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Meeting du Rassemblement, Kinshasa, 31 Juillet 2016
Meeting du Rassemblement, Kinshasa, 31 Juillet 2016

L’Occident veut bien contrôler la RDC

Ce sont les idées qui poussent les humains à passer à l’action. Les actions que posent les humains sont bonnes ou mauvaises selon que leurs idées sont aussi bonnes ou mauvaises. Dans la jungle politique congolaise où les protagonistes se permettent tous les coups, la malignité et l’espièglerie sont largement mises à contribution, sous l’instigation des capitales occidentales qui ne jurent que par un contrôle impérialiste parfait de la RDC vu sa superficie et son poids géostratégique, pour insuffler des idées au peuple. Des idées qui, se servant de l’alibi de la démocratie, feront faire au peuple congolais, méthodiquement intoxiqué et berné au-préalable, des actions dont les bénéficiaires sont les Occidentaux et leur clique des collaborateurs locaux.

« Parlant du processus électoral, il (Etienne Tshisekedi) a invité le peuple à se prendre en charge après le 19 décembre 2016, date qu’il considère comme fin du préavis de Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 », est l’une des brides du reportage que le site onusien, http://www.radiookapi.net/, a réalisé sur le meeting du Coordonnateur du Rassemblement, Etienne Tshisekedi. Beaucoup se sont réjouis que le lidermaximo ait invité le peuple à se prendre en charge. Mais le contexte dans lequel il l’a dit dissimule beaucoup de sous-entendus qu’il sied d’élucider de peur que le peuple congolais ne pose une action qui produira un  effet boomerang dans un proche avenir contre lui. Il sied de noter que feu le Président M’zee Kabila avait fait de cette locution un des piédestaux de sa doctrine politique. D’aucuns ont même dit que sur ce point, Etienne Tshisekedi rejoignait M’zee Kabila. Ce dernier était raide opposé à l’impérialisme contre son pays au point d’en être envoyé ad patres. Est-ce le cas pour Etienne Tshisekedi ? L’on ne peut pas être contre les impérialistes et travailler en même temps pour leur triomphe en RDC. Une mise en scène est donc faite pour que le peuple aide les Occidentaux à atteindre leurs objectifs en RDC. Une mise en scène qu’il convient d’élucider.

Passé politique proche d’Etienne Tshisekedi

Il est caractérisé par un opportunisme politique manifeste. Etienne Tshisekedi a rejoint le RCD-Goma, peu avant la tenue du dialogue inter-congolais à Sun City. Une action que les nationalistes congolais ont condamnée même s’il s’en défendait, faisant croire qu’il l’avait fait pour sauver le dialogue qui n’était pourtant pas en danger. Pour lui, c’était une façon de  s’assurer un poste en s’appuyant sur qui les Congolais rejetaient. Il n’en aura retiré qu’un mirage, car il n’a pas fait partie de l’équipe dirigeante de la RDC durant la transition « 1+4 ».

En 2011, de retour de Bruxelles, Tshisekedi déclare aux Kinois qu’il venait de chez ceux qui donnent le pouvoir aux dirigeants de la RDC et que  cette fois, le pouvoir sera à eux, à lui et à l’UDPS. En d’autres termes, il s’était entendu avec les Occidentaux faiseurs des présidents au Congo pour qu’ils l’y établissent chef  de l’Etat. Il a flirté financièrement avec la firme canadienne First Minerals Quantum, qui a financé sa campagne électorale. D’après les sources concordantes, il avait rassuré des contrats miniers juteux à cette firme au cas où il briguerait la présidence de la RDC. Après son échec à la présidentielle de 2011, l’UDPS continuait à conscientiser l’opinion congolaise sur les avantages que la RDC a perdus en fermant les portes à la firme canadienne, selon les sources de l’internet.

Il y a  eu ensuite, le dossier vente de l’île Mateba. Selon  des sources concordantes, l’UDPS a accédé à la vente de cette île aux Occidentaux pour qu’ils l’aident à jouir de son impérium. L’affaire a fait un grand scandale lors qu’elle a été ébruitée.

Enfin, alors qu’il était pro-dialogue, E.Tshisekedi est devenu tout d’un coup artisan astucieux de sa non-tenue en récusant son facilitateur pour qu’il n’ait pas du tout lieu en satisfaisant l’agenda occidental. Pour plusieurs observateurs, face à l’échec des structures conjoncturelles mises en place pour faire échec au dialogue, les Occidentaux ont approché le sphinx de Limeté pour réaliser l’unité de l’opposition, condition  sine qua non pour espérer battre soit Joseph Kabila, soit le candidat que la Majorité Présidentielle alignerait pour la présidentielle. Le conclave de Genval a donc été tenu. Le Rassemblement des forces acquises au changement qui en est issu a la même mission que toutes les structures fantoches créées avant pour réussir le même objectif comme les mouvements citoyens, le Front citoyen 2016.

L’Occident veut, malgré son travail souterrain, faire croire à l’opinion que la déchéance de Joseph Kabila se sera faite démocratiquement, par un mouvement spontané du peuple congolais. C’est donc toujours le schéma du soulèvement populaire qui est retenu par les stratèges occidentaux.

Tshisekedi a été mis à contribution parce qu’il peut se faire écouter par le peuple. Il doit inciter le peuple à se soulever contre Joseph Kabila en se servant des prétextes d’apparence vrais comme la date du 19 septembre à laquelle normalement les élections législatives et présidentielle devraient être convoquées et la date de la fin du « préavis » jusqu’au 19 décembre que Tshisekedi a accordé à Joseph Kabila. Le tout dans l’ignorance de l’article 70 de la Constitution de la RDC qui autorise au président fin mandat de  rester au pouvoir jusqu’à l’installation d’un nouveau président élu. Dans les calculs, les vraies difficultés pour respecter le délai constitutionnel sont ignorées et interprétées comme des manœuvres dilatoires. L’opposition que dirige maintenant le sphinx de Limeté ignore que c’est elle qui exigeait la fiabilisation du fichier actuel des élections ainsi que l’enrôlement de nouveaux majeurs.

De toute évidence, le Rassemblement privilégie maintenant, fort du succès de mobilisation récolté le 27 juillet dernier au retour de Tshisekedi à Kinshasa et lors du meeting tenu quatre jours plus tard sur la place triomphale à Kinshasa. Dans son message le lidermaximo a préparé le peuple au soulèvement si son préavis n’est pas respecté.  Interprétant les deux dates prétextes données par Etienne Tshisekedi, RFI écrit, sur son site : « …Concrètement, cela signifie que l’opposition va jouer la carte de la rue. L’UDPS va mettre en place un programme d’actions et de mobilisation, selon son porte-parole pour empêcher « que le président ne reste en exercice en dehors du cadre constitutionnel ». Grève, tintamarre et appels à la ville morte sont à prévoir, ainsi qu’une tournée du président de l’UDPS… »

Se prendre en charge dont a parlé Etienne Tshisekedi, c’est donc le soulèvement populaire contre le régime Joseph Kabila. Ce n’est pas le fait de réclamer que l’indépendance et la souveraineté de la RDC soient respectées. Ce n’est pas la stigmatisation  des contrats léonins que l’Occident impose à la RDC, l’insécurité ambiante à l’Est à cause de l’appui de l’Occident au Rwanda et à l’Ouganda ou des ingérences étrangères dans les affaires internes de la RDC. Par des intox et des impostures spéciales basées sur les thèmes de l’agenda américain que sont le respect de la Constitution, la démocratie et l’alternance, le Rassemblement planifie un soulèvement populaire à Kinshasa avec de petites manifestations analogues dans l’arrière-pays. Si l’action aboutit, une transition peut être mise en place durant laquelle, non plus selon la Constitution mais pour le récompenser, Etienne Tshisekedi pourra être le président intérimaire de la RDC. Le schéma à la burkinabè qui  revient. La transition sera suivie de la présidentielle qui  sera remportée par Moïse Katumbi selon le plan des Occidentaux. Une fois au pouvoir, il dirigera selon les convenances et diktats occidentaux dont le système perpétuera au grand dam du peuple congolais.

Le Rassemblement clame le respect de la Constitution pour des articles qui sont favorables à son ambition de ravir le pouvoir à l’actuelle majorité.

Elle prend soins  d’ignorer ou d’interpréter selon son ambition l’article 70 de la Constitution. Elle récuse l’actuelle Cour Constitutionnelle et lui méconnaît les prérogatives que la même Constitution lui donne. La génération des « Genvallois » s’attèle à la réalisation de l’agenda de l’Occident en RDC et celui-ci exploite les ambitions et haines des opposants congolais contre Joseph Kabila pour arriver à ses fins. Pour ces opposants, c’est aussi leur tour d’être utilisés par l’Occident contre leurs propres pays et peuple. Et en vertu de leur passion pour la gloire et l’enrichissement personnels, ils acceptent que la RDC soit encore maintenue dans l’échaudoir occidental. S’il faut que le peuple se prenne en charge,  c’est au fond contre le Rassemblement qui incarne la prédation impérialiste de leur pays.

En réalité, l’Occident veut bien contrôler la RDC  en mettant les membres du Rassemblement au pouvoir qui ne désobéiront pas à leurs impositions.

[Samy BOSONGO/droite congolaise]

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