mardi , 28 mars 2017
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RDC : Une transition à problème

La République démocratique du Congo tend inéluctablement vers une période de transition, en l’absence des élections dans les délais constitutionnels.  Déjà, la Cour constitutionnelle, à travers son arrêt du 17 octobre, a autorisé la Commission électorale nationale indépendante (Céni) de proposer un nouveau calendrier électoral. Tout porte à croire que tous les ingrédients sont réunis pour un début, dès le 20 décembre 2016, de la période de transition devant déboucher à la tenue des élections en avril 2018.

Seulement voilà ! Un problème et non de moindre devra sans doute se poser. Celui de la gestion de cette période  transitoire. Ce, dans la mesure où l’accord politique – qui instaure la transition – ne reflète que l’« opinion de la Majorité présidentielle et d’une infime minorité des partis politiques de l’opposition ». Les prémisses étant mauvaises, inutile de s’attendre à une meilleure suite des événements.

En clair, une bonne frange de l’opposition politique, ayant légitimité dans la population, ne se reconnaît pas dans l’accord politique de la cité de l’Union africaine. La journée « villes mortes » de mardi 19 octobre qui a paralysé les activités à Kinshasa et dans certaines villes en province est un camouflet à l’accord de la cité de l’UA. Ce qui implique que pour une adhésion massive de la population et des partis majeurs de l’Opposition, l’accord politique de la cité de l’UA doit être revisité.

La seule manière de le faire, c’est de créer des conditions propices à la convocation d’un dialogue politique véritablement inclusif, tel que recommandé, avec insistance, par Washington et Paris. A ce jour, le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement – qui avait en son temps proposé, elle aussi, un « régime spécial » comme plan de sortie de crise – n’entend pas laisser la gestion du pays entre les mains de ceux qui, selon lui, ont bloqué délibérément la machine électorale aux fins de justifier «le glissement ».

L’accord politique facilité par Edem Kodjo ne va pas résoudre la crise congolaise. Dès lors, il importe de convoquer un nouveau cadre de dialogue plus inclusif susceptible de favoriser un compromis plus large, gage d’un processus électoral apaisé.

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