samedi , 16 décembre 2017
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Photo d'un Gouverneur congolais en train de parler.
Julien PALUKU - Gouverneur du Nord-Kivu.

RDC : Julien PALUKU doit démissionner, seuls 10% des jeunes travaillent à Beni

Seuls 10% des jeunes travaillent en ville de Beni, au Nord-Kivu (Est de RD Congo). Selon le conseil urbain de la Jeunesse qui livre ce chiffre, ceci est dû au manque de politique d’emploi pour la jeunesse. Cette structure dénonce le taux élevé du chômage observé dans la ville pourtant pleine d’entreprises tant publiques que privées.

Le Conseil Urbain de la Jeunesse en ville de Beni dresse un bilan pas satisfaisant sur l’emploi des jeunes dans la ville. D’après cette structure, « c’est un bilan négatif, précaire, constant et amère ».

Beni, est une ville majoritairement jeune. Cependant il se constante un manque d’encadrement de cette jeunesse. Le Conseil Urbain de la jeunesse fait remarquer qu’aucune politique pour pallier ce problème n’est mise en place.

« La jeunesse est abandonnée à son triste sort, sans appui où quelconque mécanisme de soutien et pourtant elle est composée des jeunes forts et intellectuels » a fait savoir Jimmy Kighoma, président du Conseil. Pour lui, la jeunesse est tout simplement ‘’discriminée’’.

« Il y a actuellement environ dix-sept institutions supérieures ou universitaires à Beni qui produisent chaque année des produits finis. Mais ces jeunes cadres qui finissent ne savent pas avoir de l’emploi car discriminés par les quelques employeurs » a révélé Jimmy Kighoma avant d’expliquer « toutes les offres d’emploi que nous voyons ont des exigences d’expérience antérieure. C’est malheureusement ce que les jeunes n’ont pas car ils viennent fraichement de l’école. Par voie de conséquence, ils n’ont pas d’emploi ».

A qui la faute ?

Face à cette situation, le Conseil Urbain de la Jeunesse ne trouve d’autre responsable que l’Etat. « Je n’ai dirai pas que la faute revient à la jeunesse elle-même ou à qui d’autre que c’est soit. La faute revient à l’Etat. C’est lui qui ne veut pas exploiter la main d’œuvre de la jeunesse pourtant disponible en quantité suffisante » a déclaré le numéro du Conseil de la jeunesse de Beni. A en croire ses propos, l’Etat devrait faire le premier pas et créer des opportunités pour les jeunes.

M. Jimmy Kighoma a ainsi fustigé le comportement de certaines entreprises étatiques. Pour ce représentant des jeunes, ces entreprises n’ont pas la politique de relève. « L’Etat devrait songer à la mise en retraite de certaines personnes afin de laisser la place aux jeunes » a-t-il estimé.

Il a par ailleurs dénoncé le manque de publication des offres d’emploi dans les entreprises publique. Pour Jimmy Kighoma, cette stratégie devra permettre aux jeunes de tenter librement leur chance pour mettre leur savoir au profil du pays.

« Tout le monde ne fera pas la politique. L’emploi dans les entreprises publiques ne doit être fait sur base d’appartenance ou non à tel ou tel autre parti politique. L’Etat aussi devrait publier des offre d’emploi pour que ceux qui seront engagés le soient au moins par des critères compétitifs et non affectifs » a proposé l’autorité du conseil de la jeunesse de Beni.

Des pistes de solutions étouffées

Malgré toutes les difficultés possibles, le ciel n’est pas sombre pour constater que les jeunes en ville de Beni savent se débrouiller.

Des cabines des charges téléphoniques ou de vente d’unité de téléphone, des salons de coiffure, des kiosques de vente de produits divers, des secrétariats publics et autres sont créés par des jeunes comme leur gagne-pain. « Malheureusement ces stratégies, plutôt que d’être encouragées sont étouffées par la multiplicité de taxes qui d’ailleurs vont toujours au-delà même du capital de ce jeunes ».

Le conseil urbain de la jeunesse a fait savoir qu’elle mène des démarches pour tenter de palier au phénomène du chômage en ville de Beni. Cependant il est aussi limité par les moyens. Des sources proches des cette structure juvénile ont renseigné que des contacts ont été fait jusqu’à des plus hauts niveaux mais par manque de moyens de suivi ils ne produisent pas des résultats escomptés.

Pendant ce temps « les jeunes devraient être patient, s’informer et se former. Ils doivent travailler aussi comme volontaire parfois dans des associations des bénévoles. Ceci devra leur permettre de contourner parfois l’exigence d’expérience toujours demandée pour se faire empocher » a conseillé Jimmy Kighoma, président du conseil Urbain de la Jeunesse en ville de Beni.

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