samedi , 16 décembre 2017
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Photo des élèves dans une salle de classe en train de passer un examen.
Les élèves finalistes en train de passer leurs examen d'Etat.

Examen d’Etat : Calvaire pour les finalistes de Beni

Les élèves finalistes de Kokola, Mayi Moya et Eringeti dans le Nord-Kivu sont obligés de quitter ou traverser ces localités en proie à l’insécurité à pied pour aller passer l’examen d’Etat à Oïcha soit à 30km delà. Ne pouvant faire des allers-retours, ces jeunes sont obligés de passer la nuit sur place soit dans des familles d’accueil soit à la belle étoile. L’inspecteur de ce pool, Muke Mwenge, déplore la baisse du taux de participation de cette session 2015-2016, suite à l’insécurité : «Nous avons enregistré une baisse des effectifs, parce que l’année passée nous étions au tour de 1.750 finalistes, mais aujourd’hui nous sommes à 1.690 finalistes. Pour signifier qu’il y a eu déperdition, surtout les parents se sont déplacés de la zone insécurisée vers les milieux un peu calme.» Pour les localités de Kokola, Mayi Moya et Eringeti 110 finalistes ont été enregistrés. «Ils viennent passer leurs examens ici à Oïcha. Ils sont disséminés dans quatre centres de notre commune rurale d’Oïcha», précise la même source.

L’examen d’Etat (Exetat) 2015-2016 démarre lundi 20 juin en RDC et à travers quelques pays limitrophes. 629 000 finalistes du secondaire sont attendus, selon le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et initiation à la nouvelle citoyenneté, Maker Mwangu. Mais certains candidats de Beni rencontrent de sérieuses difficultés liées à l’insécurité.

Se confiant à Radio Okapi, le ministre Mwangu a confirmé l’organisation de l’Examen d’Etat même dans les pays voisins :

«Nous avons 629 000 candidats […] Nous avons quelques candidats en Angola, nous avons des candidats au Rwanda, Burundi, en Tanzanie… Et spécialement, nous avons dans le camp des réfugies en République centrafricaine, […] presque quarante candidats. Ceux qui sont en République centrafricaine nous allons organiser une session spéciale au mois de juillet.»

Selon lui, ce chiffre représente un accroissement de près de 5% du taux de participation par rapport à l’année passée. Mais, la participation des filles reste faible. A ce sujet, Maker Mwangu a lancé cet appel aux parents :

«Nous avons 37% des filles et c’est le même pourcentage que nous avions aussi l’année passée. Donc, nous avons quand même desefforts à fournir de ce côté-là pour favoriser, pousser la jeune fille surtout au niveau secondaire d’aller à l’école. Au niveau primaire, nous sommes en train d’atteindre nos objectifs. Mais au niveau secondaire, nous avons encore de petits soucis. Il faudrait que nous demandions aux parents d’encourager les jeunes d’aller à l’école.»

Calvaire pour les candidats de Beni

Pendant ce temps, les élèves finalistes de Kokola, Mayi Moya et Eringeti dans le Nord-Kivu sont obligés de quitter ou traverser ces localités en proie à l’insécurité à pied pour aller passer l’examen d’Etat à Oïcha soit à 30km delà. Ne pouvant faire des allers-retours, ces jeunes sont obligés de passer la nuit sur place soit dans des familles d’accueil soit à la belle étoile.

L’inspecteur de ce pool, Muke Mwenge, déplore la baisse du taux de participation de cette session 2015-2016, suite à l’insécurité :

«Nous avons enregistré une baisse des effectifs, parce que l’année passée nous étions au tour de 1.750 finalistes, mais aujourd’hui nous sommes à 1.690 finalistes. Pour signifier qu’il y a eu déperdition, surtout les parents se sont déplacés de la zone insécurisée vers les milieux un peu calme.»

Pour les localités de Kokola, Mayi Moya et Eringeti 110 finalistes ont été enregistrés. «Ils viennent passer leurs examens ici à Oïcha. Ils sont disséminés dans quatre centres de notre commune rurale d’Oïcha», précise la même source.

A cela s’ajoute une autre réalité inhérente à l’insécurité dans la zone: le manque de moyens financiers par les parents. Muke Mwenge explique :

«L’insolvabilité qui bat record dans notre milieu, puisque les parents ne vont plus aux champs et toutes les activités sont presque paralysées. Alors, les parents n’ont plus les moyens de scolariser leurs enfants. Il y a insécurité, les parents ne peuvent pas s’engager dans des zones à conflit. »

[radio Okapi]

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