samedi , 16 décembre 2017
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RDC : les jours du Premier ministre à la primature sont comptés

Le chef du gouvernement a eu chaud, très chaud, tant les coups venaient de partout, aussi bien de la majorité parlementaire, censé le soutenir contre tout vent, que de l’Opposition. Selon divers observateurs de la scène politique, on estime que les jours du Premier ministre à la primature sont comptés. En tout cas, s’il parvient à sortir du bourbier de l’Assemblée nationale, nombreux pensent que le Premier ministre est désormais à la merci du Parlement qui peut le déstabiliser à tout moment. Sans majorité réelle à l’Assemblée nationale – en plus d’être non élu – face aux députés nationaux, le Premier ministre est plus que jamais un homme seul. C’est une cible facile pour l’Assemblée nationale.

Le Premier ministre Bruno Tshibala a vécu mercredi une journée chaude à l’Assemblée nationale. Malgré le dépôt il y a quelques jours du projet de budget pour l’année 2018, l’Assemblée nationale n’a pas lâché le Premier ministre – issu comme il le dit lui-même, de l’Accord politique du 31 décembre 2016.

Le chef du gouvernement a eu chaud, très chaud, tant les coups venaient de partout, aussi bien de la majorité parlementaire, censé le soutenir contre tout vent, que de l’Opposition.

A la base, une interpellation du député Henri-Thomas Lokondo sur le grand retard pris par le gouvernement pour transmettre le projet de loi budgétaire pour l’exercice 2018. On pensait le député MP avait gelé sa procédure, le Premier ministre ayant déjà transmis le projet en question au bureau de l’Assemblée nationale. Il n’en a pas été le cas. Le député Lokondo a donc décidé d’aller jusqu’au bout de sa logique.

Non habitué à l’exercice démocratique de l’Assemblée nationale, Bruno Tshibala a découvert, hier mercredi, le chaudron de la Chambre basse du Parlement. Selon divers observateurs de la scène politique, on estime que les jours du Premier ministre à la primature sont comptés. En tout cas, s’il parvient à sortir du bourbier de l’Assemblée nationale, nombreux pensent que le Premier ministre est désormais à la merci du Parlement qui peut le déstabiliser à tout moment.
Sans majorité réelle à l’Assemblée nationale – en plus d’être non élu – face aux députés nationaux, le Premier ministre est plus que jamais un homme seul. C’est une cible facile pour l’Assemblée nationale.

Après son interpellation, à quoi devrait-on s’attendre exactement ? Pour l’instant, l’Assemblée nationale a décidé de pousser Tshibala à la démission. A défaut, la Chambre basse promet d’enclencher le mécanisme de déchéance si jamais le Premier ministre faisait de la résistance.

Le plus évident est que le retard dans le dépôt du projet de loi budgétaire 2018 va poursuivre Bruno Tshibala jusqu’au bout. C’est sans doute par cette voie qu’il sera emmené à la guillotine.

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