dimanche , 17 décembre 2017
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Afrique : Une croissance économique à triple casque

Alors que plusieurs approches mises en place pour assurer le développement de l’Afrique n’ont pas donné des résultats escomptés, le Japon, à travers son agence de coopération internationale (JICA), reste convaincu que le décollage du continent noir partira d’une croissance économique à triple casque. A savoir, une croissance résiliente, durable et inclusive.

Pour le Japon, il est temps d’expérimenter un autre modèle de développement capable de sortir l’Afrique, continent pourtant riche en ressources naturelles, de la situation difficile dans laquelle vit sa population. C’est dans ce cadre que M. EguchiHideo, directeur du département Afrique de la JICA  s’exprimant depuis le siège de cette agence à Tokyo, s’est empressé d’affirmer «Pour le développement de l’Afrique, le Japon tient à la croissance économique de qualité qui soit à la fois résiliente, durable et inclusive».

Poursuivant ses explications, EguchiHideo a fait savoir que la  croissance économique résiliente est capable de résister aux chocs de la conjoncture économique internationale. Il a, pour preuve, évoqué le cas de la baisse des prix des matières premières qui a déréglé toutes les prévisions de croissance du continent africain. C’est pour cette raison, argumente-t-il, que «Les Etats africains doivent penser à changer leurs structures économiques». Avant de les inviter clairement à emprunter la voie de l’industrialisation par exemple.

« C’est dans ces conditions que la croissance économique de l’Afrique pourra s’inscrire dans la durée en ne laissant derrière aucun partenaire susceptible de contribuer à cette croissance », a encore expliqué le directeur du département Afrique de la JICA.

Ces trois caractéristiques importantes que l’on peut regrouper sous le sigle «RDI» ne manqueront pas de dominer le débat lors de la 6ème Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD VI). En plus de se tenir dans un pays africain (Kenya), cette conférence aura la particularité d’être ouverte aux acteurs tant étatiques que privés. Même la Société civile prendra part aux travaux de Nairobi. C’est le moins que l’on puisse dire de la  détermination du Japon à résoudre les questions de développement de l’Afrique d’un point de vue globale.

Il convient de rappeler que lors de la déclaration du millénaire des Nations unies septembre 2000, un train de mesures désignées sous le vocable des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) ont été prises afin de répondre, entre autres, aux questions de la pauvreté et de la faim auxquelles fait face le continent africain.

En 2015, à l’échéance de la mise en œuvre des engagements de ce plan de développement, la situation de l’Afrique est restée globalement la même. Désormais, l’on parle des Objectifs de développement durable (ODD).

Il est sûr que dans ce contexte, le Japon contribuera de manière durable au développement tant espéré de l’Afrique par l’implication de son secteur privé très qualifié.

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