samedi , 16 décembre 2017
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Gilbert kia kwame kia kiziki, un politicien congolais.
Gilbert kia kwame kia kiziki

Non au dialogue de « KABILA » : Le dialogue basé sur la Résolution 2277 va nous donner la garantie

« J’exige les élections dans quatre mois », a confié samedi 25 juin 2016 le député national de l’Opposition, Gilbert Kiakwama kia Kiziki, 78 ans, invité de l’émission Top Presse retransmise en direct sur la Radio privée Top Congo et animée par une crème des professionnels de médias triés au volet. Il a passé au crible le comportement des acteurs de la majorité présidentielle. « La majorité veut tout ce qui l’arrange (….). Je n’ai pas confiance au dialogue de Joseph Kabila. Le dialogue basé sur la Résolution 2277 va nous donner la garantie. On élargit ceux qui vont participer au dialogue avec le M23 qui négocie par des interviews », a-t-il dit.

‘’Je suis un homme du dialogue’’

« Je n’irai pas au dialogue, lorsque nos enfants sont en prison et que mon fils est en exil. Nous sommes allés à Genval pour que nous puissions parle d’une même voix. Il y a eu les événements du 19 janvier 2015. La base de l’UDPS n’est pas d’accord pour aller au dialogue. Chacun (des partis politiques de l’Opposition) garde une autonomie », a précisé l’ancien argentier national.

« J’exige les élections dans quatre mois », a fait savoir l’élu de la circonscription électorale de Mbanza-Ngungu.

« Je suis un homme du dialogue. Pour dialoguer, il faut être à deux. Il y a deux sortes de dialogues : le dialogue comme valeur démocratique et le dialogue glissement. Le dialogue doit être un élément pour un objectif », rassure l’ancien argentier national.

Ce n’est pas un doute : il a rejeté sans autre forme de procès les initiatives tentées par-ci et par-là pour le glissement du calendrier électoral.

« Nous, nous reconnaissons qu’Etienne Tshisekedi fait partie du jeu. J’ai été aux Concertations nationales. On a pris 700 recommandations. Il a fallu 14 mois pour former le gouvernement. Je n’ai pas confiance au dialogue de Joseph Kabila », a prévenu Gilbert Kiakwama, élu député national en 2006 et réélu en novembre 2011.

Le Conclave de Genval ‘’n’est pas la bible’’

« Genval n’est pas la bible. Je n’ai pas fait la CNS (Conférence nationale souveraine. Je n’ai pas fait 1 + 4. Je n’ai pas fait Sun City », a souligné l’ancien ministre des Finances dans le gouvernement de transition dirigé, sous le régime du défunt Maréchal Mobutu, par le Premier ministre Kengo wa Dondo.

« Personne n’a eu le courage de me parler de quoi que ce soit au sortir des Concertations politiques en 2013 », a soutenu le député national de l’Opposition, faisant allusion au poste de ministre du Budget qui lui aurait été proposé dans le gouvernement formé en décembre 2014.

Prendre la seule élection présidentielle….

« Je suis un homme de propositions », a soutenu l’opposant congolais. Il a émis un avis pertinent pour essayer de trouver les sorties de la crise politique entretenue par les partisans du camp présidentiel.

« Ce que nous voulons qu’on ait un processus électoral crédible, avec un fichier électoral fiable, qui doit se faire dans les quatre mois. Après le fichier, on peut aller aux élections. Si on veut respecter les délais constitutionnels, il faut prendre la seule élection constitutionnelle (présidentielle) qui est prévue », souligne l’ancien ministre des Finances.

Gilbert Kiakwama fonde sa démarche sur les pratiques rationnelles de la Convention des démocrates chrétiennes (CDC, Opposition) présidée, avant l’éclatement de la crise au sein de ce cartel politique, par le sénateur Mokonda Bonza.

« La CDC est une exception née de 4 ou 16 partis politiques. Nous sommes allés aux élections en 2006 avec notre candidat Mokonda », tel que Kiakwama s’en souvient ce jour.

La RD Congo est un ‘’pays foutu’’

« Ni le chef de l’Etat ni l’opposition ni Corneille Nangaa (président de la Commission électorale nationale indépendante, CENI)   ne peut aller dire à la population qu’il n’y aura pas d’élections dans le pays », prévient-il, mettant l’accent particulier sur un préalable.

« Si nous respectons la Constitution, c’est prévu par la Constitution, si Kabila n’est pas là, ce sera Kengo wa Dondo. Nous allons respecter la Constitution dans sa totalité », a fait observer le député  Kiakwama, face aux défis de retarder les élections en RD Congo.

« Quand l’Opposition se rend à Gorée et à Genval, c’est un tollé général ici ! Les élections ne seront pas peut-être possibles, parce qu’ils ont bouffé de l’argent. Ils ont déboursé 18% sur 1 milliard USD (disponibilisé pour les élections en raison de 250 millions USD par an). Lorsque le Premier ministre est arrivé au Parlement, il n’a pas réformé la Banque Centrale du Congo (BCC) (…).  Qui a empêché Matata de ne pas débloquer l’argent mis à sa disposition pour la tenue des élections ? », a martelé encore l’invité spécial de la Radio Top Congo.

Et Gilbert Kiakwama de poursuivre son réquisitoire devant la presse : « Le pays est foutu. Les élections n’ont pas besoin du dialogue. Mais elles  ont besoin d’un fichier électoral fiabilisé, de l’argent et de la volonté politique. Le Sénat et les Assemblées provinciales ne peuvent pas librement organiser les élections. Le responsable (chargé de financer les élections), c’est le gouvernement qui n’a pas fait son travail ».

« Le gouvernement est sanctionné par le Parlement, qui est une Chambre d’enregistrement, parce que le vote se fait à Kingakati. On ne peut rien attendre de ce Parlement (Assemblée nationale). Moralité, c’est l’impunité », a constaté l’homme d’Etat congolais, qui  rappelle que « la plupart des députés (issus du scrutin de novembre 2011) n’ont pas été élus ».

« Le Président de la République n’a pas  reçu l’Opposition », a-t-il affirmé, évoquant la chute du cadre macroéconomique longtemps chanté par le gouvernement du Premier ministre Matata Ponyo.

‘’J’aime le peuple de Mbanza – Ngungu’’

Le député national de l’opposition  est d’avis que  le développement est une structure qui commence par des investissements, par la diversification de l’économie et par la création des emplois.

« Le développement qu’on a chanté, c’est celui de Tenge Fungurume. L’inflation a été maintenue de façon artificielle. Cette monnaie va s’effondrer (….). Dans le pouvoir Mobutu, j’ai été un petit caillou. J’aime le peuple de Mbanza-Ngungu qui m’a donné la légitimité », se réjouit Gilbert Kiakwama, ce transfuge du Parti démocrate socio-chrétien (PDSC) de Jean-Marie Kititwa.

Il a rendu un hommage appuyé au défunt maréchal Mobutu qui avait le sens de l’Etat. « Maintenant il y a le M 24, il n’y a pas eu de paix. On peut tout reprocher à Mobutu sauf qu’il avait le sens de l’Etat ».

« Je ne suis pas contre les individus. Mais je suis contre le système qui n’a pas changé », a déploré le député national de l’Opposition qui évoque le problème des ménages, parce qu’il y a des valeurs qu’il faut défendre.

Intervention du député Gilbert Kiakwama à l’occasion de la question orale avec débat adressée au Premier ministre Matata Ponyo

Mercredi 20 avril 2016.

Honorable Président,

Honorables Membres du Bureau ;

Honorables Députés et Chers Collègues ;

Honorable Président, vous n’aurez pas à me retirer la parole. Je serai tellement concis. Je me réjouis qu’enfin, aujourd’hui, nous puissions avoir un débat serein. Car d’ordinaire, le débat en présence du Premier Ministre se termine en eau de boudin et donne lieu à des motions incidentielles de la majorité, ou, au retrait de quelques signatures de certains de nos collègues ayant une conscience tourmentée

Je profite de l’occasion pour féliciter le Président de l’Assemblée Nationale d’avoir enfin réhabilité le débat dans cet Hémicycle.

Au demeurant, ça fait bientôt 10 ans que je siège dans cette Assemblée. Mais, c’est la première fois que je prends la parole du haut de cette tribune sans un texte écrit prêt à être publié sitôt.

Mais, entre nous, Monsieur le Premier Ministre, je note que vous venez de piéger le débat. Les dés sont pipés. Car comment faire sérieux et soutenir un débat lorsque les chiffres qui étayent votre discours ne sont pas disponibles. Et, vous poussez la plaisanterie jusqu’à nous indiquer les références des annexes que vous n’avez pas disponibilisées. Curieux, n’est-ce pas ?

Honorable Président ;

Honorables Membres du Bureau ;

Honorables Députés et chers collègues.

Mon intervention se termine ici. Car, le cœur n’y est plus. L’on a beau faire, l’on a beau critiquer, suggérer, proposer, conseiller, le gouvernement n’en fait qu’à sa tête. Il n’entend rien. Il n’écoute personne. Il ne change rien à sa façon de faire. Bref, il ignore les avis et recommandations de la Représentation Nationale. Le Premier Ministre fait ce qu’il veut, comme il veut. Il ignore les autorisations budgétaires. Il a le pouvoir. Il est le pouvoir.

Aussi, j’ai bien entendu que l’arrivée au gouvernement de cohésion nationale des nouvelles forces politiques a eu un effet dépressif. Monsieur le Premier Ministre, vous qui avez l’habitude de coter vos ministres, qu’attendez-vous pour les démissionner ?

Monsieur le Premier Ministre,

Dans l’histoire de notre pays, vous porterez l’opprobre du Premier Ministre qui a été incapable d’organiser les élections. Toutes nos félicitations.

Je vous remercie.

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