dimanche , 17 décembre 2017
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Felix et Etienne TSHISEKEDI
Felix et Etienne TSHISEKEDI

Dialogue, passage obligé pour des élections apaisées en RDC

Etienne Tshisekedi portera une responsabilité historique concernant la réussite ou l’échec de ce forum national compris par tous comme un passage obligé en vue d’atteindre l’organisation des élections apaisées.En dépit de son ton ferme et dur dans le communiqué du 29 août du Rassemblement, Etienne Tshisekedi a tendu une perche à la Majorité présidentielle. Objectivement, l’on ne pourrait pas dire qu’Etienne Tshisekedi ne veut pas du dialogue. « Nous pensons qu’Etienne Tshisekedi peut créer un événement. On ne voit pas comment il dirait non au dialogue. Sans doute, le peuple est prêt à accompagner Etienne Tshisekedi à ce forum national de la dernière chance », a confié un acteur politique de l’Opposition. Des sources dignes de foi indiquent que tous les états-majors des partis politiques de l’Opposition sont en ébullition. Ils sont d’avis qu’il serait de bon aloi de capitaliser ces énièmes négociations que la communauté internationale a accepté d’accompagner afin d’éviter à la RDC de sombrer dans un nouveau cycle de violence. Selon nos sources, les états-majors des partis et regroupements politiques de l’Opposition sont train de cogiter en vue d’arrêter des stratégies dans l’objectif de participer aux travaux du dialogue national.

Le succès du processus de dialogue en cours dépendra, non seulement du dépassement de chaque partie pour la cause majeure de la patrie, mais aussi de son caractère inclusif. A l’approche de la date du démarrage des travaux proprement dits, des sources indiquent que les états-majors de l’Opposition s’activent et peaufinent des stratégies pour monter à bord du train et faire bouger les lignes de l’intérieur. Objectif : obtenir un vrai dialogue devant déboucher sur l’alternance dans les délais constitutionnels.

Le train du dialogue national doit, sauf imprévu, quitter la gare le jeudi 1er septembre 2016, selon les dernières prévisions de la facilitation, lors de la clôture des travaux préparatoires. Cependant, faute d’inclusivité, le dialogue politique national ne pourrait démarrer dans la sérénité et atteindre ses nobles objectifs.

Et pour cause. Des poids lourds de la scène politique congolaise n’ont pas encore adhéré à ce forum national dans son format actuel. Ils continuent d’exiger plus de mesures de décrispation de la situation politique.

Le « Rassemblement », la plus grande plateforme des forces politiques et sociales de l’Opposition, présidée par Etienne Tshisekedi, n’est pas d’accord sur la manière dont le processus du dialogue est mené. Dans une récente déclaration, le « Rassemblement » est revenu sur ses préalables dont certains ne sont pas encore rencontrés. Des prisonniers politiques sont encore en détention. Des médias appartenant aux acteurs politiques de l’Opposition sont toujours fermés. Des opposants sont contraints à un exil forcé à l’étranger du fait des poursuites judiciaires lancées injustement à leur endroit.

Ces faits constituent un grain de sable dans les essieux du train du dialogue. Aussi se dégage-t-il la nécessité de rassembler les forces vives, particulièrement celles qui comptent, en vue de résoudre la crise politique, avant l’organisation des élections dans un climat apaisé. D’où, toute l’importance de l’inclusivité du dialogue. Cependant, au stade actuel, ces pourparlers sont réputés être entachés de méfiance, d’exclusion, d’agendas cachés et donc, loin de planter le décor d’un climat d’apaisement et de détente entre les principaux protagonistes de la scène politique congolaise.

Que faire pour sortir du bourbier actuel ? Chaque partie prenante est appelée à mettre un peu d’eau dans son vin. La récente déclaration du Rassemblement a laissé entrevoir, au-delà de son caractère quelque peu radical, une brèche qui ne ferme pas totalement la porte aux négociations. D’aucuns se saisissent de cette opportunité pour rappeler que le dialogue a mis tout le monde d’accord, malgré les réticences de départ de la majorité au pouvoir.

Après les élections chaotiques de novembre 2011, le président de l’UDPS a été le premier à réclamer un dialogue national pour résoudre la crise née de ces scrutins. N’en est-il pas l’initiateur ? A sa suite, beaucoup d’autres acteurs au niveau interne et international ont encouragé cette idée qui a fait du chemin jusqu’à sa formalisation dans la résolution 2277 du Conseil de sécurité des Nations unies.

C’est dans cette même optique que les travaux de Genval (Belgique) en juin dernier ont trouvé leur justification. Ce conclave de l’Opposition, tenu à l’invitation d’Etienne Tshisekedi, a débouché sur un appel à un dialogue inclusif et crédible pour une passation pacifique du pouvoir le 20 décembre 2016, date d’expiration du deuxième et dernier mandat de l’actuel président de la République.

Mais auparavant, l’UDPS avait eu plusieurs rencontres avec la Majorité présidentielle dans le cadre du pré-dialogue. Les deux parties se sont rencontrées aussi bien en Espagne, en Italie, en France qu’en Belgique pour préparer le dialogue. Des points de convergence ont été dégagés entre les deux parties.

Revenu au pays le 27 juillet 2016, Etienne Tshisekedi a tenu quatre jours plus tard, un meeting au cours duquel il a annoncé que le « Rassemblement » était disposé à participer au dialogue selon l’esprit et la lettre de la R227, moyennent quelques préalables.

Les états-majors en alerte

En clair, le président national de l’UDPS portera une responsabilité historique concernant la réussite ou l’échec de ce forum national compris par tous comme un passage obligé en vue d’atteindre l’organisation des élections apaisées.En dépit de son ton ferme et dur dans le communiqué du 29 août du Rassemblement, Etienne Tshisekedi a tendu une perche à la Majorité présidentielle. Objectivement, l’on ne pourrait pas dire qu’Etienne Tshisekedi ne veut pas du dialogue.

« Nous pensons qu’Etienne Tshisekedi peut créer un événement. On ne voit pas comment il dirait non au dialogue. Sans doute, le peuple est prêt à accompagner Etienne Tshisekedi à ce forum national de la dernière chance », a confié un acteur politique de l’Opposition.

Des sources dignes de foi indiquent que tous les états-majors des partis politiques de l’Opposition sont en ébullition. Ils sont d’avis qu’il serait de bon aloi de capitaliser ces énièmes négociations que la communauté internationale a accepté d’accompagner afin d’éviter à la RDC de sombrer dans un nouveau cycle de violence. Selon nos sources, les états-majors des partis et regroupements politiques de l’Opposition sont train de cogiter en vue d’arrêter des stratégies dans l’objectif de participer aux travaux du dialogue national.

Le leitmotiv serait de se faire violence en acceptant de participer au dialogue et mener le combat de l’intérieur.Ce combat consiste à batailler dur pour obtenir l’inclusivité tant souhaitée par tous, œuvrer à ce que ces assises arrêtent un agenda clair des échéances électorales devant consacrer à la fois le respect de la Constitution mais aussi l’alternance. Il nous revient que les opposants, dans leur analyse, estiment qu’il est toujours possible d’amender la feuille de route rendu publique par le comité préparatoire au dialogue.

Ne pas décevoir la communauté internationale

Jusqu’ici, la communauté internationale ne ménage aucun effort pour accompagner la République démocratique du Congo. Le Congo-Kinshasa est un pays majeur en Afrique centrale dont une crise pourrait avoir des répercussions sur le plan régional voire africain. Pour la communauté internationale, tout doit être fait pour éviter une crise majeure aux conséquences incalculables. Aussi n’est-elle pas disposée à soutenir toute partie congolaise qui s’aviserait à se maintenir au pouvoir par la force ou à accéder au pouvoir par une insurrection qui se solderait par un bain de sang.

Dès lors, les acteurs politiques congolais, de la Majorité comme de l’Opposition, ont intérêt à tenir compte des considérations des partenaires de la RDC.Il est temps que les uns et les autres revoient leur copie pour sauver la nation à travers le dialogue.

[lePotentiel]

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