vendredi , 24 mars 2017
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La RDC après le 19 décembre

Balisons bien le chemin aujourd’hui miné, il y a anguille sous roche ! En effet, des points importants doivent être clarifiés concernant notamment le recensement devant, entre autres, permettre ou faciliter l’établissement des fichiers électoraux spécialement dans le grand Kivu victime de la stratégie tutsi de remplacement des nationaux tués ou en errance par des étrangers non autrement dénommés. La République doit arriver à séparer les chiens des loups et savoir précisément qui est congolais et qui ne l’est pas. Notre cauchemar vient de là ! Par ailleurs, pour éviter que les loups qui sont dans la bergerie ne reviennent en position de gouverner malgré leurs nombreuses casseroles dans un système qui consacre l’impunité, il faudra préconiser dans les critères d’éligibilité, la vérification de l’histoire personnelle de chacun. Le casier judiciaire national ne peut être retenu comme preuve de virginité judiciaire en sachant le dysfonctionnement de la Justice dans notre pays. Il n’est pas du tout question d’une chasse aux sorcières ! Il suffit de s’attarder sur les causes de la descente aux enfers de notre pays pourtant si riche et la paupérisation infra humaine des congolais, pour affirmer la cupidité, la médiocrité, la complicité et l’incompétence de la classe politique en place, toutes tendances confondues. Il ne s’agit nullement ici de jeter l’opprobre sur toute l’élite congolaise, loin de là. Mais il faut avoir le courage de reconnaître et de dire qu’un grand nombre ne doit plus mériter la confiance du peuple. Il suffit de regarder leur passé et leur enrichissement sans cause pour les reconnaître. Il faut réfléchir et placer les tamis légaux qui conviennent pour donner une chance à un nouveau Congo et offrir l’opportunité d’un avenir meilleur pour sa population jusqu’alors sacrifiée. Aujourd’hui, plus qu’hier le Congo a besoin d’hommes et des femmes d’état qui ont comme préoccupation première son développement tout azimut gage d’une vie digne et épanouie de son peuple.

Depuis le Conclave du Rassemblement des Forces politiques et sociales acquises au changement à Limété (Kinshasa), des échos qui nous parviennent semblent traduire la satisfaction et la joie d’un grand nombre de Congolais tant de l’intérieur que de la diaspora. En fait ces Congolais manifestent une joie débordante à l’écoute ou à la lecture des « résolutions » de ce Conclave qui aura réuni les « vrais » opposants issus de la rencontre de Genval en Belgique.

Le peuple congolais se réjouit parce que, se dit-il, enfin une DYNAMIQUE nouvelle enracinée en LUI et qui puise de LUI force et légitimité vient de naître pour prendre en compte ses attentes et revendications. Il pense qu’enfin il sera bien défendu, sa vie et son avenir seront enfin pris en compte. Et, Dans ses résolutions le RASSEMBLEMENT réclame haut et fort la tenue du « vrai » dialogue devant concerner deux parties à savoir d’un côté eux « de Limété » face aux tenants du pouvoir et leurs alliés « du monologue de la Cité de l’UA ».

Ainsi se dégage une réelle volonté d’imposer une bipolarisation de la scène politique congolaise. Est-ce une habile manœuvre politique pour annihiler le projet félon du dialogue de Kodjo et obtenir le respect de la Constitution ou une détestable stratégie ne visant qu’à débarrasser du terrain toute concurrence pour prétendre être les seuls aspirants « légitimes » à même d’occuper les positions bientôt vacantes au sommet de l’Etat ?

A ce stade le peuple doit se poser les vraies questions pour l’après 19 décembre 2016 s’agissant de la prise en cause de son avenir et du développement du pays en considérant les acteurs aujourd’hui dans les starting blocs. Qui sont-ils vraiment ? Quelle est « l’histoire » de chacun ? Sont-ils dignes, capables et résolus de mettre enfin le Congo et les congolais au centre de leurs préoccupations ?

Non, il ne s’agit pas de faire ici et maintenant un procès d’intention aux prétendants actuels qui veulent paraître « légitimes » simplement parce que se trouvant fort opportunément dans « l’opposition ». Mais essayons de regarder qui ils sont, de retracer le parcours de chacun, de considérer les actes posés par chacun dans différentes positions ou fonctions occupées auparavant. Nous devons abandonner tout sentiment et réfléchir en toute lucidité et sérieux car c’est de notre avenir qu’il s’agit.

Celui qui oublie de regarder et de considérer l’histoire tombe toujours dans les mêmes travers et jamais ne progresse. En consultant le passé nous devons nous interroger sur les véritables motivations de ceux qui aujourd’hui emballent le peuple occulté, bafoué dans sa dignité, humilié et méprisé. Ils semblent se souvenir et reconnaître enfin qu’il est le souverain primaire et seul détenteur du Pouvoir.

Et on s’apercevra que nombreux parmi eux ont, un temps durant, par cupidité et opportunisme, accepté en toute connaissance de cause de servir les étrangers qui dirigent notre pays, le pillent tout en paupérisant, chosifiant, violant et réduisant en esclavage leurs compatriotes congolais. Et aujourd’hui, parce que renvoyés par le système pour x raisons, ils se sont auto proclamés opposants et osent se tenir aux côtés de leurs victimes d’hier prétendant les sauver de la dictature qu’ils ont pourtant librement aidé à s’installer et choisi de servir hier !

Ont-ils changé de camp par pur calcul politique sentant le vent tourner ou suite à une réelle prise de conscience convaincu d’avoir servi du mauvais côté ?

Ces bourreaux d’hier méritent-ils aujourd’hui la confiance du peuple martyr ?

Ces messieurs, dames qui hier étaient au service du pouvoir dictatorial contre le peuple piaffent d’impatience à se mettre de nouveau en position de diriger le pays et de s’enrichir encore éhontement. Où est le bénéfice pour le peuple ?

L’impunité des gouvernants risque ainsi d’être consacrée sous nos yeux et érigée en système de gouvernement dans notre pays. Cela sur le dos du peuple dont le sang maintes fois et si facilement répandu n’aura servi qu’à faciliter le retour des bourreaux auto blanchis aux affaires lucratives à différents niveaux d’un pouvoir au râlent mafieux. Le peuple risque de nouveau d’être utilisé comme paillasson et simple strapontin pour accéder au pouvoir pendant que les chauves-souris y parvenues se serviront allègrement tout en l’asservissant.

Si on laisse se faire les choses une fois passée l’euphorie des événements de fin de règne, le peuple se découvrira être le dindon de la farce. Il s’apercevra de la duperie dont il aura été l’acteur principal pour son malheur. Pour lui éviter ce douloureux réveil, c’est maintenant qu’il faut l’avertir du danger mortel qui le guette ! Se taire aujourd’hui serait un crime impardonnable de non-assistance à peuple en danger, une complicité abjecte.

Aujourd’hui, toutes les forces vives du pays doivent s’unir pour imposer le respect de la Constitution et arracher l’alternance qu’elle a prévue. Ce combat est bien engagé et c’est le moment, hic et nunc, de réfléchir et d’organiser l’après ! QUOI, COMMENT et surtout QUI après ?

Il est capital de dire et souligner qu’à ce stade la réflexion et les propositions ne doivent pas être le monopole des Partis politiques ni de seuls acteurs politiques connus. Au contraire c’est l’occasion pour LE PEUPLE, souverain primaire, de participer à cet exercice démocratique et de s’exprimer librement mais à propos sur ces différents sujets.

C’est pourquoi nous, « Les Sans Voix, Les Sans Noms », dénonçons avec force l’idée même de la bipolarisation qui risque de réduire le problème de notre pays à un face à face pour le partage des postes entre les mêmes qui, depuis plus de cinquante-cinq ans pour les plus anciens, entraînent le pays dans un rond-point avilissant pour le peuple, destructeur pour le pays mais lucratif pour eux.

Il est désormais clair pour tous que les élections ne peuvent plus être organisées dans les délais prévus par la Constitution. Il est aussi établi que cette situation est le fait du pouvoir en place qui l’a délibérément orchestrée espérant en tirer des avantages non avoués. Nul ne pouvant se prévaloir de ses turpitudes, tous les acteurs de ce bord se sont ainsi disqualifiés et ne pourront pas, de ce fait, prétendre participer à gestion de la res publica jusqu’aux élections à organiser.

Une fois le « glissement » définitivement écarté, Joseph Kabila devant impérativement quitter le pouvoir le 19 décembre 2016 comme le prévoit la Constitution congolaise en vigueur, deux évènements sont à organiser ensemble :

1. La transition.

2. La mise en place du nouveau régime.

DE LA TRANSITION

Nous en sommes là parce que la Constitution de notre pays a été volontairement violée donc rendue caduque en ce qui concerne les élections et l’administration du pays dans ces périodes et situations non prévues par elle. Il s’agit donc de mettre en place une législation d’exception et provisoire devant déterminer l’organisation et le fonctionnement des institutions devant gérer la République durant cette période transitoire à fixer et définir le profil des candidats et autres acteurs de cette machine électorale à installer. Et cette tâche doit faire l’objet d’une large concertation qui dépasse et exclut toute bipolarisation.

Cette concertation ou dialogue devra donc, s’agissant des acteurs gestionnaires de la transition, se prononcer clairement et définitivement sur leur non-participation aux élections qu’ils encadrent (pour assurer une égalité de traitement avec les candidats qui n’en feraient pas partie) en sus d’autres critères de moralité, de compétence, d’âge, le nombre, la rémunération (spécialement pour le Parlement monocaméral de transition) etc. à définir ensemble. Elle doit aussi déterminer le cadre et les limites des compétences des différentes institutions de la transition auxquelles elle devra conférer la légalité : l’exécutif, le Parlement et la Justice.

Ces assises devront aussi se prononcer sur nombre des sujets importants notamment la fin des mandats électoraux dans différentes institutions, le découpage territorial (nombre des Provinces) eu égard aux difficultés financières, humaines et matérielles à surmonter pour la préparation et le bon déroulement des élections sans oublier la fixation du budget nécessaire au bon fonctionnement de l’ensemble des institutions pour une transition apaisée, efficace et utile.

La Concertation devra aussi statuer et fixer les règles des élections devant normaliser la gestion du pays de manière durable. A cet effet, devront être arrêtées les dates des différents scrutins.

Il est bon de signaler que ce point est capital.

Ne nous empressons pas d’aller aux élections !

Balisons bien le chemin aujourd’hui miné, il y a anguille sous roche !

En effet, des points importants doivent être clarifiés concernant notamment le recensement devant, entre autres, permettre ou faciliter l’établissement des fichiers électoraux spécialement dans le grand Kivu (actuellement Nord et Sud Kivu plus le Maniema) victime de la stratégie tutsi de remplacement des nationaux tués ou en errance par des étrangers non autrement dénommés (épuration ethnique, génocide ?). La République doit arriver à séparer les chiens des loups et savoir précisément qui est congolais et qui ne l’est pas. Notre cauchemar vient de là !

Par ailleurs, pour éviter que les loups qui sont dans la bergerie ne reviennent en position de gouverner malgré leurs nombreuses casseroles dans un système qui consacre l’impunité, il faudra préconiser dans les critères d’éligibilité, la vérification de l’histoire personnelle de chacun. Le casier judiciaire national ne peut être retenu comme preuve de virginité judiciaire en sachant le dysfonctionnement de la Justice dans notre pays. Il n’est pas du tout question d’une chasse aux sorcières !

Il suffit de s’attarder sur les causes de la descente aux enfers de notre pays pourtant si riche et la paupérisation infra humaine des congolais, pour affirmer la cupidité, la médiocrité, la complicité et l’incompétence de la classe politique en place, toutes tendances confondues. Il ne s’agit nullement ici de jeter l’opprobre sur toute l’élite congolaise, loin de là. Mais il faut avoir le courage de reconnaître et de dire qu’un grand nombre ne doit plus mériter la confiance du peuple. Il suffit de regarder leur passé et leur enrichissement sans cause pour les reconnaître.

Il faut réfléchir et placer les tamis légaux qui conviennent pour donner une chance à un nouveau Congo et offrir l’opportunité d’un avenir meilleur pour sa population jusqu’alors sacrifiée.

Aujourd’hui, plus qu’hier le Congo a besoin d’hommes et des femmes d’état qui ont comme préoccupation première son développement tout azimut gage d’une vie digne et épanouie de son peuple.

La crise actuelle offre certes une réelle opportunité à l’alternance pacifique mais elle est surtout l’occasion inespérée pour la REFONDATION de la République et le RENOUVELLEMENT DE LA CLASSE POLITIQUE. Ce renouvellement n’est pas fondé sur le critère d’âge. Et le peuple congolais doit s’en saisir !

Pour bien tamiser les acteurs politiques de demain et amorcer le processus devant aboutir au CHANGEMENT indispensable DES MENTALITES, il faut prendre le temps qu’il faut. Ne dit-on pas « Rien ne sert de courir … » et « Qui va lentement, … »?

Par ailleurs, il nous paraît opportun, pour une élection présidentielle digne dans une vraie République, de rétablir les dispositions et conditions modifiées de façon cavalière et partisane pour faciliter et permettre l’installation de Joseph Kabila à la tête de l’état. Il s’agit notamment de l’âge minimum des candidats, du nombre des tours du scrutin (deux), des débats devant opposer les candidats pendant la campagne.

C’est l’occasion de refonder le Congo sur les fondamentaux de la République à savoir :

• Garantir la séparation des pouvoirs ;

• Respecter les Lois et Institutions du pays ;

• Installer une justice juste et indépendante du pouvoir politique ;

• Garantir la liberté d’opinion et l’alternance pacifique à tous les niveaux ;

• Assurer la paix, l’unité, la sécurité et l’intégrité du pays ;

• Rechercher le bien être des nationaux et des étrangers vivant sur le territoire national.

Aux esprits chagrins qui nous reprocheront de nous attarder sur des matières du ressort de la CENI, nous rappelons que la Constitution qui réglemente et légalise les compétences de cette institution ayant été violée et rendue caduque de fait en matière électorale, ces matières doivent désormais faire l’objet d’un compromis politique pour être légales et opposables à tous.

Aussi nous lançons un APPEL SOLENNEL à tous les congolais, hommes et femmes, jeunes et vieux, de l’intérieur du pays et de la diaspora, qui ont à cœur de tordre le coup au système diabolique d’appauvrissement du peuple, d’enrichissement sans cause des dirigeants, de corruption, de vols sous toutes les formes et d’impunité qui gouverne notre pays, de rejoindre cette dynamique nouvelle aspirant au changement des mentalités en vue du développement tout azimut du Congo gage du mieux-être de tous ceux vivant sur son territoire.

Ensemble œuvrons pour LA REFONDATION DE LA REPUBLIQUE et LE RENOUVELLEMENT DE LA CLASSE POLITIQUE dans notre cher pays.

ENSEMBLE NOUS VAINCRONS !

[Tunga dia Lutete Béthuel]

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