jeudi , 23 février 2017
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« Joseph KABILA » : Yebela, jour J –

Vraisemblablement, un idiot quand on lui montre la lune, il regarde plutôt le doigt qui désigne ! S’agit-il ici, d’une simple coïncidence et/ou d’une parfaite illustration de l’individu « Joseph » Kanambe, illustre inconnu, devenu Président de la République Démocratique du Congo, par la magie de la duplicité de certains Congolais avides, nuisibles, des hommes et des femmes intelligents mais stupides, des poltrons sans gêne, une association de malfaiteurs corrompus, et, qui font sans scrupule et sans gêne, allégeance à un assassin, un voleur et pilleur patent du patrimoine de la République, un véritable criminel aux origines ambiguës. Tous donc, sont des opportunistes rusés et fourbes, bref, des sordides créatures du pouvoir occupant.

Ces compatriotes ont vendu leurs âmes au diable, pour le plaisir, essentiellement de leurs tubes digestifs, en octroyant insidieusement à Joseph Kabila, les pleins pouvoirs, pour s’éterniser à la tête de l’Etat congolais, sans rendre compte à qui que ce soit ! Une voie royale qui permet à ce criminel en liberté, de continuer à tuer, à ciel ouvert, les vrais Congolais de souche, pour ainsi ramener le taux de croissance démographique des bantous congolais à un niveau insignifiant !

Habités par l’ivresse du pouvoir, Joseph Kabila, ce délinquant politique, s’arroge le droit, en toute impunité, de prolonger son mandat présidentiel au-delà du 19 Décembre 2016. La grande inconnue n’est pas nécessairement la violence, qui serait la conséquence du rapport, sans consensus, des élections, en 2018, sans calendrier électoral précis, comme voulu par le club des dictateurs, Chefs d’Etats africains, réunis au nombre de 4 à Luanda au lieu de 18, mais plutôt l’obsession pathologique de Joseph Kabila à s’accrocher au pouvoir, dont il ne sait que faire, et pour une durée illimitée.

Pendant que les Congolais de l’intérieur avec leur élite de la diaspora, savent que Joseph Kabila a une mission précise au Congo-Kinshasa : celle de détruire le Congo et d’anéantir la population congolaise, à la manière des Amérindiens. Qui pis est, la grande majorité de l’élite congolaise qui se recrute encore dans la Majorité Présidentielle s’amuse encore devant le danger imminent, et se contente plutôt de croire le contraire, en prenant Joseph Kabila pour un enfant de cœur ! Alors que tout est mensonge dans son parcours de vie ! Malgré cela, et par témérité Joseph Kabila s’accroche à un pouvoir qui lui échappe de plus en plus, et même avec l’énergie du désespoir.

Cela se manifeste par différents coups de force, mille fois réitérés, pour passer en force, en méprisant la Constitution par son régime d’occupation, et, cette fois encore, avec une certaine duplicité des pays limitrophes de la République Démocratique du Congo, qui , hier, ne pouvaient pas se hasarder à le faire, sous l’œil vigilant d’un « Mobutu Sese Seko » tout puissant, artisan de paix, de stabilité et de la reconquête de la dignité africaine !

On se rappellera, en outre, que la complicité des pays limitrophes s’est élargie au niveau de l’Union Africaine, et de la Communauté Internationale, représentée par Edem Kodjo, qui joue, sans désemparer, le jeu du pouvoir finissant, moyennant, sans doute, une rémunération conséquente. Une dépense pourtant onéreuse, qui laisse indifférent le monde politique congolais, davantage préoccupé de sa survie personnelle, que de la problématique de gestion de l’Etat congolais !

Face à l’impuissance et à la complaisance des Députés congolais de l’actuelle législature, Joseph Kabila obtient, grâce à des connivences, le glissement des institutions de la République et une prime étrange de longévité au pouvoir, et ce, malgré le refus unanime du peuple congolais, qui veut, sans détour, le changement à la tête de l’Etat congolais, actuellement sous commandement d’un Joseph Kabila contesté, un tueur en série, un fantôme aux mains propres, bref, un psychopathe cynique et sadique, que le peuple congolais, souhaite placer dans un asile sécurisé pour troubles de comportement.

Pour rappel, on sait que depuis 2013, Joseph Kabila a cherché, en vain, une issue lui permettant de rester indéfiniment au pouvoir. Ce schéma soutenu, à bras le corps, par Lambert Mende Omalanga, Henri Mova Sakanyi, Aubin Minaku, Tryphon Kin-Kiey Mulumba, Steve Mbikayi, Gaspard Mugaruka Bin Mubibi, Daniel Makila, André Atundu Liongo, Elikya Mbokolo, ramène, sans nul doute, le Congo Kinshasa, notre pays dans une démocratie cosmétique, c’est-à-dire une démocratie inculturée dont la réalité ne répond, ni à la culture, ni encore moins aux valeurs de la démocratie occidentale. Enfin, la démocratie, telle que vécue au Congo-Kinshasa n’est qu’un vernis, à savoir celui du glissement, et du flou intégral. Aucune perspective heureuse n’est envisageable à court, moyen et long terme.

Pourtant, le peuple congolais, dont la prise de conscience, le courage et la détermination ne sont plus à démontrer, refuse que d’autres nations du monde décident de son destin collectif ailleurs.

Par conséquent, il entend mettre fin, le 19 Décembre 2016, au mandat, indûment reconduit par un dialogue extraconstitutionnel, complaisant, téméraire et vexatoire. Une parodie de démocratie, un flou artistique qui ne respecte pas In fine, une parodie de démocratie qui ne respecte pas non plus les préceptes fondamentaux de la palabre africaine.

En politique, dit-on, il n’y a rien de spontané. Tout a une arrière-pensée. Tout a un objectif. Cela étant, la déclaration finale de Luanda en Angola, parrainée par Eduardo dos Santos, sur le report des élections de la R.D.C. en 2018, sans véritable consensus du peuple congolais et de son élite, est une honte pour l’Afrique, car, le monde présent, évolue avec la nouvelle mentalité ! Le comble, en 15 ans de pouvoir sans partage, Joseph Kabila n’a pas mis un accent sur le social du peuple congolais, bien au contraire, cet échanger mystérieux, n’a fait qu’endeuiller des familles congolaises, par des assassinats ciblés, et des arrestations arbitraires, sans précédent. Qu’il s’engage, au cours de cette transition, à apporter et à donner une nouvelle couche personnelle au social du peuple congolais et, par ailleurs, en assure la sécurité, n’est qu’une aberration, un trompe l’œil, auquel aucun Congolais sérieux ne peut souscrire, face à la faillite de l’Union Africaine, de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), et de la SADC, qui ont vainement tenté, d’étouffer le dernier mot du peuple congolais, s’agissant du respect de la Constitution et du départ de Joseph Kabila, au terme de son mandat présidentiel, ce 19 Décembre 2016.

Voilà pourquoi le rendez-vous du 19 Décembre 2016, est à prendre au sérieux. Ou bien Joseph Kabila se retire bien avant cette date et sa succession sera gérée par la Constitution, auquel cas, tout se passera dans la sérénité des cœurs et des esprits. En cas d’entêtement de sa part, le peuple congolais usera de l’article 64, sur un droit constitutionnel reconnu, pour chasser Joseph Kabila comme un véritable criminel !

Aussi, la désobéissance civile généralisée à travers le pays sera actionnée pour affronter l’imposteur. C’est un moyen d’action efficace qui reste opérationnel pour changer la réalité. Ce mécanisme, une fois mieux appliquée, conduira Joseph Kabila à sa destitution, sans préavis légal. C’est un acte civique important que le peuple congolais doit poser, illico, pour sa libération contre sa récidive.

A noter qu’on désobéira à une loi truquée, c’est-à-dire, aux arrangements particuliers sortis du dernier dialogue, initié par Joseph Kabila dont le Togolais Edem Kodjo fut l’acteur partisan, au service de ses maîtres à penser.

En recourant à cette pratique, le peuple congolais ne fera pas œuvre de pionnier, mais il ne fera qu’emboîter le pas de bien d’autres peuples qui ont combattu pour leur liberté et leur dignité, pour leur survie et pour leurs intérêts nationaux propres.

Compatriotes Congolais, nous sommes un peuple courageux. Prenons appui sur le bel exemple des héros de l’histoire du monde, tels principalement Gandhi en Inde, Martin Luther King aux Etats-Unis, Mandela en Afrique du Sud, les Grands-mères de la Place de Mai en Argentine, et la contestation du pouvoir soviétique dans les années 1980, qui en ont montré la pertinence et l’efficacité.

Nous vaincrons ceux qui nous écrasent aujourd’hui ! Il faut donc que Joseph Kabange sente venir l’action de désobéissance civique irréversible, l’orage sans répit, et le soulèvement populaire violent.

Joseph Kabila doit dégager. L’alternance doit se faire sans lui !

[Bamba di Lelo, Docteur en Sciences politiques de l’UCL Analyste des Questions politiques du Congo]

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