lundi , 29 mai 2017
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RDC : Lettre ouverte au Pape FRANÇOIS 1er

À quand la fin de l’immixtion politique de l’église catholique du congo-kinshasa dans les affaires politiques de notre pays ? – jusqu’à quand l’église catholique va-t-elle encore se laisser corrompre par ceux qui occupent notre pays ? – pourquoi refusez-vous de mettre en pratique les enseignements bibliques que vous prêchez à longueur de journée ?

Monsieur le pape,

Comme vous le savez, déjà depuis le XVème siècle, l’Église sainte et catholique s’était présentée au Congo, sans visa ni aucune autorisation, dans l’intention d’évangéliser ce peuple paisible, soi-disant païen. Certains Souverains et leurs sujets avaient été évangélisés, baptisés et communiés. Certains d’entre eux avaient même effectués des voyages d’études et autres au Vatican. Jusque-là, le petit peuple, le nègre, le sauvage n’existait pas. L’égalité entre les différents peuples et l’harmonie régnait à merveille. Au début du XVIème siècle, nos terres furent envahies par les « véritables barbares, sauvages » venant d’Europe, les « esclavagistes » sans éducation, sans aucun respect des droits humains, ils avaient commencé, à l’aide des armes modernes, à chasser et vendre les Noirs en Amérique ! C’était lucratif, voire beaucoup plus « bénéfique ».

Dans vos congrégations (celles de l’Eglise sainte et catholique), certains avaient jeté le froc aux orties – ils avaient abandonné la robe ou la soutane pour reprendre le costume, c.à.d., ils avaient scandaleusement quitté l’église jugée austère et dont les contraintes seraient trop pesantes pour reprendre un rang dans le commerce des esclaves –, et certains autres non seulement ils s’étaient adonnés à ce sale commerce mais aussi ils s’étaient trouvés des femmes noires. Ils avaient transformé les hommes créés à l’image de Dieu en des marchandises à acheter et à vendre ! Donc l’Église s’était rangée du côté des « esclavagistes,  véritables sauvages, criminels et génocidaires » !

Quelques années seulement nous séparaient depuis la fin de ces  crimes sauvages organisés d’une manière systématique.  Comme vous le savez, ayant duré dans le temps pendant plus ou moins 500 ans, des crimes abominables avaient été commis par l’Église sainte et catholique lors de l’« INQUISITION », en  latin inquisitio : la répression des crimes d’hérésie et des faits de sorcellerie. Par des ordonnances papales du XIIIème au XVIème siècle, l’Église catholique s’était transfigurée en juge ou procureur suprême. Elle avait brûlé, tué et massacré des hérésies, des protestants, des musulmans, des païens, et notamment des « sorciers » à travers toute l’Europe et pendant des siècles et siècles depuis le XIIème siècle  jusqu’au « siècle dit de lumière ».

La comptabilité n’est pas difficile à établir, l’Europe savait lire et écrire. Tout ce que l’Église sainte et catholique avait accompli en ce temps-là était-il inscrit dans les écritures saintes ? Ces papes, ces missionnaires et ces juges suprêmes-là qui exécutaient ou brûlaient les méchants sorciers sont-ils réellement allés aux Cieux pour y être récompensés du prétendu « bon travail » accompli ? En contrôlant le calendrier des soi-disant saints catholiques, ne pourra-t-on pas trouvé même un nom de l’un de ces papes, messeigneurs, prêtres, curés, abbés de l’Inquisition ? Alors que des milliers des Nègres morts pour et avec le Christ ou Dieu-le-père ne se retrouveront jamais sur la longue liste des « saints catholiques », car c’est une histoire des couleurs de peau !

Et depuis lors, l’Europe, votre continent, s’était stabilisée. Ces criminels et les hérétiques d’hier notamment les protestants, les musulmans, et les sorciers, transformés en loges maçonniques ou autres sciences occultes, cohabitent harmonieusement avec l’Église sainte et catholique. Mais à une seule condition : la séparation de l’État et l’Église ou des églises. Il y a la laïcité : le « principe de séparation dans l’État de la société civile et de la société religieuse», ou « principe d’impartialité ou de neutralité de l’État à l’égard des confessions religieuses». Donc, les « institutions, publiques ou privées, sont indépendantes du clergé et des églises».

Par ailleurs, au Congo-Kinshasa, depuis la Conférence de Berlin, du 14/11/1884 au 26/02/1885, l’Église sainte et catholique s’était toujours rangée du côté d’un autre criminel, en l’occurrence Léopold II  (roi des belges) qui avait reçu mandat d’avoir le plein pouvoir sur les autochtones congolais.  Léopold II – qui avait le droit de vie ou de mort sur les congolais, avait totalisé, à lui seul, plus de 15 millions de morts et des milliers, voire des millions de mutilés – hommes, femmes et enfants : d’où le premier génocide congolais. Tous ces crimes avaient été commis au nom du capitalisme sauvage et sanguinaire (soif du sang et recherche exagérée d’intérêts par les méchantes multinationales), et au nom de la Bible (déviation de la parole de Dieu).

L’Église sainte et catholique se retrouvait parmi les 3 piliers de la colonisation belge durant toute la période coloniale, et la trahison de l’Église catholique continue jusqu’aujourd’hui. L’Église sainte et catholique, pour avoir joué un rôle très néfaste, fait la honte de l’Église de Saint-Pierre. Le Vatican, c’est-à-dire Rome, se complaisait à jouer le rôle jadis confié à Ponce Pilate en Judée. C’est ce rôle-là qui avait conduit Jésus de Nazareth jusqu’à sa mort après la crucifixion. En plus, avec les colonisateurs belges, vous aviez signé, en 1906, un concordat secret que nous, citoyens Congolais, ignorions et ignorons encore le contenu jusqu’à ce jour. Nous avons la folle envie de connaître son contenu, s’il vous plaît, Monsieur le Pape François 1er !

Monsieur le pape,

Le 30 juin 1960 vint l’indépendance fictive du Congo-Kinshasa, et cela n’est pas un secret. Et l’Église s’était encore rangée – avec la complicité de l’Abbé Joseph Malula que vous avez récompensé quelques années plus tard en le nommant Cardinal – du côté des puissants de ce monde jusqu’à liquider physiquement « Patrice Émery Lumumba  et la démocratie réelle, le 17 janvier 1961 », sans même vous parler de KIMPA VITA, prophétesse Kongo brulée vive sur un bûcher en 1706, en compagnie de son mari Barro et de leur enfant, ou de Simon KIMBANGU. Honte à votre église !

Donc depuis le XVème siècle, dans l’ombre, et officiellement depuis 1885 jusqu’à ce jour, votre Église n’a jamais rompu avec la politique d’aliénation et d’humiliation du peuple congolais à l’image de l’Europe où s’applique rigoureusement le principe de « séparation de l’État et de l’Église».  L’Église catholique se proclame, ou se vante, être « une, sainte et universelle » mais en réalité elle n’est que partisane, parce qu’elle applique la politique du deux poids et deux mesures : c’est une discrimination raciale, ou tout simplement c’est un racisme pur et dur ! À de nombreuses flagrantes contradictions qu’ils observent avec peines, les soi-disant « chrétiens » du Congo se posent beaucoup de questions afin de savoir si réellement l’Église catholique est une, sainte et universelle.

Depuis l’époque de cette prétendue « l’indépendance » – où avaient eu la liquidation physique de Lumumba et des Nationalistes, [ou même beaucoup plus avant le 30 juin 1960, période où avaient eu l’exécution de la prophétesse KIMPA VITA, sur l’ordre des missionnaires capucins italiens, Bernardo da Gallo et Lorenzo da Lucca, et l’emprisonnement à vie de Simon KIMBANGU, sur l’ordre des Jésuites] –, en passant par la période de la Conférence nationale souveraine tenue à Kinshasa, et jusqu’à ce jour, l’Eglise catholique continue, et à un rythme très accéléré, à  jouer au Congo un rôle beaucoup trop néfaste, aliénant, abrutissant et rétrograde.

Renseignez-vous afin de savoir pourquoi, de 1960 jusque vers 1980, les paroisses (églises locales) et les séminaires étaient désertés par vos clients habituels (ces lieux sont devenus vides).  L’ingérence politique de l’Église catholique – et ses branches, ou ses collègues églises, notamment les « Binzambi-nzambi », presque toutes, affiliées  soit à la magie noire ou blanche, Rose-Croix, Franc-maçonnerie, Boston (version américaine de la Franc-maçonnerie version), Eckankar, Yam (ou Yaw, Yammu, Yammm), (…) – agace le peuple Congolais tant humilié, chosifié et désorienté. Le peuple congolais se pose aujourd’hui des questions notamment : quel rôle le Vatican a-t-il attribué au Cardinal Monsengwo pour que ce dernier puisse continuer à asservir les peuples du Congo occupé voilà bientôt 20 ans déjà ?

Les Occupants tuent, massacrent, et sont en train de commettre le 2ème génocide congolais. En plus, ces barbares tuent même des missionnaires catholiques tels que les Evêques Kariko et Muzurhwa, et même le cardinal Monsengwo, dans ses nouveaux habits, a failli tomber dans leur marmite, il y a encore quelques années passées. Mais, le Vatican est toujours silencieux en ce qui concerne le Congo. Or, depuis 1996 jusqu’à ce jour, le Congo a atteint plus de 15 millions de morts, plus que le nombre de morts attribués à la 2ème Guerre mondiale (voir les différents rapports onusiens, notamment le rapport Mapping).

Par complaisance, ou pour gagner beaucoup plus de clients par rapport à vos concurrents, vous proclamez l’Église sainte et catholique est majoritaire au Congo ! Dire cela, ce n’est pas connaître les réalités locales des peuples du Congo. Les « statistiques saintes » nous indiquent qu’il n’y a seulement que 2% des vrais chrétiens (bons chrétiens qui respectent les lois divines) au Congo, donc loin de ce que vos Evêques proclament pour intimider vos concurrents. Comme vous le savez, certains d’entre eux sont spirituellement pourris à cause non seulement de leur affiliation à la magie noire ou blanche, mais de la dépravation des mœurs dont ils sont champions. Nous y reviendrons en détail avec des preuves à l’appui en cas de récidive ou si la présente requête ne recevrait aucune réponse (réaction) favorable de votre part. Nous réclamons le respect de la laïcité de l’État congolais : le respect du principe sacré de la séparation de l’État et de l’Église.

En effet, depuis la Loi fondamentale de 1960 jusqu’à l’actuelle « Charte de l’Occupation »a – cette fausse constitution fabriquée à Liège (Belgique), transitée par le Rwanda –,  notre pays est une République laïque où la règle ou le principe de la séparation de l’État et de l’Église est de rigueur, et à respecter à jamais. Tenant compte de tout ce que l’Église catholique a fait subir à nos peuples et à notre pays depuis des siècles durant, nous vous demandons encore une fois de plus de mettre fin aux ingérences politiques intempestives de vos ouailles qui sont au Congo. Au cas contraire, la réaction de ce peuple ne saura tarder. Un homme averti en vaut deux, dit-on !  Lorsque le peuple congolais était en Conférence nationale souveraine pilotée par le Monseigneur Monsengwo, au nom de l’Église sainte et catholique, ce dernier n’avait pas voulu étaler ce que le peuple attendait, c’est-à-dire la publication du rapport des « Biens mal acquis » et de celui  des « Assassinats politiques » qui continuent à un rythme infernal jusqu’à ce jour.

Monsieur le pape,

Donald Trump, l’économiste, le milliardaire des pauvres, l’a déclaré et promis, avant-hier dans une interview, de mettre définitivement fin à l’Occupation du Congo par des multinationales conduites et guidées par Bill et Hillary Clinton. Ce qui se passe dans ce pays-là, ce sont des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Et il a même ajouté que le Congo ne va pas se développer avec l’ingérence des Églises, (l’Eglise sainte et  catholique, les Binzambi-Nzambi, etc. ». En plus, son probable secrétaire d’État (ministre des affaires étrangères), en l’occurrence le Professeur Newton Leroy McPherson dit Newt Gingrich, avait rédigé sa thèse de doctorat en sciences politiques sur le Congo de 1950 à 1960.  Dans sa thèse, il souligne le rôle rétrograde de l’Église catholique. Sous l’Administration Trump, Newt Gingrich va certainement s’arranger à sortir le Congo de ce marasme  religieux. Donc, la « trumpisation des esprits »  a bel et bien commencé !

Et enfin, nous les Congolais, nous sommes avertis et nous allons agir en conséquence comme des vrais combattants ou résistants  Pour la Refondation du Congo nouveau, l’exigence de la laïcité effective – la séparation de l’État congolais et des églises – doit être l’une des priorités ! MORTS OU VIVANTS, NOUS VAINCRONS ! NOTRE VICTOIRE EST SÛRE ET CERTAINE, CAR NOUS DÉFENDONS UNE CAUSE LÉGITIME, NOBLE ET JUSTE !  ET  NOUS SOMMES DONC VIGILANTS ! INGETA !

Vive le CRAGI :

« Comité Révolutionnaire d’Avant-Garde Indépendant » !

Vive le Congo libre, indépendant et prospère !

Vive la lutte pour notre liberté !

FAIT À ROME, LE MERCREDI 16 NOVEMBRE 2016

« Sé/Cellule Mgrs KATALIKO et MUZERUHA »

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