jeudi , 23 février 2017
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RDC : « KABILA » n’a aucune envie de quitter le pouvoir

Comme tout le monde le sait, il n’est pas besoin d’être expert en analyse politique pour admettre l’évidence selon laquelle Joseph Kabila n’a aucune envie de quitter le pouvoir, de manière civilisée, ce 19 décembre 2016, à minuit, date et heure limites, prévues pour la fin de son second et dernier mandat présidentiel, non renouvelable. Devant une telle impasse, force est pour le peuple congolais, de ne plus parler du 19 Décembre 2016, mais plutôt d’anticiper cette date en répétant, inlassablement notre volonté de voir Joseph Kabila quitter le pouvoir et pour précipiter la chute de son fauteuil présidentiel, qu’il ne semble pas vouloir quitter démocratiquement ! Il faut donc que Joseph Kabila Kabange, sente venir l’orage, le soulèvement populaire violent !

Comme tout le monde le sait, il n’est pas besoin d’être expert en analyse politique pour admettre l’évidence selon laquelle Joseph Kabila n’a aucune envie de quitter le pouvoir, de manière civilisée, ce 19 décembre 2016, à minuit, date et heure limites, prévues pour la fin de son second et dernier mandat présidentiel, non renouvelable. Au contraire, ce dernier ne cesse de créer des obstacles hostiles aux intérêts de notre Nation, de notre peuple, et de notre démocratie naissante.

Comme tout le monde le sait, Joseph Kabila, depuis sa réélection contestée de novembre 2011, jusqu’à ce jour, cinq ans durant, ce potentat, hormis son caractère flegmatique, est souvent demeuré rêveur et évasif, donnant plutôt l’impression d’un piètre président, sans légitimité, et en manque de ressources intellectuelles suffisantes, qui lui permettent de gérer avec parcimonie un Etat moderne, de la taille du Congo Kinshasa, devenu, par le concours des circonstances malheureuses, un Etat défaillant. Bref, Joseph Kabila n’est qu’un imposteur dangereux aux origines identitaires méconnues. Avec le parcours de vie d’un homme empreint de contradictions et de mystifications.

En dépit de ce paradoxe, ses lieutenants qui se recrutent au sein de la « Majorité Présidentielle », et dont les noms et prénoms sont cités ci-dessous : Lambert Mende Omalanga, Aubin Minaku, Henri Mova Sakanyi, Gaspard Mugaruka bin Mubibi, Daniel Makila, et avec eux toute la clique de malvoyants, tous donc, rêvent en lieu et place de la rupture plutôt d’une prolongation du bail de Joseph Kabila à la tête de l’Etat congolais, même si, se confirme de plus en plus, le comportement hébété de l’homme qui trône de manière arbitraire au sommet de l’Etat congolais.

C’est un mécréant et un spectre illuminé, au service de l’Etranger, particulièrement du Rwanda qui lui assure le souffle nécessaire, par l’envoi au sol, des troupes d’élite de l’Armée rwandaise, qui assurent sa survie politique. Et en même temps, ces troupes maintiennent en place, son régime politique tant décrié par le peuple congolais. Et, tout ceci se tolère avec la naïve collaboration d’une bande de Congolais, fils égarés par aveuglement.

On peut naturellement citer le cas de la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI en sigle, qui, elle, ne joue pas franc jeu. Celui d’organiser notamment, dans les délais constitutionnels, l’élection majeure dite « présidentielle » afin d’assurer l’alternance démocratique voulue par la Constitution.

En lieu et place, Monsieur Corneille Nangaa, actuel président de la CENI, coopère avec Joseph Kabila, moyennant corruption, pour désorganiser complètement la machine électorale. Bref, il est le fusible, placé intentionnellement à la tête de la CENI, non seulement pour brouiller les cartes, mais également et surtout, pour être la voie d’annonce d’un report, sine die, des élections de 2016 pour défaut de logistique réalisable.

Il est donc acquis que Joseph Kabila, et son conglomérat d’aventuriers, n’ont vraiment pas la volonté politique de vivre une réelle alternance politique. Ils veulent le chaos et l’affrontement avec le peuple congolais, longtemps désabusé. Pour cela, ils retardent délibérément l’organisation de l’élection présidentielle de 2016, en privant la CENI des moyens d’action nécessaires, tout cela dans la perspective d’un glissement fomenté, soit un accord tacite qu’on accorderait à Joseph Kabila, pour exercer ses fonctions présidentielles au-delà de 19 Décembre 2016. Fort de l’arrêt de la Cour Constitutionnelle, qui a déjà été pris en amont !

Abordant dans le même sens, André Atundu Liongo, transfuge du « mobutisme » anachronique, devenu même, par la suite, chantre du « kabilisme » mécréant, a tranché sans scrupule, que le 19 Décembre 2016, Joseph Kabila sera toujours président de la République, et le ciel ne tombera pas. »

Ne s’agit-il pas ici d’une provocation, destinée au peuple congolais pour susciter en eux une psychose, une panique, voire une maladie mentale, qui les conduirait en consultation médicale, face à un psychiatre, pour un début de possible démence ?

On sait que depuis 2013, Joseph Kabila Kabange cherche en vain une issue lui permettant de rester au pouvoir. Avec ce schéma soutenu à tour des bras par Lambert Mende Omalanga, Henri Mova Sakany et André Atundu Liongo, on revient inconsciemment à Mobutu, parce que comme à l’époque, on ramène l’Etat congolais aux intérêts, et à la volonté d’un individu au pouvoir.

A moins que toute l’Opposition congolaise reste naïve, elle aussi, et corrompue par le pouvoir « kabiliste », qui distribue l’argent du Trésor public à volonté, et s’estime en droit de jouer un double jeu, celui du raccourci vers le dialogue inclusif ! Est-il encore nécessaire, au stade actuel de dialoguer avec Joseph Kabila, un intrus, voire un fou en liberté, qui a vidé au dialogue sa substance, en prenant le pays entier et ses institutions en otage ? Et, pour parler de quoi ? D’élections, ou d’une transition truquée d’avance ?

En réalité, Joseph Kabila est le centre du problème et l’incarnation du mal congolais. Il ne peut donc être à la fois le problème et la solution. Sa place est en prison pour haute trahison de son serment constitutionnel.

De plus, les circonstances de son accession accidentelle à la tête de l’Etat congolais, doivent faire l’objet d’un examen approfondi, pour en déceler les contours. Il en sera de même pour l’arbre généalogique qui lui attribue faussement l’appartenance ou mieux, la descendance dans le clan de Laurent Désiré Kabila.

Ancien Administrateur de Territoire à Kabongo, dans le Haut Lomami (Kamina), l’auteur de ces lignes maîtrise à la perfection les traditions et le fonctionnement du pouvoir coutumier et éventuellement le mode de succession au trône chez les Balubakat, dans une collectivité chefferie notamment. Son expertise enrichissante dans ce domaine, apportera certes un éclairage évident sur cette problématique.

Ces éléments réunis doivent nous permettre d’établir le parallélisme de cause à effet, de son imposture, et conjointement du régime de coercition, d’assassinat et de pillage des ressources du pays, savamment mis en place par les tenants du pouvoir, pendant toute la durée du règne de Joseph Kabila, un clown, et un véritable colonisateur à peau noire !

Puisqu’il en est ainsi, il revient au peuple congolais de ne pas être naïf, et, selon l’article 64 de la Constitution de la République, d’empêcher, dès maintenant, et vigoureusement, Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir par la force des armes !

Pour assainir l’atmosphère politique tendue, Joseph Kabila est obligé de lâcher ses intentions et ambitions politiques les plus clairement possible, dans l’obligation où il est, poussé, d’éviter un chaos majeur, qui pointe déjà à l’horizon !

Devant une telle impasse, force est pour le peuple congolais, de ne plus parler du 19 Décembre 2016, mais plutôt d’anticiper cette date en répétant, inlassablement notre volonté de voir Joseph Kabila quitter le pouvoir et pour précipiter la chute de son fauteuil présidentiel, qu’il ne semble pas vouloir quitter démocratiquement !

Il faut donc que Joseph Kabila Kabange, sente venir l’orage, le soulèvement populaire violent !

[Bamba di Lelo]

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