vendredi , 28 avril 2017
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RDC : Halte au « Soulèvement populaire non préparé » !

Le « soulèvement populaire » est un concept révolutionnaire. Il ne peut se faire et s’appliquer qu’avec ceux que Vladimir Lénine appelait des « Révolutionnaires professionnels ». Les élèves et apprentis sorciers au service du « néocolonialisme belge et de l’impérialisme américain » ne peuvent à aucun moment appliquer, commander ou imposer au peuple congolais un soulèvement populaire. Depuis que ce monde existe, aucun peuple n’a déjà osé faire une révolution ou un soulèvement populaire sans les « Techniciens ». Sans pour autant sous-estimer ou négliger la « SPONTANÉITÉ DU PROLÉTARIAT » qui, dans certains cas, pourrait aussi être un élément déclencheur d’un soulèvement populaire… Le peuple doit toujours être guidé, conduit, canalisé selon les règles et principes d’une science dite « Révolution ». Ce sont des « professionnels de la Révolution » qui conduisent, canalisent ou guident le peuple à la révolution. Pour réussir le coup ou obtenir le départ de « Joseph Kabila », il ne suffit pas de crier, d’inviter ou même de convoquer le peuple de se rendre dans les rues comme ce que font les faux-opposants notamment Franck Diongo, Martin Fayulu, Jean-Claude Mvuemba, Éve Bazaiba, l’infiltré Rwandais Vital Kamerhe (en janvier 2015), Olivier Kamitatu, le minable Yves Kisombe (lorsqu’il était encore dans cette soi-disant opposition) Mwando Nsimba, Adolphe Muzitu (quand il était encore soi-disant opposant), Léon-Olivier Engulu, José Otshudi alias Olengankoy (cet enfant terrible de Bukanga-Lonzo depuis qu’il a raté son diplôme d’État ou baccalauréat qu’il n’a jamais obtenu jusqu’à ce jour), Gabriel Kyungu, et tous les autres anciens de la JMPR (Jeunesse du Mouvement Populaire de la Révolution) de triste mémoire.

NON, NON et NON ! Le soulèvement populaire se prépare par des professionnels, des techniciens et des experts de la Révolution. Et, cette phase peut prendre 3, 6, voire un an de préparation. Cela demande à la fois de la patience, de la persévérance et de la discrétion. Les soldats, policiers, militaires et agents de renseignements – qui font aussi partie du peuple – doivent participer d’une manière ou d’une autre au soulèvement populaire. Ne vous en faites pas, eux aussi souffrent et sont méprisés par les Occupants. Ils sont maltraités de la même manière que les masses populaires. Donc, il faut les associer au soulèvement populaire. En politique, l’impréparation, l’improvisation, la précipitation et l’aventurisme ont déjà conduit notre peuple à des échecs incalculables en 1959 à Kinshasa, en 1963 dans le Bandundu, en 1964 et 1965 dans le Nord, l’Est et le Sud du pays, tout comme aussi en 1984 – avec Laurent-Désiré Kabila –  à Moba, Fizi, Baraka, Nyunzu.

En effet, comme vous la savez, le lundi 19 septembre 2016, les rues de Kinshasa étaient pleines du monde notamment des jeunes gens de 16 à 30 ans, comme nous l’a confié un Officier de la Police  congolaise. Mais tous ces jeunes kinois étaient sans guide, sans boussole, sans objectif bien défini, ils tournaient en rond et la soldatesque étrangère (les troupes de mercenaires étrangers brutaux et indisciplinés) au service des occupants en a profité pour abattre certains jeunes comme des lapins. Un soulèvement populaire bien préparé professionnellement ne laissera jamais à ces mercenaires le temps ou l’occasion de s’approcher des masses  populaires. Les masses populaires au soulèvement sont comme une bombe à retardement. En ce moment là, les mercenaires auront peur de les provoquer au risque  d’être contrattaqués et rattrapés un à un comme des rats d’église ou comme des rats d’égout. Nous le répétons : les militaires, les policiers et les agents de sécurité font partie de la population, donc le soulèvement est aussi leur affaire. Malheureusement, que s’est-il passé à Kinshasa ? Les enfants étaient seuls dans les rues, sans guide, sans mot d’ordre précis, donc un cuisant échec pour les organisateurs de cette manifestation. Comme il en est ainsi, comptons seulement nos morts comme en janvier 2015, ou comme entre 1993 et 2003 (lire le Rapport Mapping de l’ONU publié le 1er octobre 2010). En tout cas, vous devez arrêter ce cirque et reprendre à « zéro » toute « l’opération » en rejoignant la Résistance congolaise ! Avez-vous bien saisi le message ? Attention car les ennemis du peuple congolais nous lisent aussi !

Pour votre information, dans les années 60, les jeunes congolais savaient déjà comment fabriquer des « cocktails Molotov », ces armes efficaces, faciles à fabriquer, et qui ne coûtent presque rien. Comment voulez-vous aller au soulèvement populaire sans aucun « cocktail Molotov » ??? Quel genre de soulèvement populaire est-ce ? Pouvez-vous aller faire un soulèvement populaire sans ceux qui savent manipuler ces armes simples et basiques d’une révolution (celles dites cocktails Molotov, bien sûr) ? En plus, que faites-vous des armes de guerre confisquées des mains de ces mercenaires par les jeunes gens courageux ? Non, nos chers Compatriotes, préparons le soulèvement populaire, alors le vrai, afin de mettre fin à l’occupation de notre pays. Par exemple, pendant le soulèvement populaire dans une ville comme celle de Kinshasa, il nous faudra plus ou moins vingt à trente casiers de cocktails Molotov, (12 bouteilles par casier). Voyez-vous, ce n’est pas la mer à boire !

Chers compatriotes, retenez bien ceci : le « soulèvement populaire est une guérilla urbaine », donc c’est une guerre en pleine ville. « Ezali masano te ! Alors totika masano ! » Il ne faut jamais exciter la colère des masses populaires sans aucune préparation préalable. Le peuple au soulèvement populaire, c’est une bombe à retardement. Sinon, vous allez continuer, sans nous alors, à compter le nombre grandissant des cadavres gratuits ! Pour les deux jours (lundi 19 et mardi 20.09.2016), on nous indique déjà un bilan provisoire de 110 morts par balles, fauchés par les mercenaires recrutés par l’Extrémiste et Tueur Tutsi-Rwandais Hyppolite Kanambe alias Joseph Kabila. Nous espérons que les « BAKOKO MALAMU : Simon Kimbangu, Tshiamuleso, Léonard Mitudidi » sont en train de nous surveiller ! Quel courage ! : les enfants de Matete, Lemba, Ngaba qui ont fait marche-arrière pour aller débloquer la situation au Pont-Ndjili afin de permettre aux jeunes de Tshangu à rejoindre la manifestation vidée par ceux qui l’avaient convoquée ! Martin Fayulu n’avait même pas été protégé : cela est contraire aux principes révolutionnaires. Les cadres sont toujours protégés, et il est impossible de les atteindre. Mais dans une marche non préparée, à dessein certainement, les cadres s’exhibent, se montrent en vue de rendre compte à leurs patrons notamment les Américains, les Belges et Tutsi-Rwandais.

Par ailleurs, ces faux-opposants – opposants d’accompagnement du pouvoir d’occupation – qui ont appelé le peuple congolais à cette manifestation n’avaient pas un message clair. Pour libérer le pays, leur message était flou : tantôt une marche pacifique, tantôt un soulèvement populaire, tantôt dépôt du préavis à « Joseph Kabila », tantôt un sit-in devant la commission électorale, etc. Pourquoi ces soi-disant opposants refusent-ils de dire la vérité au peuple congolais ? Conformément à la situation réelle du pays, cette vérité est la suivante : le Congo-Kinshasa est sous occupation étrangère. Et nous disons à tous ces plaisantins cherchant à se positionner pour occuper des « postes de trahison » : Halte à la distraction ! Halte à l’envoi du peuple à la boucherie humaine ! Halte à l’abandon du peuple à l’abattoir humain des occupants !

Nous vous le rappelons que lors d’un vrai soulèvement populaire, la soldatesque n’aura jamais le temps de s’approcher des masses populaires. Et cette soldatesque va se débrouiller pour chercher à se cacher ou fuir en abandonnant  leurs armes par terre.

Récapitulons donc : pas de soulèvement populaire sans préparation, sans les révolutionnaires professionnels, sans associer toutes les forces vives de la Nation notamment les « Missionnaires », les hommes de culture, les soldats, les policiers, les militaires, les agents de Sécurité. Mais attention à l’infiltration ! Tout traître attrapé mérite sur place la corde au cou. Il faut apprendre à fabriquer toutes les armes populaires servant à la révolution. Par exemple, Mulele Pierre n’était entré dans son maquis qu’avec un seul revolver; mais il a tenu tête aux soldats de Mobutu pendant 5 ans, tout en occupant tous les territoires de Gungu, Idiofa et une partie de Tshikapa, Feshi, Kahemba et Bolobo. Quel travail abattu ! Ces soldats de Mobutu ne faisaient que brûler, raser tout, tuer et faire endosser toute la responsabilité à Mulele Pierre. C’est la même technique que les Extrémistes et Tueurs Tutsi – Yoweri Museveni, Paul Kagame et Hyppolite Kanambe alias Joseph Kabila – utilisent dans l’Ituri, le Nord et le Sud Kivu. Mais un jour, ils seront jugés (bien jugés alors). Les prisons seront pleines de tous les « tontons macoutes », du moins pour ce qui auront la chance d’être laissés en vie par les révolutionnaires tolérants.

ENFIN, PEUPLE CONGOLAIS : COURAGE, ENCORE DU COURAGE, TOUJOURS DU COURAGE, ET NOUS VAINCRONS ! LE PEUPLE CONGOLAIS VAINCRA ! BOBOSANA TE ETE « MBULA MABANGA » EZALI KOYA, ET NOTRE VICTOIRE EST SÛRE ET CERTAINE, CAR NOUS DÉFENDONS UNE CAUSE LÉGITIME, NOBLE ET JUSTE !  INGETA !

Vive le CRAGI :

« Comité Révolutionnaire d’Avant-Garde Indépendant » !

Vive le Congo libre, indépendant et prospère !

Vive la lutte pour notre liberté !

FAIT À IMPFONDO ET GAMBOMA, LE  MERCREDI 21 SEPTEMBRE  2016

« Sé/Cellule Alphonse MAMPASI, le Cubain »

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