samedi , 16 décembre 2017
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Photo des politiciens lors d'une cérémonie hommage a Patrice EMERY LUMUMBA, l'héros national caongilais
"Janet KABILA" [second left] lors d'une cérémonie hommage a Patrice EMERY LUMUMBA, l'héros national caongilais

RDC : La gestion des archives est confiée aux mains inexpertes

En République Démocratique du Congo (RDC), la gestion des archives est confiée aux mains inexpertes. C’est pour cette raison qu’on ne sent pas réellement l’implication des archives dans le développement du pays. Plusieurs Congolais sont déjà formé dans ce domaine mais qui ne sont embauchés par l’Etat congolais. Les décideurs ne prennent pas encore en compte l’organisation des archives qui, pourtant, sont d’importants outils pour la tenue d’une bonne administration. Les archives sont un éclaireur pour les  décideurs dans la prise de décisions. Ce sont les archives qui assurent la continuité de l’Etat et non autre chose. Car les archives sont des témoins de l’histoire.

La section des Sciences techniques documentaires (STD)  de l’Institut supérieur de statistique de Kinshasa (ISS)/Kin a organisé jeudi 9 juin 2016 la Journée internationale des archives placée cette année sous le thème « Archives, harmonie et amitié », avec un échange entre archivistes.

Inaugurant la série de conférences prévues au programme, le professeur Denis Nzonkatu Batubediko, qui a planché sur les « Archives et gouvernance, réforme de l’administration publique en République démocratique du Congo », a déploré les conditions de vie des archives en République démocratique du Congo (RDC).

« En RDC, la gestion des archives est confiée aux mains inexpertes », a regretté le professeur Nzonkatu qui a relevé que « c’est pour cette raison qu’on ne sent pas réellement l’implication des archives dans le développement du pays ». Il a saisi cette opportunité pour rappeler que l’ISS/Kin a déjà formé des Congolais dans ce domaine mais qui ne sont embauchés  par l’Etat congolais.

Parlant de la décentralisation, il a fait observer que « les décideurs ne prennent pas encore en compte l’organisation des archives qui, pourtant, sont d’importants outils pour la tenue d’une bonne administration ».

C’est dans cet ordre d’idées qu’il a souligne que « les archives  sont un éclaireur pour les  décideurs dans la prise de décisions». Il a rappelé que « ce sont les archives qui assurent la continuité de l’Etat et non autre chose. Car les archives sont des témoins de l’histoire.

Rappelant que  la mission de l’ISS/Kin est un institut supérieur technique, il a indiqué qu’il  a pour but de « mesurer pour donner  des précisions ».

Une délégation de l’ICA attendue  en octobre prochain à Kinshasa

De son côté, le professeur Bob Bobutaka, qui a abordé le thème « Stratégie du conseil international des archives pour l’Afrique », a rappelé que l’Unesco a créé le Conseil international des archives (ICA) le 9 juin 1948 pour le développement des archives dans le monde.

Dans son fonctionnement, a-t-il poursuivi, le Conseil international des archives a mis en place des stratégies pour aider les Africains afin d’organiser leurs archives.

Bob Bobutaka a ensuite annoncé qu’une délégation des membres l’ICA est attendue  en octobre prochain à Kinshasa afin de redynamiser sa section de l’Afrique centrale et échanger avec les archivistes congolais.

« Concernant les contentieux archivistiques dans le monde, l’UNESCO avait mis en place des mécanismes pour les résoudre », a-t-il enchaîné. Avant d’ajouter, s’agissant du cas de la République démocratique du Congo avec la Belgique, « que la RDC est capable de résoudre ce problème car il a formé beaucoup d’archivistes ces dernières années ».

Comme son prédécesseur, le professeur Bob Bobutaka a regretté le peu de  considération que l’Etat congolais accorde à l’organisation des archives. Pour preuve : l’image de l’actuel dépôt d’archives nationales témoigne comment l’Etat congolais néglige les archives.

« Comment le gouvernement congolais peut-il confier la numérisation des archives d’Etat (archives de souveraineté) du pays aux étrangers », s’est-il  interrogé.

Enfin, le professeur Bob Bobutaka a déploré que le gouvernement congolais ait fait la réforme des archives nationales sans consulter les experts en la matière.

Selon lui, il est inadmissible que le texte légal créant l’Institut national des archives du Congo puisse recommander aux archivistes de prêter serment devant cette institution documentaire.

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