samedi , 16 décembre 2017
Accueil / Élections / L’impérialisme occidental se déploie en RDC
Moise KATUMBI
Moise KATUMBI

L’impérialisme occidental se déploie en RDC

L’Occident a déjà compris qu’il ne doit plus intervenir de manière forte et ouverte dans le tiers-monde ou en Afrique de peur d’être désapprouvé et rejeté. Ainsi, il a mis au point une panoplie des stratégies subtiles pour parvenir à ses fins de prédation ou pour mettre, à la tête d’un pays cible, son laquai de lignée pure. En RDC, l’Occident, après s’être rendu compte que Joseph Kabila était un vrai nationaliste, l’a rejeté et a actionné la machine d’écourter son séjour à la tête de la RDC. Le traitement négatif et péjoratif de sa personne et de sa gestion à la tête de la RDC en est une illustration éloquente. Mais dans l’entretemps, la presse occidentale blanchit et exalte tous ceux que l’Occident recrute pour réussir la mission de déchoir Joseph Kabila ou d’écourter son séjour à la magistrature suprême.

Si la démocratie est le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple, tel risque de ne plus être le cas en RDC. La manipulation du peuple pour le suborner s’y fait de plus belle. L’impérialisme occidental se déploie au Congo pour y imposer sa volonté via l’appui de ses laquais qui doivent y occuper le pouvoir à n’importe quel prix.

La démocratie a plus d’une définition à travers le monde selon qui veut s’en servir pour atteindre certains objectifs. L’Occident se sert du prétexte de la démocratie pour asseoir sa prédation dans le tiers-monde comme au Congo. Les politiques congolais recourent à l’alibi démocratique pour accéder au pouvoir ou pour s’acharner contre un pouvoir que des maîtres impérialistes leur dictent de déstabiliser.

Traditionnellement, la démocratie est définie comme le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple. Le pouvoir du peuple, car elle est censée émaner du peuple via les élections crédibles, régulières et libres. Par le peuple, dans la mesure où le peuple exerce un contrôle sur le pouvoir via ses représentants ou ses lobbies. Pour le peuple, car la finalité de la démocratie est le service envers le peuple qui doit être sécurisé et connaître le bonheur. Pour la société savante, la démocratie est définie à partir de trois conditions à savoir :

1. L’élection des dirigeants au suffrage universel (il en existe de deux types, directe et indirect. Ici, ni l’un ni l’autre n’est imposé et le choix de l’un et l’autre ne heurte pas l’esprit démocratique)

2. La nécessité de prendre garde à la limitation de l’exercice des attributions des gouvernants par des règles de séparation et de contrôle des pouvoirs.

3. La mise en place d’un « Etat de droit » qui accorde des garanties aux libertés individuelles ou collectives

Les élections

Les élections permettent au peuple de se choisir librement ainsi qu’en âme et conscience ses dirigeants. Cependant, des personnalités qui veulent accéder au pouvoir subornent le peuple de plusieurs façons ou lui escamotent le suffrage. Dans la sphère politique congolaise, les ambitieux mettent à contribution diverses tactiques, stratégies ou méthodes pour rallier le peuple à leurs agendas. Ils recourent à la démagogie, au populisme pour intéresser le peuple et se faire créditer dans son cœur. Dans le microcosme politique congolais, les démagogues et les populistes vendent constamment des illusions au peuple, leur promettant monts et merveilles s’il les élit. Dans leur envolée, ils sacrifient le pouvoir en place, le chargent de la responsabilité de tous les malheurs populaires sans débat de fond. Ils utilisent, pour ce faire, des sophismes et mensonges, allant jusqu’à se donner des contenances hypocrites.

Leurs analyses des thèmes du statu quo sont politiciennes plutôt que scientifiques. Ils savent que s’ils se montrent scientifiques, ils ne pourront pas bien diaboliser ou faire minimiser le pouvoir en place, ni bien faire rêver le peuple en lui vendant des chimères.

Ceux qui veulent supplanter le pouvoir recourent aux intox, aux impostures, aux affirmations gratuites pour dresser le peuple contre le pouvoir qu’ils s’appliquent à écarter. S’il arrive que le peuple mord à leur hameçon, il choisira des dirigeants, non selon lui, mais selon la volonté de ceux qui l’auront spécialement manipulé ou berné.

Dans le processus de diabolisation du pouvoir en place, les opposants instrumentalisés se font aider par leurs maîtres. On l’a vu lorsque le magazine américain Forbes a publié un article sur la fortune de Joseph Kabila estimée à 15 milliards USD. On l’a vécu avec les fuites de Panama Papers où la sœur jumelle de Joseph Kabila, Jaynet Kabila, a été citée. Ces informations n’ont pour but que d’exaspérer le peuple et de permettre aux acolytes occidentaux de les surexploiter, de façon à la fois surréaliste et paranoïaque, tirant n’importe quelle conclusion à partir d’elles contre le pouvoir.

Le rôle de l’impérialisme occidental

L’Occident a déjà compris qu’il ne doit plus intervenir de manière forte et ouverte dans le tiers-monde ou en Afrique de peur d’être désapprouvé et rejeté. Ainsi, il a mis au point une panoplie des stratégies subtiles pour parvenir à ses fins de prédation ou pour mettre, à la tête d’un pays cible, son laquai de lignée pure. En RDC, l’Occident, après s’être rendu compte que Joseph Kabila était un vrai nationaliste, l’a rejeté et a actionné la machine d’écourter son séjour à la tête de la RDC. Le traitement négatif et péjoratif de sa personne et de sa gestion à la tête de la RDC en est une illustration éloquente. Mais dans l’entretemps, la presse occidentale blanchit et exalte tous ceux que l’Occident recrute pour réussir la mission de déchoir Joseph Kabila ou d’écourter son séjour à la magistrature suprême.

La presse occidentale de même que les ONGDH occidentales et pro-occidentales ne se mettent en mouvement que s’il faut charger Joseph Kabila ou le diaboliser. Tout le mal fait par les organisations ou les personnalités que les médias occidentaux ne visent pas ne sont pas inquiétés par les rapports des ONGDH occidentales et leurs ONGDH filles ou relais. La presse occidentale contribue à la récusation ou à la diabolisation du régime en place réalisant ainsi et en même temps la propagande des personnalités politiques acquises aux intérêts occidentaux.

Il y a pas mal des faits à énumérer dans cette réflexion sur le danger que court la démocratie en RDC. Tout ce qui font les Occidentaux et les leurs vise à abuser insidieusement du peuple et à lui faire opérer des choix qui ne vont pas dans le sens de ses intérêts.

La démocratie part pourtant de la base au sommet

Le monde entier frémit sur le sort que l’Occident impose à la RDC. Il exige que seules soient d’abord tenues la présidentielle et les législatives alors que normalement ce sont les élections locales, municipales et provinciales qui doivent d’abord être organisées. Cela tout simplement parce que ce ne sont que les premières élections qui permettent à leur emprise sur la RDC de s’exercer le mieux. Les secondes élections étant seulement bénéfiques aux Congolais s’ils votent bien. En empêchant l’organisation des élections suivant la séquence des élections à la base aux élections au sommet, l’Occident met en mal la démocratie congolaise.

Le référendum

Le référendum a l’avantage d’être à la fois démocratique et constitutionnel. Il a été organisé avec réussite au Congo-Brazza et au Rwanda sans que l’Occident ne mobilise la grosse artillerie pour le combattre. La raison notoire est que les chefs d’Etat de ces deux nations sont au bon parfum avec les Etats prédateurs et mercantilistes de l’Occident. Mais en RDC, l’Occident l’empêche via plusieurs mécanismes ingénieux dont l’instrumentalisation des opposants acquis à ses causes qui lèvent sans cesse le ton contre l’organisation d’un référendum pour permettre au seul le peuple de trancher. Comme normalement ou logiquement en démocratie. Fait intrigant dans la mesure où si les valets de l’Occident étaient sûrs d’être plus aimés du peuple, ils accepteraient volontiers l’organisation d’un référendum pour définitivement et le plus démocratiquement museler la majorité au pouvoir en RDC.

La démocratie en RDC se fait au gré des intérêts des Occidentaux et de leurs marionnettes congolaises. Une pratique, une logique peut au fond être démocratique, mais dès lors que les deux catégories se rendent comptent qu’ils contrarient leurs visées, elles s’activent à la combattre. La démocratie en RDC est en péril et c’est au peuple de ne pas marcher sur les mines plantées sur son chemin par l’Occident impérialiste et la pléiade de ses polichinelles traitres du Congo. Tout comme l’Occident fait tout pour faire agir le peuple congolais, non selon sa volonté ou ses intérêts, mais selon les profits impérialistes.

[Samy BOSONGO/droite congolaise]

Sur kongoTIMES!

A lire aussi

Palestine : Israël tue sauvagement des enfants, des civils et des femmes

« Le vrai propriétaire de ces terres est la Palestine. M. Trump veut que tout cela …

Laisser un commentaire

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l'utilisation de cookies.

Plus d'information

Les paramètres des cookies sur ce site sont mis à « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience possible de navigation. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou vous cliquez sur « Accepter » ci-dessous , vous consentez à ce sujet.

Fermer