dimanche , 17 décembre 2017
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Elections en RDC, des bulletins dans l'urne
Elections en RDC, des bulletins dans l'urne

RDC : le cap est mis sur les élections

Les élections auront bel et bien lieu aux échéances fixées dans le calendrier électoral rendu public le 5 novembre 2017. Pour le président de la Céni, la classe politique a intérêt à s’impliquer dans le schéma tracé par la centrale électorale dans son calendrier électoral du 5 novembre 2017. Nangaa est catégorique sur ce point. Il est convaincu que ce schéma est non négociable et ne suscite aucun débat, à quelque niveau que ce soit. C’est aux acteurs, a-t-il dit, de s’ajuster et de se préparer en conséquence pour être sur la ligne de départ le 23 décembre 2018.

Corneille Nangaa a profité lundi d’une réunion organisée au siège de la Cenco pour fixer l’option sur les options, du reste, irréfutables levées au calendrier électoral. Pour le président de la Céni, le cap est mis sur les élections et rien ne pourrait arrêter le train électoral. Faisant valoir son indépendance, Nangaa a également tranché sur la machine à voter : « C’est une décision et non une option ». Une façon de dire à la classe politique de se préparer pour le rendez-vous de décembre 2018.

Les élections auront bel et bien lieu aux échéances fixées dans le calendrier électoral rendu public le 5 novembre 2017. A la Céni (Commission électorale nationale indépendante), on ne veut plus revenir sur cette question. « Ce débat est clos », a dit Corneille Nangaa, président de la Céni, présent lundi à une rencontre organisée par la Cenco (Conférence épiscopale nationale du Congo) autour de la présentation du rapport de sa Mission d’observation électorale Justice et Paix.

Dans le double rapport publié par sa Mission d’observation électorale Justice et paix, la CENCO a constaté que l’opération d’identification et enrôlement des électeurs n’était pas calée dans un calendrier ou dans un chronogramme d’activités publié par la Céni. Le rapport relève beaucoup de points de faiblesse, de même que plusieurs cas de violation de droits de l’Homme.

Nangaa tranche

Corneille Nangaa a participé à la réunion. Serein quant au rapport présenté par la Cenco, il en a pris acte et promis des échanges approfondis pour clarifier certaines affirmations qu’il considère erronées.

L’occasion faisant le larron, le président de la Céni a fixé l’opinion tant nationale qu’internationale sur le schéma tracé par la centrale électorale en vue de la tenue, le 23 décembre 2018, de l’élection présidentielle ainsi que des législatives nationales et provinciales. Sur ce point précis, la Céni n’entend pas reculer, ni céder à une quelconque pression.

À ceux qui estiment encore qu’il faille privilégier l’élection présidentielle, le président de la Céni a tranché net : « Toutes les élections se valent, pas seulement la présidentielle ».

Concernant la publication du calendrier électoral, Corneille Nangaa a coupé court à toute polémique, relevant que la Céni a agi, dans ce cadre, conformément aux prérogatives lui reconnues par la Constitution. Il n’avait pas besoin, a-t-il indiqué, de « recueillir les avis de qui que ce soit ». « Le débat autour des dates des élections est derrière nous ; inutile d’y revenir. C’est une décision de la Céni prise conformément à la Constitution », a-t-il déclaré.

Soucieux de rationaliser le système électoral en réduisant sensiblement les coûts des élections, Corneille Nangaa a fait valoir l’indépendance dont jouit son institution au regard de la Constitution. Le 23 décembre 2018, les Congolais voteront avec la machine à voter. « C’est une décision et non une option », a lancé le président de la Céni.

La question a, du reste, été intégrée dans le projet de révision de la loi électorale, transmise depuis hier lundi au bureau de l’Assemblée nationale par le Premier ministre, Bruno Tshibala.

De l’avis du président de la Céni, le train électoral est en marche. Aussi a-t-il invité la classe politique à se préparer à prendre place à bord de ce train qui va incessamment quitter la gare. Cap : décembre 2018.

Préparez-vous aux élections

Le message du président de la Céni se résume en une phrase : « Préparez-vous aux élections. Pour le président de la Céni, la classe politique a intérêt à s’impliquer dans le schéma tracé par la centrale électorale dans son calendrier électoral du 5 novembre 2017. Nangaa est catégorique sur ce point. Il est convaincu que ce schéma est non négociable et ne suscite aucun débat, à quelque niveau que ce soit. C’est aux acteurs, a-t-il dit, de s’ajuster et de se préparer en conséquence pour être sur la ligne de départ le 23 décembre 2018.

La Céni a donc tranché. Les dates de différentes étapes ne sont pas sujettes à débat. Elles ne sont pas, selon lui, négociables. Bref, la Céni a cerné deux options irréfutables. Il s’agit du calendrier électoral et de la machine à voter. Celle-ci a été choisie par la Céni comme mode de scrutin en décembre 2018. D’ores et déjà, cela a été intégré comme disposition dans le projet de révision de la loi électorale transmis depuis lundi à l’Assemblée nationale. Il est attendu du Parlement qu’il s’active pour répondre à la contrainte de la Céni dont l’échéance est fixée au 30 novembre 2017.Le respect de cette première contrainte déterminera la suite des événements jusqu’au 23 décembre 2018.

Responsabilité collective

Quant au rapport présenté lundi par la mission de la Cenco, il y a lieu de relever que ce travail est basé sur une enquête de terrain qui s’est étendue du 28 août 2016 au 12 novembre 2017. À la même occasion, la Cenco a rendu public son rapport sur le monitoring des manifestations et réunions publiques en RDC, mené d’avril en octobre 2017.

Tout en saluant les efforts fournis par Céni, le rapport de la Cenco relève quelques faiblesses de l’opération d’enrôlement des électeurs, notamment plusieurs cas d’enrôlement des mineurs ainsi que certains cas de monnayage auprès des agents électoraux et de la police.

Quant au monitoring des manifestations et réunions publiques, la Cenco avait déployé 200 moniteurs à travers la République, dont 90 pour la seule ville de Kinshasa. Le rapport s’est basé sur trois éléments, à savoir la procédure, le comportement des parties prenantes ainsi que les incidents et cas de violations des droits humains. Le rapport déplore l’usage disproportionnel de la force par la police et d’autres services publics.

De prime à bord, le secrétaire général de la Cenco a fait savoir que la révision du fichier électoral se déroule dans un contexte de crise politique. C’est ainsi qu’il a formulé quelques recommandations.

A la Céni, de tenir compte du contexte de crise dont le vrai dénouement n’adviendra qu’après l’organisation des élections honnêtes, de maximiser le temps pour que les élections aient lieu le plus vite possible ; de mettre en place des mesures d’encadrement pour faire face aux faiblesses du fichier électoral le jour du scrutin. Il est aussi demandé à la Céni de mettre en place un mécanisme de collaboration avec le gouvernement afin de procéder au croisement entre les fichiers d’identification biométrique des éléments de la police et des FARDC et la liste électorale afin que ces derniers y soient détectés et radiés.

Au Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA), la Cenco recommande de convoquer la tripartie CNSA-Gouvernement-Céni le plus tôt possible pour établir une connexion entre l’Accord politique global et inclusif du Centre interdiocésain et le calendrier électoral, conformément à l’esprit et à la lettre du point IV.2 de cet accord ; d’évaluer régulièrement le processus électoral pour être rassuré du respect des délais convenus.

Au gouvernement, la Cenco recommande d’être proactif concernant la sécurisation du processus électoral pour que la situation qui a prévalu au sein de l’espace Kasaï soit évité dans la suite du processus électoral ; d’assumer la souveraineté en dotant la Céni de moyens qu’il lui faut pour que les délais du calendrier soient respectés ; d’appliquer l’Accord en termes de décrispation politique pour libérer l’espace politique…

Le rapport de la Cenco demande au Parlement de doter le gouvernement d’un budget conséquent concernant le processus électoral (…) ; d’adopter toutes les lois pertinentes, notamment la loi électorale et son examen portant sur la répartition des sièges, chacune en son temps opportun, de manière à relancer le processus électoral. D’autres recommandations s’adressent aux partis politiques, aux organisations de la Société civile et aux partenaires techniques et financiers internationaux.

[Le Potentiel]

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