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CENI RDC - Corneille Nangaa Yobeluo et son equipe
Corneille Nangaa Yobeluo et son equipe

RDC : Les élections après la révision du fichier électoral

Au cours d’une rencontre à Bunia avec le cadre de concertation sur le processus électoral en RDC, le président de la CENI, Corneille Nangaa a annoncé mardi 5 juillet 2016 que les élections seront organisées à la fin de la révision du fichier électoral qui va durer 16 mois. Il a appelé les habitants de l’Ituri à s’impliquer dans le processus électoral pour la réussite de cette opération qui sera bientôt lancée dans le pays. « Je voudrais en appeler au patriotisme de tout un chacun. Le préalable à l’élection, c’est la révision du fichier électoral », a fait savoir Corneille Nangaa. Les partis politiques de l’opposition en Ituri qui ont pris part à cette rencontre se sont dits déçus par le discours du président de la CENI. L’opposant Pele Kaswara de l’UPC est d’avis que la Commission électorale accompagne le glissement du mandat présidentiel.

« Il n’y aura pas d’élection présidentielle » avant la fin de l’année 2016, a déclaré mercredi 06 juillet 2016 à RFI le secrétaire général adjoint du parti au pouvoir (PPRD), le député national Emmanuel Ramazani Shadary. Aux termes de la Constitution,  l’élection présidentielle doit se tenir avant fin décembre 2016, à l’issue du second et dernier mandat du président Joseph Kabila.

La précision apportée par Ramazani Shadary est une réaction à l’appel à une grande mobilisation envisagée le 31 juillet 2016 par les ténors de l’opposition politique pour exiger le délai constitutionnel de l’élection présidentielle en RD Congo.

« La position de notre parti politique, le PPRD, n’a pas changé. Nous voulons qu’il y ait des élections apaisées dans un climat apaisé, mais il ne faut pas oublier que pour aller aux élections il faut un dossier des électeurs. Aujourd’hui en RDC, on ne sait pas qui est électeur, là c’est une question technique. Ça prendra le temps qu’il faut, mais il n’y aura pas d’élection en 2016, ça, c’est clair »,  a fait savoir  Emmanuel Ramazani Shadary.

 « La Majorité veut pérenniser le pouvoir de Joseph Kabila »

Le député du parti de l’opposition RCD/KLM de Mbusa Nyamwisi, Grégoire Kiro, n’a pas hésité à accuser la Majorité de vouloir pérenniser le pouvoir de l’actuel chef de l’Etat Joseph Kabila dont le mandat s’achève en décembre prochain.

« Vous avez tous suivi les déclarations du secrétaire général adjoint du PPRD qui disait qu’on le veuille ou non le président Kabila va bénéficier de quelque manière que ce soit d’un troisième mandat. Les choses sont claires. Ils sont très nombreux à parler de troisième mandat, de référendum. La volonté est manifeste au niveau de la majorité de pérenniser le pouvoir du président Joseph Kabila », a-t-il déclaré lundi 4 juillet 2016 à Radio Okapi, à l’issue du conseil politique de son parti.

Pour le RCD/KML, la Majorité au pouvoir ne cache plus son agenda et vide le dialogue de toute sa substance. Grégoire Kiro a invité l’opposition « à se battre » contre cette volonté de la majorité.

« C’est contre cela que nous devons nous battre. A l’opposition, nous ne pouvons pas accepter cela », a-t-il expliqué.

D’après lui, l’opposition congolaise a tout intérêt à s’unir pour barrer la route à toutes les « machinations » de la Majorité visant à contourner les dispositions constitutionnelles pour faire perdurer le pouvoir de Joseph Kabila.

A l’issue de son conseil politique national, le RCD/KML a confirmé son appartenance au Rassemblement de l’opposition, plateforme issue du conclave des opposants à Bruxelles.

Joseph Kabila « couvert par la Constitution »

Interrogé, le secrétaire général adjoint du PPRD, Emmanuel Ramazani Shadari, ne reconnaît pas les propos que lui attribue le député du RCD/KML.

Il affirme plutôt avoir évoqué les défis auxquels fait face la CENI pour l’organisation des élections dans le délai constitutionnel.

« Nous n’avons pas dit ça. Nous avons dit ceci : les choses sont maintenant claires. Nous devons demander à la CENI d’enrôler les électeurs. On ne peut pas aller aux élections sans électeurs. Et la CENI qui est une institution indépendante a dit qu’il faut lui donner des moyens et du temps. Le temps, ils ont parlé de 16 mois et quelques jours. Par voie de conséquence, nous sommes tous conscients qu’en décembre 2016 il n’y aura pas d’élections », a tenté d’expliquer  Ramazani Shadari.

« Comme il n’y aura pas élection », le président Kabila « est couvert par les dispositions constitutionnelles », a-t-il estimé.

« Les élections après la révision du fichier électoral »

Au cours d’une rencontre à Bunia avec le cadre de concertation sur le processus électoral en RDC, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa a annoncé mardi 5 juillet 2016 que les élections seront organisées à la fin de la révision du fichier électoral qui va durer 16 mois.

Il a appelé les habitants de l’Ituri à s’impliquer dans le processus électoral pour la réussite de cette opération qui sera bientôt lancée dans le pays.

« Je voudrais en appeler au patriotisme de tout un chacun. Le préalable à l’élection, c’est la révision du fichier électoral », a fait savoir Corneille Nangaa.

Les partis politiques de l’opposition en Ituri qui ont pris part à cette rencontre se sont dits déçus par le discours du président de la CENI.

L’opposant Pele Kaswara de l’UPC est d’avis que la Commission électorale accompagne le glissement du mandat présidentiel.

« Il (Corneille Nangaa) a clairement dit qu’il n’y aura pas élection. Ce qui fait que nous sommes allés au-delà du délai constitutionnel. Il a voulu justifier ça avec des aspects techniques. Mais il oublie que la Constitution est coercitive. On a perdu totalement confiance en la Ceni », a-t-il déclaré.

Pour sa part, le secrétaire fédéral du PPRD (parti présidentiel) a indiqué que la démarche de la CENI est la seule voie pour permettre l’organisation des élections qui ne donneraient pas lieu à des contestations.

« La CENI n’appartient à personne. Nous devons nous soumettre à ses conditions. Il n’y a pas question d’accompagner Kabila vers un glissement », a-t-il déclaré.

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