samedi , 16 décembre 2017
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NON à l'accord de libre-échange UE-Afrique
La société civile africaine se rebelle contre l'accord de libre-échange UE-Afrique

Tarifs douaniers : Signature d’un accord de libre-échange UE – Afrique Australe

Dès qu’un produit de la pêche entre en Europe il devient immédiatement jusqu’à 22% plus cher, une fois ajoutés les droits de douane. Ce n’est pas la relation que l’Union européenne (UE) veut avoir avec l’Afrique australe. L’Union européenne et des représentants de six pays d’Afrique australe ont signé le vendredi à Kasane, au Botswana, l’accord de libre-échange décidé mi- 2014, après 10 ans d’âpres négociations. Il doit désormais être soumis à ratification.

Le processus de mise en œuvre d’accords de libre-échange entre les pays membres de l’Union européenne (UE) et 79 pays d’Afrique Caraïbes Pacifique (ACP), tel qu’il était prévu par un accord conclu à Cotonou au Bénin en 2000, se poursuit.

Vendredi 10 mai, à Kasane, au nord du Botswana, l’UE et six pays d’Afrique australe (Botswana, Lesotho, Mozambique, Namibie, Swaziland et Afrique du Sud), membres d’un sous-groupe (le SADC EPA GROUP) au sein de la Communauté pour le développement de l’Afrique australe (SADC), ont franchi une étape supplémentaire dans la mise en application de l’Accord de libre-échange auquel ils étaient parvenus en juillet 2014 et qui vise à l’augmentation des échanges commerciaux entre les deux régions.

L’accord signé par l’UE et les six pays d’Afrique australe doit maintenant être formellement ratifié par les différentes parties.

Levée des tarifs douaniers

Les échanges commerciaux entre les signataires de cet accord sont aujourd’hui à l’équilibre, selon des chiffres communiqués par la Commission européenne : 32 milliards d’euros d’exportations annuelles vers l’UE provenant de ces six pays africains – principalement des matières premières minérales – et environ le même volume d’exportations européennes vers ces États (automobile et produits de l’industrie chimique principalement).

L’accord signé ce vendredi est d’un genre similaire aux APE antérieurs conclus avec le Cameroun, ou avec Maurice, les Seychelles, Madagascar et le Zimbabwe.

Il prévoit une réduction asymétrique des protections douanières entre les pays signataires. Dans le cadre du SADC EPA Group, l’Union européenne accorde un accès libre de droits à 100 % des lignes de produits exportés par le Botswana, le Lesotho, le Mozambique, la Namibie et le Swaziland, et à 98,7 % des lignes de produits d’exportation de l’Afrique du Sud. Les États africains signataires accordent eux, en revanche, un accès libre plus limité : de 74 % à 86 % selon le pays concerné.

En ce qui concerne plus particulièrement l’Afrique du Sud, qui avait déjà conclu un accord de libre-échange avec l’UE en 1999, le nouveau traité doit faciliter plus encore les échanges tout particulièrement en ce qui concerne les appellations d’origine de vins ou produits alimentaires qui seront protégés (250 appellations européennes et 150 sud-africaines), selon une présentation de l’APE rendue publique par l’UE.

Signatures prochaines des accords en Afrique de l’Ouest et en Afrique de l’Est

Les APE ont suscité une vive controverse, de nombreux critiques fustigeant notamment leurs conséquences mal maîtrisées sur les économies des pays africains. Ce qui a compliqué les négociations et qui retarde la signature et la ratification de ces accords par plusieurs pays de la région.

Les pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ont approuvé le 10 juillet 2014 l’APE avec l’UE. Il devrait être signé « prochainement », ont indiqué les services de la Commission européenne ce vendredi 10 mai.

Idem de l’accord passé avec Communauté de l’Afrique de l’Est, dont les négociations se sont achevées le 16 octobre 2014 et dont la signature est également attendue.

[Benjamin Polle/J.A.]

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