dimanche , 17 décembre 2017
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"Joseph KABILA" et son homologue zimbabwéen, Robert MUGABE
"Joseph KABILA" et son homologue zimbabwéen, Robert MUGABE

Le Zimbabwe tourne sa page d’histoire

Le Zimbabwe vient de tourner sa page d’histoire. « Moi Robert Gabriel Mugabe (…) remets formellement ma démission de président de la République du Zimbabwe avec effet immédiat, a déclaré le président de l’assemblée nationale Jacob Mudenda, en lisant, sous les applaudissements, la lettre de démission du chef de l’Etat. J’ai choisi volontairement de démissionner. Cette décision a été motivée par mon désir d’assurer un transfert du pouvoir sans problème, pacifique et non violent ». Une démission que personne n’attendait il y a quelques mois.

Pas de sang versé, respect de textes, certes, dans un contexte quelque peu étrange ! Le Zimbabwe vient de tourner sa page d’histoire, écrite bon gré mal gré durant 37 ans d’un régime tenu de mains de fer par Robert Mugabe, le « père de l’indépendance ».

« Moi Robert Gabriel Mugabe (…) remets formellement ma démission de président de la République du Zimbabwe avec effet immédiat, a déclaré le président de l’assemblée nationale Jacob Mudenda, en lisant, sous les applaudissements, la lettre de démission du chef de l’Etat. J’ai choisi volontairement de démissionner. Cette décision a été motivée par mon désir d’assurer un transfert du pouvoir sans problème, pacifique et non violent ».

Une démission que personne n’attendait il y a quelques mois. Mais le plus vieux président de la planète a abandonné le lucre du pouvoir. S’il faut faire un bilan des 37 ans du régime Mugabe, plusieurs spécialistes diront qu’il est « négatif ». Peut-on nous expliquer quelles sont les raisons pour lesquelles Robert Mugabe a mal dirigé son pays ses 37 dernières années ?

Le Zimbabwe détient pourtant les deuxièmes réserves mondiales de platine et extrait aussi du diamant, de l’or, du chrome, du nickel. Mais plus de 70 % des Zimbabwéens vivent sous le seuil de pauvreté, seulement 5 % ont un emploi formel (Extrait du Bilan du monde, 2016).

C’est donc clair. La liesse qu’on a vue hier dans les rues de Harare, après la démission de Robert Mugabe, prouve à suffisance combien le peuple en avait marre. Il était donc temps de changer le chapeau à la tête du pays.

Que dire ? « Un fruit ne tombe que quand il est mur, mais devant l’ouragan de l’histoire, mur ou pas mur, il tombe quand-même », avait déclaré, en son temps, le maréchal Mobutu du haut de la tribune des Nations Unies. Oui, l’ouragan l’avait emporté, lui, et emporte encore tous ceux qui se comportent comme lui … comme Mugabe.

Moralité : il faut quitter les choses avant que les choses ne vous quittent. Cette leçon vaut autant pour Robert Mugabe que pour bien d’autres chefs d’État africains qui s’accrochent indéfiniment au pouvoir, comme si après la présidence il n’y a pas de vie. Non, il faut savoir partir. À temps.

Le Potentiel

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