samedi , 16 décembre 2017
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Photo du president de TP Mazembe lors d'une final de la competition africaine.
Moise KATUMBI [a droite]

RDC : Moïse KATUMBI dos au mur

La remise de Darryl Lewis, ancien marine américain retrouvé à la sécurité de Moïse Katumbi, à l’Ambassade de son pays continue de soulever des vagues. D’une manière générale, une certaine opinion veut que, par ce geste, la justice congolaise a avoué son incapacité à prouver les accusations de recrutement des mercenaires mises à la charge de Moïse Katumbi, ce sujet américain en ayant été l’une des pièces à conviction clé. Ceci, ajoute-t-on, met à nu la main politique qui se tramerait derrière cette affaire et devrait amener la justice à classer le dossier de Katumbi sans suite. La réalité est tout autre, en effet, puisque l’on se retrouve-là sous une autre forme de procédure judiciaire qui se poursuit à travers une commission rogatoire internationale. Au demeurant, cette nouvelle dimension de l’affaire met, plus que jamais, Moïse Katumbi dos au mur. C’est lui, en effet, qui avait exigé une implication internationale dans cette affaire à laquelle il donnait des atours politiques. C’est à lui que revient, à présent, la responsabilité de donner le gage de sa sincérité en revenant en RDC pour y être poursuivi des infractions mises à sa charge.

Remis entre les mains des autorités diplomatiques américaines, Darryl Lewis, gros bras parmi la dizaine de la « légion étrangère » de Moïse Katumbi poursuivi pour atteinte à la sûreté de l’Etat, n’échappe pas à la justice congolaise. Placé sous le régime de commission rogatoire internationale, ses poursuites se poursuivent et, de son côté, Moïse Katumbi est toujours aux crochets de la justice et devra, tôt ou tard, répondre de ses faits, même s’il faudra passer par une extradition judiciaire. Et cela contrairement à ce que font croire ses chargés de presse comme Olivier Kamitatu et Francis Kalombo.

La réunion des opposants à Bruxelles l’avait quelque peu éclipsée de l’actualité, mais elle ne reste pas moins un dossier d’intérêt pour la RDC. La remise de Darryl Lewis, ancien marine américain retrouvé à la sécurité de Moïse Katumbi, à l’Ambassade de son pays continue de soulever des vagues. D’une manière générale, une certaine opinion veut que, par ce geste, la justice congolaise a avoué son incapacité à prouver les accusations de recrutement des mercenaires mises à la charge de Moïse Katumbi, ce sujet américain en ayant été l’une des pièces à conviction clé. Ceci, ajoute-t-on, met à nu la main politique qui se tramerait derrière cette affaire et devrait amener la justice à classer le dossier de Katumbi sans suite.

A tout prendre, et certainement dans la même stratégie de chercher à brouiller les pistes, l’on tend à tronquer les faits en voulant faire croire que Darryl Lewis a été relaxé, ce qui devrait éteindre toutes les poursuites dont il était l’objet par la justice congolaise et, partant, toute l’affaire sur la présumée exploitation des mercenaires.

Darryl Lewis pas libéré, mais en commission rogatoire internationale

La réalité est tout autre, en effet, puisque l’on se retrouve-là sous une autre forme de procédure judiciaire qui se poursuit à travers une commission rogatoire internationale. Selon le droit, en effet, « on parle de commission rogatoire lorsqu’un juge charge un autre juge ou, dans certaines législations, une autorité de police d’instruire, de rechercher des preuves dans une affaire déterminée. Lorsque cette délégation des pouvoirs vise une autorité judiciaire ou de police étrangère, il s’agit alors d’une commission rogatoire internationale.

Celle-ci« est une mission donnée par un juge à toute autorité judiciaire relevant d’un autre État de procéder, en son nom, à des mesures d’instruction ou à d’autres actes judiciaires. Des commissions rogatoires peuvent être envoyées à un juge étranger, soit en exécution d’une convention internationale, soit en vertu d’un traité de coopération judiciaire, soit en utilisant la voie diplomatique ».

A la lumière de ces éléments théoriques, on peut comprendre que loin d’être tiré d’affaire, Darryl Lewis est toujours sous le contrôle de la justice. Sa remise entre les mains des autorités de son pays à travers l’ambassade US à Kinshasa rejoint justement cette démarche d’action judiciaire par commission rogatoire, cette fois-ci par intermédiaire diplomatique. Qu’on se souvienne, Darryl Lewis avait été arrêté, non pas auprès des autorités diplomatiques américaines, mais bien à Lubumbashi, sur le théâtre de la commission des faits pour lesquels il est poursuivi. Les poursuites à son encontre se seraient éteintes si, soit la justice l’avait relaxé et laissé libre de toute poursuite, soit elle l’avait fait reconduire à la frontière, ce qui allait éteindre toute action judiciaire à son encontre.

En clair, l’affaire va se poursuivre par la voie diplomatique et son efficacité dépendra de la pleine coopération des parties prenantes, ce qui ne fait qu’en rajouter au crédit de la démarche de la justice congolaise. Si Darryl Lewis est reconnu coupable des faits à sa charge, il devra purger la peine dans les prisons américaines. Tout dépend donc de la sincérité et de l’implication des USA très souvent considérés comme un Etat-voyou en ce genre de matières. Au moins, à ce stade, la justice congolaise aura-t-elle donné tous les gages de son professionnalisme et de sa crédibilité en jouant jusqu’au bout la carte de la transparence.

Katumbi toujours dos au mur

Au demeurant, cette nouvelle dimension de l’affaire met, plus que jamais, Moïse Katumbi dos au mur. C’est lui, en effet, qui avait exigé une implication internationale dans cette affaire à laquelle il donnait des atours politiques. C’est à lui que revient, à présent, la responsabilité de donner le gage de sa sincérité en revenant en RDC pour y être poursuivi des infractions mises à sa charge.

Il faut rappeler, en effet, que Darryl Lewis n’était pas le seul membre de la « légion étrangère » auprès de Moïse Katumbi. Les services congolais compétents ont pu constituer un dossier suffisamment documenté pour soutenir une action judiciaire digne de ce nom.

Le dossier reste ouvert

[Pascal Debré Mpoko]

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