vendredi , 24 mars 2017
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Accord secret : Edem KODJO menteur ?

Jeudi à l’ouverture du dialogue politique national à la cité de l’UA, le Togolais n’a pas su se retenir. Contre l’intransigeance de l’UDPS à adhérer à « son » dialogue, Edem Kodjo a presque pété les plombs en alléguant être au courant d’un accord gardé secret entre l’UDPS et la Majorité présidentielle. Du haut de la tribune, le facilitateur de l’UA a prétendu que cet accord lierait les deux parties. Selon Edem Kodjo, l’UDPS aurait conclu, avec la MP dans un hôtel de Paris, un accord avec la Majorité qui aurait été, à l’occasion, conduite par Néhémie Mwilanya, directeur de cabinet du chef de l’Etat. Devant les invités à l’ouverture du dialogue politique, Edem Kodjo a promis d’éventrer le boa. Puis, plus rien. Avait-il intérêt à faire de telles déclarations ? Quel objectif poursuivait-il ?

Un nouveau différend vient de s’ajouter aux obstacles qui minent le dialogue politique taxé d’être exclusif. Il s’agit de dernières déclarations du facilitateur relatives à l’existence d’un accord « secret » entre l’UDPS et la Majorité présidentielle. Edem Kodjo a jeté de l’huile sur le feu et cela fait débat dans les cercles politiques. Car, Félix  Tshisekedi réfute ces allégations et met au défi le facilitateur de même que la Majorité d’en fournir les preuves. Qui dit faux, qui dit vrai?

On disait d’Edem Kodjo qu’il était un fin diplomate, rompu aux arcanes de la diplomatie congolaise. Mais, jeudi dernier à l’ouverture du dialogue politique national à la cité de l’UA, le Togolais n’a pas su se retenir. Contre l’intransigeance de l’UDPS à adhérer à « son » dialogue, Edem Kodjo a presque pété les plombs en alléguant être au courant d’un accord gardé secret entre l’UDPS et la Majorité présidentielle. Du haut de la tribune, le facilitateur de l’UA a prétendu que cet accord lierait les deux parties.

Selon Edem Kodjo, l’UDPS aurait conclu, avec la MP dans un hôtel de Paris (France), un accord avec la Majorité qui aurait été, à l’occasion, conduite par Néhémie Mwilanya, directeur de cabinet du chef de l’Etat. Devant les invités à l’ouverture du dialogue politique, Edem Kodjo a promis d’éventrer le boa. Puis, plus rien. Avait-il intérêt à faire de telles déclarations ? Quel objectif poursuivait-il ? En tout cas, jeudi dernier à la cité de l’UA, personne ne s’attendait à ce que le facilitateur se lance sur un terrain aussi rocailleux. Il a pris un risque, un gros risque qui, à l’avenir, pourrait bien le desservir. Evidemment, le mal a été déjà fait. Edem Kodjo doit boire son calice jusqu’à la lie. Car, sa déclaration a suscité une levée de boucliers à l’UDPS.

C’est Félix Tshisekedi, secrétaire national en charge des relations extérieures, qui s’est chargé de répondre au facilitateur. Ce dernier a mis quiconque à défi, dont le facilitateur Edem Kodjo, à produire un éventuel accord conclu quelque part à Paris entre l’UDPS et la Majorité présidentielle.

L’UDPS prête au déballage

La réaction ne s’est pas fait attendre. A l’UDPS, on crie au scandale et on confirme la forte dose partisane pro-Kabila du facilitateur Edem Kodjo. Il a été accusé le 31 juillet 2016 d’être  « un grand kabiliste ». « Je mets le facilitateur au défi de produire ce document où l’UDPS a signé un accord avec la MP », a déclaré Félix Tshisekedi, avant d’ajouter que l’UDPS avait joué à la transparence dans les négociations entre les deux parties, rien ne s’étant fait sur le dos des Congolais. L’UDPS et des délégués du président Kabila avaient eu au moins trois rounds de négociations à Ibiza, à Rome puis à Paris. Si au début tout s’était fait dans le secret, par la suite, des communiqués ont sanctionné ces rencontres du côté de l’UDPS.

En aucun moment, il n’était fait état d’un accord secret entre les deux parties. Toutefois, le sénateur She Okitundu était de ceux qui laissaient transparaître l’éventualité d’un compromis couché dans un document par les deux délégations. C’est dire qu’en secouant le cocotier, Edem Kodjo s’est mis dans une mauvaise posture. Il faut craindre que certaines noix de coco lui retombent sur la tête.

A l’UDPS, la pression monte d’un cran. A Limete, 10ème Rue, siège de l’UDPS, on n’est pas prêt à lâcher du lest. Le facilitateur s’étant lancé sur un terrain glissant, c’est à lui de prouver l’existence d’un accord « secret », conclu par personnes interposées, entre Tshisekedi et Kabila.

Si cet accord secret est réel, l’UDPS pourrait être accusée de double trahison. D’abord, cela voudrait signifier que le parti de Limete voulait dribbler ses partenaires de l’Opposition, en portant déjà une grossesse adultérine avec la MP sur le dos des autres composantes de l’Opposition. « Une attitude contraire aux us et pratiques à l’UDPS », a précisé un cadre de ce parti. D’autre part, en reniant la signature de ses délégués, l’UDPS pèche aussi par trahison vis-à-vis de la MP, faisant ainsi preuve d’un double jeu préjudiciable au processus du dialogue engagé et pour lequel elle s’était résolument investie.

En plus de cette double trahison couve une autre plus grave et plus pernicieuse, celle contre le peuple congolais qui investit beaucoup en termes de confiance dans le combat pour la démocratie du lider maximo à qui des millions de Kinois avaient réservé un accueil historique lors de son retour au pays le 27 juillet 2016. Ils étaient aussi plusieurs dizaines de milliers lors du meeting organisé sur le boulevard Triomphal au cours duquel le sphinx avait officiellement récusé le facilitateur Edem Kodjo. La polémique est dès lors lancée et il faudrait tirer les choses au clair.

Kodjo joue avec le feu

Le facilitateur Edem Kodjo doit s’expliquer par respect pour le peuple congolais sur cette révélation aux conséquences lourdes pour l’UDPS. Si ce parti a conclu un accord secret avec la MP, cela ne peut pas bénéficier à la nation entière parce que ce document ne peut être qu’une compromission ; en cette période d’impasse créée par le manque d’inclusivité du dialogue national politique que le chef de l’Etat a voulu inclusif.

En l’absence de l’UDPS et de Tshisekedi, il est quasi-impossible de parler d’inclusivité. Le pays risque de revivre les concertations politiques bis qui n’ont abouti qu’à la mise en place d’un gouvernement de cohésion nationale et des amnisties en faveur de miliciens du M23. Le dialogue national que facilite Edem Kodjo vise donc à corriger cette lacune qui a collé à la peau des assises de triste mémoire.

Diplomate de carrière à l’Organisation de l’unité africaine (OUA devenue UA), comme secrétaire général, il sait que le secret doit être gardé jalousement. En l’évoquant, il a violé le caractère secret de l’accord l’amenant ipso facto à la place publique.

Maintenant que l’UDPS le met au défi de rendre public ce document secret, il n’est plus question pour le facilitateur de se cacher derrière la réserve diplomatique ou le refus de polémiquer. Il faut recréer la confiance et cela passe par une transparence tous azimuts de sa part. Sa récusation par le Rassemblement risque d’être confirmée s’il joue à ce jeu dangereux de cache-cache de la politique interne de la RDC. La méfiance de l’Opposition sera davantage outillée dans la mesure où cette révélation est « une bourde » doublée d’une maladresse sans pareille pour un facilitateur en déficit de confiance de la partie qui le récuse.

Dans l’éventualité où le facilitateur ne trouverait pas d’intérêt à s’expliquer devant les Congolais, il ne lui restera qu’une issue, celle de la démission pour indélicatesse. « Même si l’accord avait existé, un facilitateur, diplomate de carrière, ne pouvait pas descendre si bas », a regretté un diplomate africain à Kinshasa.

En se lançant sur le chemin de la dénonciation, Edem Kodjo a fait un mauvais choix. Il s’est, sans doute, laissé entraîner par la Majorité présidentielle, mettant à nu ses rapports très compromettants avec la famille du chef de l’Etat. Un rapprochement que continue à dénoncer depuis toujours le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement. C’est une faute lourde qui ne manquera pas d’influer négativement sur sa mission de facilitation. Aujourd’hui, Edem Kodjo s’est mis à nu. Entre lui et la Majorité présidentielle, il y a un deal dont lui seul détient le secret.

Kodjo a péché. Il doit vite se repentir pour, ne serait-ce que, sauver sa mission. Tout comme, on attend voir l’UDPS fixer le plus rapidement possible l’opinion pour se laver de cet opprobre. Y a-t-il un accord Tshisekedi – Kabila ? Ça doit se savoir. C’est le moins que l’on puisse dire.

En empruntant un chemin incertain, Kodjo n’a pas imaginé les conséquences désastreuses qui pouvaient s’en suivre. Diplomate, Kodjo s’est laissé emporter par les émotions, assenant un coup fatal à sa crédibilité comme facilitateur. Il a rompu volontairement le contrat de confiance qui le lierait encore à la classe politique congolaise. C’est toute sa mission qui est compromise.

A-t-il encore une chance de rebondir ? Ses marges de manœuvre sont très réduites. Il ne va pas s’en sortir aussi facilement sans laisser des plumes.

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TERMES DE RÉFÉRENCE DU RASSEMBLEMENT POUR LA TENUE DU DIALOGUE « VÉRITABLE, CRÉDIBLE ET INCLUSIF »

A l’attention de Son Excellence Madame la Présidente de la Commission de l’Union Africaine, à Addis-Abeba(Aux bons soins de Monsieur le Représentant de l’Union Africaine en RDC).

Madame la Présidente,

J’ai l’honneur de vous transmettre en annexe à la présente les termes de référence en rapport avec la tenue du dialogue politique national inclusif en République Démocratique du Congo.

Vous remerciant de l’attention que vous voudriez bien accorder à la présente, veuillez croire, Excellence Madame la Présidente, en l’expression de ma très haute considération.

Le Président du Conseil des sages, Etienne Tshisekedi wa Mulumba

Termes de référence du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement pour la tenue d’un dialogue politique véritable, crédible et inclusif en vue du déblocage du processus électoral en République Démocratique du Congo

I. CONTEXTE

L’ordre politique actuel en République Démocratique du Congo tire son origine de l’Accord global et Inclusif signé à Sun City en Afrique du Sud, le 17 décembre 2002, par les délégués de la classe politique et de la Société civile, forces vives de la Nation, réunies en dialogue inter-congolais.

Dans cet Accord, il a été convenu de «mettre en place un nouvel ordre politique, fondé sur une nouvelle Constitution démocratique sur base de laquelle le peuple congolais puisse choisir souverainement ses dirigeants au terme des élections libres, pluralistes, démocratiques, transparentes et crédibles».

Par ailleurs, la Constitution du 18 février 2006, adoptée du reste par référendum populaire à 85%, impose au Président de la République un mandat de 5 ans renouvelable une seule fois.

Toutefois, les élections de 2006 et surtout celles de 2011 n’ont pas répondu à l’esprit de la Constitution, ni aux attentes légitimes des Congolais et n’ont pas été conformes aux standards internationaux.

Le chaos électoral qui en est résulté a poussé le Président Etienne Tshisekedi wa Mulumba, en toute responsabilité le 9 décembre 2011, à lancer un appel à la Communauté internationale pour qu’elle puisse aider les Congolais à trouver une solution à la nouvelle crise qui venait de naître.

Aussi, la communauté internationale ne cesse-t-elle pas de plaider pour la tenue en République Démocratique du Congo des élections démocratiques crédibles et apaisées pour consolider la paix, la démocratie et stabiliser les institutions républicaines.

A cet effet, les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies n°2098, 2147, 2211, 2277 et 2293 ont préconisé le dialogue politique comme la voie royale et le cadre idéal pouvant permettre aux Congolais de convenir des règles du jeu électoral garantissant, dans le respect de la Constitution de la République, la transparence, l’égalité des chances, la vérité des urnes et la paix civile.

Dans la perspective de la tenue d’un tel dialogue, le Rassemblement des Forces Politiques et sociales acquises au changement a noté que la mouvance présidentielle, telle qu’elle s’est élargie et restructurée à l’Hôtel Béatrice, vient de se doter d’un cahier des charges appelé « Feuille de route » à l’issue de son conclave tenu à cet Hôtel de mardi 23 à samedi 27 août 2016.

Pour sa part, le Rassemblement réaffirme, une fois de plus, que la Résolution 2277 (2016) du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 30 mars 2016 demeure la base d’organisation du dialogue politique pour mettre fin à l’impasse du processus électoral dans laquelle Monsieur

Joseph Kabila a plongé délibérément le pays pour se maintenir au pouvoir.

Le Rassemblement continue à en exiger la mise en œuvre intégrale et réitère sa disponibilité à y contribuer activement.

C’est dans ce cadre que, tout en prenant acte du cahier des charges des participants au conclave de l’Hôtel Béatrice, le Rassemblement présente ci-dessous à l’opinion nationale et internationale sa proposition pour la  tenue d’un dialogue politique efficace et véritablement crédible et inclusif, auquel il est prêt à participer.

II. ENGAGEMENTS PREALABLES DES PARTIES PRENANTES

Il est essentiel que les parties prenantes au Dialogue politique s’engagent préalablement à respecter sans condition:

1° l’intangibilité du Pacte Républicain et du nouvel ordre politique contenus dans l’Accord Global et Inclusif de Sun City, notamment en ce qui concerne la limitation, le nombre et la durée des mandats du Président de la République;

2° la Constitution du 18 février 2006,

3° la primauté de l’Etat de droit ainsi que les droits humains, les libertés fondamentales, individuelles et collectives;

4° la Résolution 2277 (2016) du Conseil de Sécurité des Nations Unies, plus spécialement dans ses dispositions concernant le dialogue politique, le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales ainsi que la libération de l’espace politique.

III. MESURES DE DECRISPATION, SIGNES DE BONNE FOI ET DE VOLONTE POLITIQUE

– Libération sans condition des détenus politiques et d’opinion, des activistes des droits de l’Homme et des journalistes (Voir liste du Rassemblement) ;

– Retour en toute sécurité et sans ennuis des exilés politiques congolais;

– Abandon des procédures judiciaires arbitraires contre les opposants et les membres de la Société civile;

– Arrêt de toute forme de harcèlements, d’intimidations et de menaces contre les membres de l’opposition tant à Kinshasa qu’à l’intérieur du pays;

Ouverture des médias publics à tous les courants d’opinion;

– Ouverture de tous les médias proches de l’opposition fermés;

– Dissolution des partis politiques ayant adopté les mêmes dénominations, symboles et signes distinctifs que les partis régulièrement constitués;

– Arrêt et abandon des tracasseries fiscales, administratives et policières contre les membres de l’opposition et de la Société civile.

IV. FACILITATION

Se fondant sur les raisons qui ont motivé la mise en place du groupe international de soutien par la communauté internationale et sur l’esprit de la résolution 2277, en particulier en son paragraphe 10, le Rassemblement soutient que ce groupe ne peut être ravalé au niveau de l’appendice à une quelconque structure du dialogue. Bien au contraire, le Rassemblement appelle, une fois de plus, à ce que le groupe international joue un rôle plus actif afin d’assurer une facilitation neutre et impartiale.

V. APPROCHE METHODOLOGIQUE

Le Rassemblement préconise une approche plus pratique et efficace consiste à demander aux parties prenantes leurs cahiers des charges respectifs et à procéder à des consultations en vue d’harmoniser les positions des uns et des autres sur les questions soulevées, au lieu d’ouvrir un débat général dans une plénière où les uns et les autres se livreraient à des déclarations de politique générale au risque d’ouvrir une autre conférence nationale souveraine ou un deuxième dialogue inter-congolais.

VI. IDENTIFICATION DES PARTIES AU DIALOGUE

Le Rassemblement constate que depuis la tenue du «Conclave de l’Hôtel Béatrice», les parties au dialogue sont clairement identifiées. D’un côté, la Mouvance Kabiliste élargie et restructurée à l’Hôtel Béatrice et, de l’autre, le Rassemblement des Forces Politiques et Sociales et tous ceux avec qui il partage la vision.

Par conséquent, le Rassemblement invite le Groupe international de Facilitation à procéder sans tarder aux consultations des parties prenantes congolaises au dialogue politique en vue de :

1° harmoniser leurs cahiers des charges respectifs;

2° dégager les éléments permettant de construire graduellement un consensus sur l’organisation des prochaines élections présidentielle et législatives qui respecte la Constitution.

VII. FORMAT DU DIALOGUE POLITIQUE

Pour le Rassemblement, les participants au dialogue· sont issus exclusivement de l’Opposition Politique, de la Mouvance Présidentielle et de la Société Civile et regroupés en deux composantes à savoir :

– la Mouvance Présidentielle élargie et restructurée à l’Hôtel Béatrice ;

– le Rassemblement et tous ceux avec qui il partage la vision.

Le nombre des participants au Dialogue politique ne peut dépasser 100 à raison de 50% par composante.

La facilitation, n’étant pas partie prenante au dialogue, ne peut avoir ses invités à elle.

VIII. MATIERES

Le point central à débattre au Dialogue politique est le processus électoral, comprenant notamment:

– le fichier électoral;

– le calendrier électoral et l’ordre des priorités des élections;

– la neutralité, l’indépendance et l’impartialité des institutions et services publics impliqués dans le processus électoral, notamment la CENI, la Cour constitutionnelle, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), la territoriale, l’Armée, la Police, les services de sécurité, les sociétés d’Etat et les Etablissements publics;

– la sécurisation des élections ;

IX. GARANTIES DE BONNE FIN

Fait à Kinshasa, le 31 août 2016.

Pour le Rassemblement

Le Président du Conseil des Sages

Etienne TSHISEKEDI wa MULUMBA

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