Le Premier ministre de RDC est sur une chaise éjectable

Le Premier ministre de RDC est sur une chaise éjectable

La foudre s’est abattue sur le Premier ministre de RDC, Bruno Tshibala. Il se trouve désormais sur une chaise éjectable. Son sort a été scellé mercredi à l’Assemblée nationale au terme d’une interpellation initiée par le député MP Henri-Thomas Lokondo. Jusqu’au bout, le député MP Henri-Thomas Lokondo a tenu, à son initiative, d’interpeller le Premier ministre au motif qu’il a accumulé beaucoup de retard le dépôt du projet de loi budgétaire pour l’exercice 2018.

Les jours de Bruno Tshibala à la Primature sont comptés. Son sort a été scellé mercredi à l’Assemblée nationale au terme d’une interpellation initiée par le député MP Henri-Thomas Lokondo. A l’unanimité, la plénière a exigé la démission du Premier ministre. Aux termes du règlement intérieur, une commission se chargera de transmettre au président de la République, l’option levée à l’hémicycle. Bruno Tshibala a 72 heures pour se prononcer.

La foudre s’est abattue sur le Premier ministre, Bruno Tshibala. Il se trouve désormais sur une chaise éjectable. Jusqu’au bout, le député MP Henri-Thomas Lokondo a tenu, à son initiative, d’interpeller le Premier ministre au motif qu’il a accumulé beaucoup de retard le dépôt du projet de loi budgétaire pour l’exercice 2018.

Hier mercredi, Bruno Tshibala s’est présenté devant la plénière de l’Assemblée nationale pour calmer les tensions. Au finish, le test n’a pas été concluant. Bruno Tshibala doit partir. A l’unisson, les députés nationaux, toutes tendances confondues, ont rejeté les explications du Premier ministre. Bref, il a été constaté que Bruno Tshibala n’a pas convaincu.

Comme il est de coutume à l’Assemblée nationale, c’est l’auteur de l’interpellation, Henri-Thomas Lokondo, qui a prononcé la sentence réservée au chef du gouvernement. A l’hémicycle, tous exigent sa démission. Et à défaut de se plier à cette exigence constitutionnelle, l’Assemblée nationale a promis d’enclencher la procédure de déchéance du Premier ministre par motion de censure.

En attendant, une commission a été chargée de transmettre dans les heures qui suivent, sans doute, au président de la République, l’option levée par la plénière de la Chambre basse du Parlement.

Dans ses colonnes, Le Potentiel, toujours au fait de l’actualité, l’avait déjà prédit. On se rappelle que, dans l’une de ses précédentes livraisons, Le Potentiel avait annoncé que Bruno Tshibala était « à la porte de sortie », à la suite de l’action lancée contre lui à l’Assemblée nationale. Le journal avait vu juste. Moins d’une semaine après, les faits lui donnent finalement raison.

La rançon de la trahison

Quid de Bruno Tshibala ? Nombre d’observateurs se demandent comment ce dernier pourrait échapper à la guillotine qui se dresse devant lui à l’Assemblée nationale. Hier mercredi, la plénière s’est liguée contre lui. Par élégance, le Premier ministre Tshibala devrait sans tergiverser déposer sa démission et éviter d’être humilié par la procédure de déchéance.

Voilà le sort qui est réservé aux traitres. Tshibala ne va donc pas échapper à la règle. Il devrait sans tarder préparer ses valises. A l’instar de son prédécesseur, Samy Badibanga, balancé en plein discours du chef de l’Etat devant le Parlement réuni en Congrès, c’est encore et toujours à l’hémicycle que Tshibala voit ses espoirs de rester longtemps à la Primature fondre comme neige au soleil.

Il paie le prix de sa trahison. Alors porte-parole du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, bras droit d’Etienne Tshisekedi, Bruno Tshibala avait plutôt choisi de renier son combat en se détournant de la vraie Opposition. Il a composé avec la Majorité présidentielle à un moment crucial du combat politique de l’Opposition.

Apparemment, la MP l’a vomi, après l’avoir fait jouer un rôle dont sa conscience sera chargée pour longtemps. Ne dit-on pas qu’à malin malin et demi ? Tshibala a cru achever le leadership du Rassop, il subit aujourd’hui ke retour de la manivelle. Et c’est l’une des têtes pensantes de la Majorité, en l’occurrence Henri-Thomas Lokondo, qui a été chargé de lui asséner le coup fatal. C’est la rançon de ceux qui choisissent la voie de la trahison. Retraite politique ou mort politique, l’homme aux lunettes fumées le mérite.

[Le Potentiel]

Sur kongoTIMES!

A lire aussi

Palestine : Israël tue sauvagement des enfants, des civils et des femmes

« Le vrai propriétaire de ces terres est la Palestine. M. Trump veut que tout cela …

Laisser un commentaire

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l'utilisation de cookies.

Plus d'information

Les paramètres des cookies sur ce site sont mis à « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience possible de navigation. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou vous cliquez sur « Accepter » ci-dessous , vous consentez à ce sujet.

Fermer