dimanche , 17 décembre 2017
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Moise KATUMBI
Moise KATUMBI, pillage de minerais.

RDC : « KABILA » veut tuer KATUMBI par empoisonnement ?

« J’ai été convoqué par le tribunal de Lubumbashi et j’ai eu trois jours d’audition. Le dernier jour, j’ai été agressé par des policiers congolais qui m’ont piqué. Ils voulaient me tuer. Ils m’ont confondu avec mon grand frère qui était à côté de moi. (…)  ». Il n’a pas changé. Il reste égal à lui-même. Lui, c’est Moïse Katumbi Chapwe, ancien Gouverneur de l’ancienne et riche province du Katanga. Sa dernière sortie sur les médias occidentaux l’a présenté comme un monsieur qui a tout sauf rien d’un futur chef d’Etat digne de ce nom et du grand et complexe Congo. D’expression faible, l’homme a brillé par le manque de finesse et par l’insuffisance d’un argumentaire convainquant dans ses réponses aux questions lui posées. Comme lors de ses précédentes sorties médiatiques, l’homme qui prétend mener un combat politique pour le bien-être du peuple congolais a, une fois encore,marqué et dégoûté le monde par ses évasions et prises de tangente sur les questions essentielles. Le peuple congolais doit avoir eu une idée juste de l’incapacité de celui que l’on veut lui imposer demain  comme magistrat suprême.

VICTIME D’UNE PIQURE…EMPOISONNEE ?

« J’ai été convoqué par le tribunal de Lubumbashi et j’ai eu trois jours d’audition. Le dernier jour, j’ai été agressé par des policiers congolais qui m’ont piqué. Ils voulaient me tuer. Ils m’ont confondu avec mon grand frère qui était à côté de moi. Et j’ai eu un problème de respiration puis j’ai été acheminé à l’hôpital. (…) J’ai eu une infection dans le sang à cause de cette piqûre. J’avais des douleurs énormes et j’ai eu un résultat d’un laboratoire allemand et j’attends le résultat d’un laboratoire anglais. Je reviendrai vous voir et je montrerai à la population congolaise et au monde entier ce que notre gouvernement est en train de faire à ses propres enfants ».

LES CONDAMNATIONS JUDICIAIRES

« Ce sont de fausses condamnations. On veut seulement nuire à la personne de Moïse Katumbi. La maison au sujet de laquelle on m’a condamné, et bien on n’avait pas le droit de me condamner. J’étais sorti légalement avec une autorisation du Procureur général de la République. Il y a eu une « citation directe » en mon absence et j’ai été condamné par défaut. On a même refusé à mes avocats de siéger. Ce n’est plus la justice dans notre pays, qui est inféodée. Le jour de l’alternance, le 19 décembre 2016, je porterai plainte. (…) J’ai été dans cette maison qui appartenait à mon grand frère. J’ai été dans cette maison à l’âge de 6 ans. Le titre est encore intact. (…) Concernant « l’affaire des mercenaires », est-ce-que l’on a montré des activités de mercenariat dans notre province ? C’est une façon de nuire à ma personne et aussi une façon de dire que Moïse Katumbi ne sera plus candidat à la présidence de la République. Je suis candidat. (…) On veut éliminer Moïse Katumbi et je suis allé voir le général Jones, comme il avait une société de sécurité, pour m’envoyer un consultant » (…)

BIENTOT SON RETOUR EN RDC ?

« Je vais rentrer au pays. Mon combat est un combat pacifique pour la première alternance au pouvoir dans notre pays . Le même parquet qui m’avait autorisé à sortir du pays m’a condamné injustement. C’est une fausse condamnation (…) Je suis candidat à la Présidence de la République et je vais annoncer la date de mon retour au peuple congolais. (…) La Cour Constitutionnelle n’a pas le droit de donner même une minute de plus au Président Kabila. La Cour Constitutionnelle n’est pas au dessus de la constitution et elle n’a pas dit que le président Kabila pouvait rester au pouvoir. Au mois de septembre, elle est obligée de convoquer l’élection présidentielle parce que le 19 décembre 2016, le Président Kabila ne sera plus Président de la République. Il doit laisser une histoire et dire : « J’étais le premier président à quitter le pouvoir pacifiquement ».

MOÏSE KATUMBI, LE PLUS A MEME D’INCARNER CETTE ALTERNANCE ?

« Je respecte beaucoup le président Étienne Tshisekedi, qui est devenu le président de l’opposition (…) il rentrera au pays le 31 juillet. Si je rentre au pays, c’est que j’ai un programme. Concernant d’abord l’éducation. Quand je suis arrivé dans la province du Katanga, j’ai trouvé 300 000 élèves sur les bancs de l’école. Quand j’ai quitté, ils étaient 3 millions 600 000 élèves. Les routes aussi. J’ai trouvé une province où il n’y avait plus de route. J’ai « asphalté » plus ou moins 1500 kilomètres de route pendant mon mandat. La Belgique avait laissé au Katanga 450 kilomètres. J’ai construit le plus grand pont en béton sur la rivière Lualaba. J’ai trouvé la production du cuivre à 8000 tonnes/an et je suis passé à 1 million 300 000 tonnes/an ! Autre exemple. La douane qui faisait 1 million 200 000 dollars/mois. Avec la douane, je suis arrivé à plus d’un milliard par an ! Il y a des ressources, des recettes, cela doit être bien canalisé. »

[TV5]

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