mardi , 30 mai 2017
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RDC : La mosquée de Butembo recrute de terrorites

Les prévenus Kasereka Mupanda Kasimu  et Issaka Muhindo, accusés d’avoir perpétré les massacres de Beni, ont affirmé avoir été recrutés par deux responsables religieux de la mosquée de Butembo.

A son audience du mercredi 7 septembre 2016, la Cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu, siégeant en chambre foraine à Beni, a entendu deux imams et un cheikh des mosquées de Butembo et Beni, poursuivis pour l’enseignement du terrorisme.

En effet, les prévenus Amza Baguma Kasereka, Muhindo Mukanda Djibril et Nuhu Sekundu sont accusés d’avoir donné des enseignements sur le djihad et le terrorisme à des jeunes musulmans dans leurs mosquées.

Selon le ministère public, ces jeunes étaient conduits dans la brousse auprès des rebelles ougandais ADF après avoir reçu ces enseignements. Les accusés auraient reconnu avoir donné des enseignements, mais pas à des fins terroristes.

Les avocats de la défense soutiennent que leurs clients sont victimes « d’une machination » des jeunes musulmans. A les en croire, les responsables religieux ont plutôt dénoncé et fait arrêter un recruteur ADF dans la région de Beni et Lubero.

Au cours de cette journée, le président de la Cour militaire avait annoncé que les images sur les enseignements dispensés par les deux imams allaient être projetées au cours de l’audience d’hier jeudi 8 septembre. La partie civile devait aussi être entendue.

Audience suspendue, faute d’interprète

Ces chefs religieux sont jugés dans le cadre du procès des rebelles ougandais des ADF présumés. Ils sont mis en cause dans le recrutement de ces rebelles accusés de massacres des civils à Beni.

Il sied de noter que l’audience du procès des rebelles ADF présumés a été a été suspendue à Beni le vendredi 26 août 201 pour être reprise le lundi 29 août. Le président de la  Cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu, qui avait annoncé cette suspension, avait évoqué le problème de traduction. La Cour militaire était donc à la recherche des interprètes, du fait que les prévenus ADF qui devraient être à la barre ne s’exprimaient qu’en kiganda. (Ndlr : une langue parlée en Ouganda).

Selon des sources judiciaires locales, au moins deux cent cinquante prévenus présumés être des rebelles ADF et leurs collaborateurs vont comparaître au cours de ces audiences publiques.

Le mercredi 24 août 2016, les prévenus Kasereka Mupanda Kasimu  et Issaka Muhindo,  accusés d’avoir perpétré les massacres des civils dans le territoire de Beni, ont affirmé avoir été recrutés par deux responsables religieux de la mosquée de Butembo.

Les chefs religieux cités par les prévenus sont Muhindo Mukanda Djibril et  Hamza Baghuma Kasereka, respectivement vice-représentant régional chargé de développement dans la région islamique de Butembo et l’imam de la  mosquée de la même ville.

Interpellés le jeudi 25 août par la justice militaire, les deux responsables religieux ont rejeté en bloc les accusations de deux prévenus lors de leur première comparution. Ce procès avait commencé une semaine après le massacre d’une cinquantaine de civils à Beni par des gens soupçonnés être des rebelles ADF.

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