jeudi , 23 février 2017
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RDC : Exigence d’une enquête internationale sur les évènements des 19 et 20 septembre

Le chef de la diplomatie belge, Didier Reynders, a appelé à une enquête internationale sur les évènements des 19 et 20 septembre dernier qui ont endeuillé le pays, pour déterminer de « responsabilités individuelles ». Selon lui, « le bilan de la répression semble beaucoup plus lourd que ce qu’on en dit (au moins 53 morts dont quatre policiers, selon l’ONU), il y a eu un usage disproportionné de la force ». Comme il en a l’habitude, le Gouvernement congolais, par le biais de son porte-parole, Lambert Mende, n’a pas tardé de réagir. « Nous ne reconnaissons pas à un pays étranger le droit de sanctionner des personnalités congolaises», a-t-il répliqué, avant de relever que c’est un « principe de droit international ». « Je ne pense pas que la Belgique accepterait que nous sanctionnions ici des dirigeants belges pour des problèmes qui se passe chez eux », a ajouté Lambert Mende.

La Belgique a décidé de limiter à 6 mois maximum, la durée des visas accordés aux dirigeants de la RDC, porteurs de passeports diplomatiques.

A l’approche de la fin du deuxième et dernier mandat du président Joseph Kabila, les relations diplomatiques entre la République démocratique du Congo (RDC) et l’Occident s’empirent de plus en plus. Après les menaces des Etats-Unis et de la France, des mesures coercitives continuent de pleuvoir à l’Occident contre les responsables civils et militaires congolais.

Le dernier cas en date, est celui de la Belgique qui a décidé de limiter à « 6 mois maximum », la durée des visas accordés aux responsables congolais, porteurs de passeports diplomatiques. C’est le ministre fédéral belge des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et des Affaires européennes, Didier Reynders, qui l’a déclaré mercredi 5 octobre 2016, dans une interview accordée au journal belge Le Soir. Il explique cette décision par la crise politique actuelle.

« Nous serons en tout cas dans une autre logique, et c’est pour cela que j’ai limité à six mois les visas que nous allons octroyer (…). », a-t-il déclaré.

En plus, sur sa page Facebook, Didier Reynders indique que « cet après-midi, je présenterai au Parlement un document stratégique sur la politique belge en Afrique centrale. Concernant la RD Congo, le délai de report des élections de 500 jours n’a pas de sens, il faut savoir d’ici au 19 décembre, date d’expiration de l’actuel mandat présidentiel, qui gère le pays et faire redémarrer un dialogue en y associant des personnalités importantes comme Moïse Katumbi ou Étienne Tshisekedi, ».

De son point de vue, « même s’il est certain que des élections ne pourront être organisées avant le 19 décembre, il faut gérer la période intermédiaire, fixer un nouveau calendrier, savoir qui gérera le pays ».

Mende à Reynders

Le chef de la diplomatie belge a, par la même occasion, a appelé à une enquête internationale sur les évènements des 19 et 20 septembre dernier qui ont endeuillé le pays, pour déterminer de « responsabilités individuelles ». Selon lui, « le bilan de la répression semble beaucoup plus lourd que ce qu’on en dit (au moins 53 morts dont quatre policiers, selon l’ONU), il y a eu un usage disproportionné de la force ».

Comme il en a l’habitude, le Gouvernement congolais, par le biais de son porte-parole, Lambert Mende, n’a pas tardé de réagir. « Nous ne reconnaissons pas à un pays étranger le droit de sanctionner des personnalités congolaises», a-t-il répliqué, avant de relever que c’est un « principe de droit international ».

« Je ne pense pas que la Belgique accepterait que nous sanctionnions ici des dirigeants belges pour des problèmes qui se passe chez eux », a ajouté Lambert Mende.

Sanctions économiques

En outre, une résolution votée le 20 juillet par des députés belges proposait à l’exécutif de couper l’aide bilatérale directe à la RDC, si le pays n’organisait pas l’élection présidentielle dans les délais constitutionnels, avant la fin 2016.

« Nous avons les moyens de sanctionner économiquement la Belgique», tranche pour sa part, le vice-ministre des Congolais de l’étranger, Antoine Boyamba. D’après lui, la réponse congolaise à la décision des autorités belges de limiter la durée des visas accordés aux dirigeants congolais est attendue dans les heures ou les jours à venir, rapporte Actualite.Cd.

« Sachez-le : Nous ne saurions tarder. Nous ne nous attendons pas à cette décision des autorités belges. Il n’y a aucun problème entre la Belgique et nous. Le geste des autorités belges aura une réponse appropriée dans les heures ou jours à venir. Soyez en sûr. », a insisté Antoine Boyamba.

Expliquant que les autorités belges ayant pris cette décision consciemment, il croit savoir que « la règle N°1, c’est la réciprocité ». « Le Congo a le droit et le devoir de prendre des mesures coercitives dans les domaines que nous voulons. Ça peut être de restrictions des visas, des sanctions économiques », a argué le vice-ministre congolais des Congolais de l’étranger.

Il ajoute que, « nous avons aussi des moyens pour sanctionner économiquement des pays européens et surtout la Belgique dans ce cas précis. On n’en est pas encore là, mais il y aura une réponse appropriée. »

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