samedi , 16 décembre 2017
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Membres de l'ONG Codelt en reunion.
Membres de l'ONG Codelt en reunion.

Violation du moratoire forestier : La crédibilité de Greenpeace mise en cause

Violation du moratoire forestier par l’attribution des nouvelles concessions en RDC, une ONG congolaise balaie d’un revers de la main les allégations de Greenpeace qu’elle qualifie de « manipulation insidieuse de l’information pour nuire à sa crédibilité ». Le Codelt rappelle aussi à Greenpeace qu’en l’absence de toute preuve attestant que sa direction a missionné ses agents à participer à l’activité autour des concessions litigieuses tel qu’il l’a été indexé, le but d’une pareille dénonciation, pour autant qu’il ne repose sur aucun fondement, n’est rien d’autre que « de la diffamation destinée à créer délibérément le doute sur sa crédibilité auprès du grand public, du monde environnemental et de ses partenaires techniques et financiers.

Le Conseil pour la défense environnementale par la légalité et la traçabilité (Codelt) rejette les allégations de Greenpeace qui l’accusent d’avoir collaboré à la violation du moratoire décrété par le gouvernement sur l’attribution de nouveaux contrats d’exploitation industrielle des forêts. La direction de cette Asbl a fait cette déclaration, mercredi 13 juillet, au cours d’une conférence de presse organisée, à son siège situé à Gombe.

En attendant une analyse détaillée de la situation ainsi que des documents y afférents, Codelt entend soutenir sans faille le moratoire sur l’attribution de nouvelles concessions forestières. L’ONG rappelle qu’elle n’est ni de loin, ni de près, associée à la signature des contrats mis en cause.

« En effet, aucune correspondance, invitation ou document en rapport avec les faits mis en cause ne porte le sceau, l’en-tête ou la signature de Codelt, prouvant une participation quelconque, directe ou indirecte, à la fois dans l’attribution des contrats concernés et dans les activités d’accompagnement de ces nouveaux concessionnaires à négocier les accords sur la clause sociale avec les communautés locales », a précisé Me Augustin Mpoy, directeur exécutif de Codelt.

Le Codelt rappelle qu’avec Greenpeace, « il fait partie de la coalition des ONG de la Société civile, nationale et internationale, qui se sont inscrites en faux contre la levée du moratoire, si les conditions de sa levée posées par décret n’ont pas été intégralement remplies. Et qu’à ce titre, il reconfirme sa position déjà maintes fois exprimée publiquement, notamment lors de la conférence de presse organisée, il y a quatre mois, par Greenpeace, dans ses bureaux à Kinshasa, pour dénoncer la tentative de la levée du moratoire ».

Diffamation

Le Codelt rappelle aussi à Greenpeace qu’en l’absence de toute preuve (correspondance, ordre de mission ou tout autre document officiel de Codelt) attestant que sa direction a missionné ses agents à participer à l’activité autour des concessions litigieuses tel qu’il l’a été indexé, le but d’une pareille dénonciation, pour autant qu’il ne repose sur aucun fondement, n’est rien d’autre que « de la diffamation destinée à créer délibérément le doute sur sa crédibilité auprès du grand public, du monde environnemental et de ses partenaires techniques et financiers. D’autant plus qu’il est bien connu que les actes isolés posés par des individus ne peuvent, en aucun cas, engager une organisation, sauf s’ils sont porteurs d’un mandat exprès ».

Au regard de ce qui précède, Me Augustin Mpoy menace d’ester en justice : « C’est pourquoi, si aucune explication plausible n’est apportée pour justifier sa mention dans le rapport et dans ces lettres habituellement sensationnelles, alors même qu’une évaluation conjointe et préalable a clarifié les responsabilités et conclu à l’inopportunité d’une pareille mention, Codelt n’exclut pas de déférer Greenpeace en justice pour diffamations et imputations dommageables, qui sont des faits punis par le code pénal congolais ».

Clarification des faits

En attendant les informations documentées sur ces imputations et d’y réserver une suite conséquente, Codelt apporte d’ores et déjà les clarifications et mesures là-dessus.

Le lundi 11 juillet 2016, la direction de Codelt a appris que le ministre de l’Environnement avait alloué quatre nouveaux contrats forestiers, dont trois en 2015 et un en 2016 qui, de toute évidence et à première vue, semblent avoir effectivement violé le moratoire.  Les experts ayant travaillé sous un contrat de Codelt à la Mission de facilitation des négociations des clauses sociales de cahiers des charges des contrats des concessions forestières (Projets du ministère de l’Environnement sur financement de la Banque mondiale) pour la signature des accords sur les investissements sociaux entre les concessionnaires forestiers et les communautés locales, ont été contractés à titre individuel cette fois-ci par des entreprises forestières bénéficiaires de ces nouveaux contrats, pour accompagner leurs négociations avec les communautés locales. Codelt a été fortuitement informé de leur déplacement, et a lié ces prestations individuelles à la suite des travaux réalisés antérieurement, sous la mission de facilitation susmentionnée.

Tous ces faits ont bel et bien été portés à la connaissance de l’équipe de Greenpeace, lorsqu’elle a approché Codelt.  C’était à l’occasion des investigations qu’elle menait sur cette affaire en vue de s’enquérir de son niveau d’implication. Après une évaluation interne de Greenpeace, Codelt a reçu de celle-ci des assurances que si tels étaient les faits, il n’y avait nullement lieu de mentionner son nom dans le rapport qu’elle établirait à cet effet.

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