dimanche , 17 décembre 2017
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Conseil de sécurité des Nations unies.
Conseil de sécurité des Nations unies.

Tensions pré-électorales : Craint d’un embrasement en RDC

A New-York, des experts des Nations unies travaillent déjà sur un plan d’urgence à mettre en œuvre au moment opportun, c’est-à-dire en cas de violence généralisée, particulièrement envers la population civile. Dans son service de maintien de la paix, des experts sont à pied d’œuvre. Aux Nations unies, tout est mis en place pour éviter à ce que la RDC se retrouve dans la même situation que le Burundi.

En RDC, les tensions pré-électorales sont bien visibles. Au siège des Nations unies à New-York, la situation est prise très au sérieux. Le système des Nations unies est en état d’alerte maximale. Le secrétaire général des Nations unies, le Sud-coréen Ban Ki-moon, en a clairement fait mention dans un récent rapport. A New-York, on craint un embrasement de grande ampleur dans une région des Grands Lacs où la stabilité reste encore fragile.

Un voile épais continue à entourer le processus électoral. Alors que l’incertitude s’amplifie dans un contexte de profonde violation des droits de l’homme, les Nations unies se disent profondément préoccupées par la dégradation du climat politique en RDC. Pour l’Onu, la RDC repose sur un volcan endormi susceptible d’entrer en éruption à tout moment.

Dans un rapport transmis au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, des experts des Nations unies ne cachent pas leurs inquiétudes. Leurs conclusions sont plutôt alarmantes. Une crise de grande ampleur couve, disent-ils, en RDC. Et, les Nations unies, avancent-ils, devaient déjà déployer de gros moyens pour parer au plus pressé.

Dans un contexte de graves violations des droits de l’homme et de limitation perpétuelle de la liberté d’expression, les Nations unies craignent que la RDC bascule dans un climat de terreur. Dans leur dernier rapport consacré à la RDC, les experts de l’organisation internationale disent avoir recueilli suffisamment d’éléments pour étayer la RDC. A tout prendre, la RDC est au bord de l’implosion. Et dans une région des Grands Lacs en permanente instabilité, les Nations unies redoutent un effet contagion dans l’ensemble de la région.

Au regard des éléments contenus dans ce rapport, Ban Ki-Moon tire la sonnette d’alarme. Il s’inquiète notamment du nombre croissant de violations des droits de l’homme et de l’enlisement des négociations liées au dialogue. Dans l’incertitude de la tenue de la présidentielle dans les délais fixés dans la Constitution, les Nations unies craignent que le cycle de violences ne s’étendent sur l’ensemble de la RDC.

Un plan d’urgence pour la RDC

A New-York, des experts des Nations unies travaillent déjà sur un plan d’urgence à mettre en œuvre au moment opportun, c’est-à-dire en cas de violence généralisée, particulièrement envers la population civile. Dans son service de maintien de la paix, des experts sont à pied d’œuvre. Aux Nations unies, tout est mis en place pour éviter à ce que la RDC se retrouve dans la même situation que le Burundi.

Selon des informations relayées par RFI, les Nations unies ont prévu de mobiliser des équipes de surveillance des conditions politiques dans cinq sites sensibles. La région de l’Est où des massacres en série se succèdent dans le territoire de Beni reste, rapporte-t-on, la priorité des Nations unies. En même temps, les Nations unies prévoient de quadriller le pays en mettant en place des équipes mobiles aussi bien à Kinshasa, Goma que Lubumbashi. Ces équipes ont pour mission d’intervenir le plus rapide possible dans les zones instables.

En attendant, à Lubumbashi, ville fortement militarisée, la police de la Monusco a redoublé d’ardeur en intensifiant ses patrouilles mixtes dans différents quartiers de la ville. Il y a donc un schéma qui est mis en œuvre. En effet, les Nations unies ne voudraient pas se retrouver dans la situation de Burundi. Dans son système de maintien de la paix, un plan de riposte est en gestation. Il est déjà en train de se mettre en place. En est-on conscient à Kinshasa ? Ce n’est pas évident.

Il y a évidemment des leçons à tirer. La forte attention que les Nations unies prouvent à suffisance que la communauté internationale n’est pas prête à abandonner la RDC. Kinshasa ferait mieux de prendre le temps de comprendre ce qui se passe à New-York au siège des Nations unies. Quand les Nations unies élaborent un plan d’urgence pour la RDC, l’on suppose que ses experts ont réuni assez d’éléments probants qui légitiment une telle intervention.

L’appel est en même temps une mise en garde pour le pouvoir en place. Kinshasa est prévenu. Dans ses manœuvres dilatoires pour perturber le cycle électoral, les Nations unies se mettront sur son chemin pour le lui empêcher.

[lePotentiel]

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