lundi , 29 mai 2017
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Le glissement du calendrier électoral tant redouté en RDC est incontournable

A moins que l’on soit irréaliste, le glissement du calendrier électoral tant redouté en République démocratique du Congo (RDC) est incontournable au stade actuel. D’où, la nécessité d’un accord politique quant à ce.

Le sujet sera bel et bien discuté au dialogue dont les travaux du Comité préparatoires sont en cours depuis mardi. C’est ce qu’ont décidé, jeudi 25 aout 2016, les délégués ayant pris part à ces travaux dans la Feuille de route du dialogue.

« Toutes les parties sont aussi d’accord pour ajouter un nouveau thème dans l’agenda : Nécessité d’un accord politique et les mécanismes de sa mise en œuvre. Ce sujet traitera aussi du point relatif à la continuité de l’état, au cas l’élection présidentielle ne se tiendra pas selon les délais constitutionnels », lit-on dans le rapport de la deuxième journée des travaux qui se sont déroulés à huis clos.

Les parties prenantes se sont également accordées pour inclure deux thèmes à l’agenda. Il s’agit notamment, de l’évaluation du processus électoral dont le fichier est un des éléments. Ainsi qu’un code de bonne conduite pour tous les partis politiques qui seront engagés dans les élections.

Alternance politique

Par ailleurs, le débat de fond sur le projet de la Feuille de route s’est focalisé sur quelques points essentiels. Majorité et opposition se sont confrontées sur l’introduction ou non de la notion : « alternance politique ».

Cet alinéa de la Feule de route stipule : « la détermination des parties prenantes à renforcer l’état de droit par le respect des valeurs de la démocratie, de la bonne gouvernance, de la tolérance et de la justice ». Mais, aucun consensus ne s’est dégagé à ce niveau. Car, pour l’opposition, c’est l’alternance politique qui devrait faire l’objet des discutions au dialogue, le président actuel ayant terminé ses deux mandats.

La Majorité ne voit pas les choses sous cet angle. Pour elle, le dialogue doit porter sur l’organisation des élections qui pourraient aboutir à l’alternance.

Représentativité

Néanmoins, les participants toutes tendances confondue, sont unanimes sur le fait qu’une disposition du projet de la feuille de route dispose que les participants au comité préparatoire sont d’office délègues au dialogue. Cependant, concernant la représentativité des délégués au dialogue, une divergence fondamentale a éclaté entre d’une part, les partis politiques (MP et opposition) et la société civile, d’autres parts.

Il a fallu au moins, une heure 30 minutes de concertations entre les protagonistes, pour arriver à un consensus minimal accepté par la société civile. Donc, 68 délégués pour la MP ; 68 pour l’opposition, 39 pour la société civile et 25 pour les personnalités.

Pour la représentativité des femmes et jeunes au dialogue, un consensus a été trouvé. Un nombre raisonnable de femmes et jeunes prendra part à ces assises et le facilitateur se chargera de veiller au respect de ces engagements auprès des différentes parties

Il sied de relever que l’engagement a été aussi pris pour se référer aux instruments juridiques internationaux et nationaux, notamment la Résolution 2277 et la Constitution congolaise, dans le contexte de ce dialogue.

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