jeudi , 27 avril 2017
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« Joseph KABILA » peut-il continuer à diriger la RDC ?

Les accords politiques signés à la suite du dialogue sont loin de refléter les attentes du peuple qui demande que le respect strict de la Constitution. Les fameux accords représentent qu’un arrangement d’un groupe de politiciens qui rêve gouverner la RDC sans mandat du peuple jusqu’en 2023.

Cependant, le récent succès de l’appel de la ville morte bien observé presque sur toute l’étendue nationale au lendemain de la clôture du dialogue est un message très clair que les pseudo-accords signés n’engagent que ses signataires. Les congolais sont fatigués des accords politiques et surtout ne veulent pas entendre un glissement du mandat du Président Kabila en violation de la Constitution.

Dans les fameux accords politiques décriés par la population, on note ce qui suit :

1) Le Président Kabila se réserve le droit de se représenter encore en 2018 pour finir son second mandat qui sera interrompu par le gouvernement de glissement, lequel sera formé 21 jours après la date de signature de l’accord, soit avant le 19 décembre 2016.

2) Le volumineux texte des accords parle de tout et de rien, sauf de ce que le peuple attende du Président Kabila, notamment de déclarer publiquement qu’il ne briguera pas un troisième mandat.

3) Le texte de ces accords est une tentative d’annuler la Constitution qui avait été votée par plus de 25 millions de congolais. Le pays serait donc régi par les accords du dialogue car la Constitution sera automatiquement caduque.

On l’avait déjà prédit qu’il faut être naïf pour croire que le Président Kabila s’est battu pendant cinq ans dans des multiples tentatives de vouloir changer la constitution plutôt qu’organiser les élections pour seulement une petite prolongation de 2 ans.

Dans les calculs du pouvoir en place, le glissement du mandat en cours est une étape cruciale pour violer la constitution jusqu’en 2023 et pourquoi pas au-delà. Après le glissement, le prochain dialogue politique consistera de droit du Président Kabila de finir son second mandat interrompu par le partage du pouvoir avec l’opposition corrompue pour cet objectif.

Il sied de noter que le Président Kabila ne veut jamais déclarer qu’il ne briguera pas un troisième mandat car dans la stratégie de se maintenir au pouvoir en violation de la Constitution, il envisage refaire son second mandat en cours pour se représenter encore 2018. Durant ce mandat refait, il aura plein du temps nécessaire pour bien planifier son objectif initial non abandonné, notamment de changer la Constitution à l’instar de ses parrains en Uganda où le mandat du Chef de l’Etat est maintenant sans limite et au Rwanda où le second mandat en cours du Chef de l’Etat finira en 2034.

Le PNR réitère que le mandat du Président Kabila prend effectivement fin le 19 décembre 2016. Dépassé cette date, aucune raison ne peut justifier sa reconduite comme Chef de l’Etat d’une période intérimaire soit-elle. La constitution de notre pays est le résultat d’un large consensus national et ne peut pas être mise en parenthèse par un simple accord d’un dialogue politique qui engage 200 personnes sans mandat du peuple.

Le régime croie qu’avec des intimidations et arrestations arbitraires, il peut imposer au peuple congolais ses accords conclus avec l’opposition corrompue mais il semble sous-estimer la volonté et la détermination des congolais capables d’empêcher farouchement l’applicabilité de ces fameux accords.

Le peuple congolais comprend déjà qu’il détient le dernier mot pour la sauver la démocratie en RDC ! La paix, le bonheur et la prospérité pour tous en dépendent. C’est ainsi que le 19 décembre 2016, les congolais, toutes tendances confondues (majorité et opposition) sont prêts de descendre dans des rues pour dire au Président Kabila de partir car son mandat est fini !

Ensemble la Reforme est possible en RDC.

Delphin KYUBWA

Président national du PNR

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