jeudi , 23 février 2017
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RDC : La communauté internationale opte pour un dialogue inclusif

Seul pilote à bord, Kodjo semble ne plus avoir la maitrise des outils de navigation de son navire qui prend l’eau de toutes parts. Devant l’impasse actuelle, la communauté internationale s’est empressée de mobiliser ses diplomates en poste à Kinshasa pour prendre le relai. On les a donc vus tour à tour avec Etienne Tshisekedi et le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, le bureau politique de la Majorité présidentielle ainsi que certaines organisations de la société civile, dont la Cenco représentant l’Eglise catholique.  Au terme de leurs consultations, le groupe de diplomates occidentaux a conféré en début de semaine avec le facilitateur dans sa suite présidentielle de Pullman Grand Hôtel Kinshasa. Puis, plus rien. Panique à bord, car tous sont dans l’expectative. Pour l’instant, les diplomates occidentaux n’ont pas livré publiquement les conclusions de leurs consultations. On sait toutefois que tous plaident pour l’inclusivité du dialogue en impliquant des acteurs majeurs de la crise politique congolaise, particulièrement l’Opposition regroupée au sein du Rassemblement.    Celle-ci, on le sait, a refusé de prendre part aux travaux tant que ses revendications ne seront pas rencontrées. Il s’agit notamment de la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion, l’abandon de poursuites judiciaires à l’endroit de l’Opposant Moïse Katumbi Chapwe  et l’ouverture des chaines de télévision appartenant à l’opposition.

S’il y a une unanimité entre les délégués au dialogue de la cité de l’UA et ceux qui l’ont boycotté, c’est autour de la résolution 2277 du Conseil de sécurité des Nations unies. Autant dire que la responsabilité de l’Onu est engagée pour la réussite de ce forum aujourd’hui empêtré dans une impasse. La communauté internationale ayant opté pour un dialogue inclusif, c’est à Maman Sidikou, chef de la Monusco, de peser de tout son poids, au nom des Nations unies, pour faire avancer la machine.

Les nouvelles en provenance de la cité de l’UA, où se tiennent, sous la coordination d’Edem Kodjo, les travaux du dialogue politique national, se font de plus en plus rares. On n’est pas loin d’un blocage. Avec le départ de la Cenco (Conférence épiscopale nationale du Congo), le facilitateur de ce forum national a perdu un allié de poids. Aujourd’hui, c’est comme le diable dans un bénitier que Kodjo se bat pour faire atterrir, dans un contexte particulièrement agité, « son » dialogue.

Panique à bord

Seul pilote à bord, Kodjo semble ne plus avoir la maitrise des outils de navigation de son navire qui prend l’eau de toutes parts. Devant l’impasse actuelle, la communauté internationale s’est empressée de mobiliser ses diplomates en poste à Kinshasa pour prendre le relai. On les a donc vus tour à tour avec Etienne Tshisekedi et le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, le bureau politique de la Majorité présidentielle ainsi que certaines organisations de la société civile, dont la Cenco représentant l’Eglise catholique.  Au terme de leurs consultations, le groupe de diplomates occidentaux a conféré en début de semaine avec le facilitateur dans sa suite présidentielle de Pullman Grand Hôtel Kinshasa. Puis, plus rien. Panique à bord, car tous sont dans l’expectative.

Pour l’instant, les diplomates occidentaux n’ont pas livré publiquement les conclusions de leurs consultations. On sait toutefois que tous plaident pour l’inclusivité du dialogue en impliquant des acteurs majeurs de la crise politique congolaise, particulièrement l’Opposition regroupée au sein du Rassemblement. Celle-ci, on le sait, a refusé de prendre part aux travaux tant que ses revendications ne seront pas rencontrées. Il s’agit notamment de la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion, l’abandon de poursuites judiciaires à l’endroit de l’Opposant Moïse Katumbi Chapwe  et l’ouverture des chaines de télévision appartenant à l’opposition.

Désormais une unanimité se dégage autour de la nécessité d’un dialogue selon l’esprit et la lettre de la résolution 2277 du Conseil de sécurité des Nations unies. Ce qui aurait pour avantage, reconnaît tout le monde, de garantir la résorption des tensions pré-électorales. Cette approche se rapproche de celle défendue par Etienne Tshisekedi et le « Rassemblement ».

C’est dire que, de part et d’autre, il y a un dénominateur commun sur lequel personne ne transige, autant à la cité de l’UA qu’à Limete, siège du Rassemblement. Il s’agit de la résolution 2277 que tous, Majorité présidentielle et Opposition, deux acteurs de la crise politique en RDC, reconnaissent comme la base légale du dialogue politique national, voulu inclusif.

Pour autant qu’elle relève du Conseil de sécurité des Nations unies, la résolution 2277 passe pour ce chainon manquant pour concilier les points divergents de la MP et de l’Opposition. Ce défi ne peut être relevé que par la Monusco. Cela au regard de l’impasse actuelle, due aux discussions stériles qui perdurent à la cité de l’UA.

Prendre le relais

L’Union africaine ayant montré ses limites, via Edem Kodjo, il est de bonne augure pour les Nations unies de prendre le relai. La résolution 2277 lui donne le plein droit d’intervenir dans ce sens. Et Ban Ki-moon doit prendre à bras-le-corps le dossier de la RDC. Il y va aussi de l’impératif de garantir la stabilité autant en RDC que dans l’ensemble de la région des Grands Lacs qui peine d’ailleurs à retrouver totalement son équilibre. Car, si la RDC s’embrase, ce sont tous les efforts consentis par les Nations unies qui partiront en fumée. Ban Ki-moon a-t-il à inscrire pareil passif dans son mandat à la tête des Nations unies.

Voilà une fois de plus la Monusco replacée au cœur de l’actualité. Maman Sidikou, le chef de la mission onusienne en RDC, ne doit pas attendre que la situation se dégrade pour s’attarder sur la comptabilité de morts et de dégâts matériels.

Aujourd’hui, la RDC est dans l’état d’un volcan à même d’entrer en éruption à tout moment. Les évènements des 19 et 20 septembre 2016 ont démontré le degré d’ampleur que pourrait prendre une crise de longue durée en RDC. Au nom de la paix et de la stabilité, Maman Sidikou et les Nations unies doivent prendre le devant pour amener les Congolais à dégager, par voie de consensus, un compromis politique entre différents protagonistes.  Cela urge.

[lePotentiel]

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