samedi , 16 décembre 2017
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Photo d'une bousculade des politiciens congolais a Bruxelles.
Bousculade entre opposants de "Joseph KABILA" lors de la rencontre de Bruxelles.

RDC : UNC – MLC ont boudé la rencontre de Bruxelles

Même si l’Union pour la nation congolaise (UNC) et le Mouvement de libération du Congo (MLC) ont boudé la rencontre de Bruxelles, il reste que, jusque-là, personne n’a rejeté complètement les conclusions auxquelles les travaux de Bruxelles ont abouti. Les absents n’ont pas voulu fâcher ceux qui ont pris toutes les résolutions qui ouvrent la voie à l’unité autour du doyen d’âge, le président de l’UDPS. Même dans l’éventualité de prendre part au dialogue politique, l’Opposition s’est tracé une ligne rouge à ne pas franchir, contenue dans l’acte d’engagement qui les met désormais ensemble. A la Majorité présidentielle, c’est la grande artillerie qui est mise en mouvement avec le secrétaire général Aubin Minaku en personne qui a décidé de sortir de sa réserve habituelle afin d’accuser l’Opposition de préparer « un coup d’Etat », ce que le sphinx de Limete avait qualifié de « départ en douceur » dans son discours d’ouverture des travaux.

Les opposants ont résumé en cinq actes leur stratégie de réussite de l’alternance en République démocratique du Congo, dans un document dénommé « Acte d’engagement, ils se sont donné pour mission de transcender leurs ambitions personnelles en renouvelant leur attachement à la Constitution et au respect de ses prescrits; en exigeant la tenue des élections dans le délai constitutionnel; la mise en œuvre de la Résolution 2277 du Conseil de sécurité des Nations unies; en promettant de prendre acte de la fin du mandat du président Kabila; dans une unité d’action avec l’accompagnement de la communauté internationale qui s’est montrée favorable à la tenue d’un dialogue politique.

Les acteurs de l’Opposition ont réfléchi sur les voies et moyens pouvant permettre d’obtenir dans la douceur le respect de la fin du mandat présidentiel telle que prévue par la Constitution. Le conclave de Bruxelles qui a comme objectif principal de réunifier l’Opposition a réussi cette gageure en réunissant tout le monde autour d’Etienne Tshisekedi. Même si l’Union pour la nation congolaise (UNC) et le Mouvement de libération du Congo (MLC) ont boudé la rencontre de Bruxelles, il reste que, jusque-là, personne n’a rejeté complètement les conclusions auxquelles les travaux de Bruxelles ont abouti. Les absents n’ont pas voulu fâcher ceux qui ont pris toutes les résolutions qui ouvrent la voie à l’unité autour du doyen d’âge, le président de l’UDPS.

Même dans l’éventualité de prendre part au dialogue politique, l’Opposition s’est tracé une ligne rouge à ne pas franchir, contenue dans l’acte d’engagement qui les met désormais ensemble.

A la Majorité présidentielle, c’est la grande artillerie qui est mise en mouvement avec le secrétaire général Aubin Minaku en personne qui a décidé de sortir de sa réserve habituelle afin d’accuser l’Opposition de préparer « un coup d’Etat », ce que le sphinx de Limete avait qualifié de « départ en douceur » dans son discours d’ouverture des travaux.

La stratégie de l’Opposition a comme socle la Résolution 2277 du Conseil de sécurité qui impose le respect de la Constitution par l’organisation des élections dans le délai prévu par la Constitution, particulièrement la présidentielle qui va consacrer l’alternance à la tête du pays.

Comptant sur l’accompagnement de la communauté internationale,  les opposants ne se sont pas laissé aller à un paternalisme naïf. Ils ont mis en place des mécanismes de rassemblement en confiant le leadership au doyen Tshisekedi dont l’expérience et la probité font de lui une personnalité hors de tout soupçon et celui qui est le mieux accepté par la population comme opposant et comme alternative crédible au régime actuel sans trop de compromission.

Logiques avec eux-mêmes,  les participants ont considéré que les élections vont se tenir dans quelques mois et se mettent déjà en ordre de bataille pour ce faire.

Pour ne pas faire les choses à moitié, les participants remettent déjà en cause la Commission électorale nationale indépendante, Céni, ainsi que la Cour constitutionnelle. Ces deux instances déterminantes dans la validation des votes et leur certification sont souvent considérées comme échappant au contrôle de l’Opposition. Ne dit-on pas que celui qui est chargé de compter les voix vote plus que les électeurs et que sa décision serait plus importante dans une situation de confusion comme en RDC?

Concrètement, l’Opposition donne l’impression qu’elle maîtrise sa leçon et sait comment évoluer vers la bonne direction.

Selon des sources, le pays hôte a exprimé le souhait de recevoir les opposants. Une manière non seulement de démontrer l’implication de la communauté internationale dans ce qui va se faire en RDC, mais aussi une manière de faire la preuve de la réussite de l’unité qui préfigure déjà l’alternance, selon un participant qui a le verbe haut.

Conférence des Force politiques et sociales acquises au changement en République démocratique du Congo réunies en Conférence à Genval, en Belgique, du 08 au 09 juin 2016

A l’initiative du Président Etienne Tshisekedi wa Mulumba, leader historique de l’opposition congolaise, les Forces Politiques et Sociales acquises au changement de la République démocratique du Congo se sont réunies en Conférence à Genval, en Belgique, du 08 au 09 juin 2016.

Cette conférence avait pour objectif de sceller l’unité des Forces Politiques et Sociales acquises au changement autour des objectifs communs.

Les participants ont réfléchi en toute responsabilité sur la crise planifiée et exécuté par Monsieur Kabila afin de placer la Nation congolaise tout entière devant un fait accompli et ainsi réaliser un coup d’Etat constitutionnel.

Les travaux se sont déroulés dans un esprit de patriotisme, de respect mutuel, d’humilité, de fraternité et de tolérance.

Quatre points ont été examinés à l’ordre du jour :

1. L’évaluation du contexte politique ;

2. Le processus électoral ;

3. La mise en œuvre de la Résolution 2277 du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 30 mars 2016 ;

4. Le Mécanisme de suivi de la mise en œuvre des conclusions de la Conférence et de la coordination des actes de l’opposition.

1. De l’évaluation du Contexte politique

Les  participants à la Conférence de Genval ont rendu un vibrant hommage au peuple congolais y compris la diaspora congolaise pour la bravoure dont ils ont fait preuve dans le combat pour la libération totale de notre pays ainsi que leur maturité politique dans la perception des enjeux de l’heure particulièrement dans leur détermination à sauver la démocratie, à faire respecter la Constitution de la République et à exprimer leur adhésion au principe de l’alternance démocratique.

A quelques mois des élections présidentielle et législatives, les participants ont exprimé leurs vives préoccupations du fait de l’installation d’un climat politique délétère caractérisé par la morosité, l’angoisse et les tensions diverses, l’insécurité généralisée dans le pays, délibérément créées et entretenues par Monsieur Joseph Kabila qui affiche chaque jour sa détermination à ne pas se soumettre à la Constitution et qui cherche à se maintenir au pouvoir au-delà de son second mandat.

Cependant, les incertitudes profondes qui planent encore sur l’organisation du troisième cycle électoral ainsi que le rétrécissement de l’espace des libertés fondamentales assombrissant davantage le climat politique.

En outre, les violation massives et répétées des droits humains exacerbées notamment par les massacres de Beni, de Butembo, de Lubero et d’ailleurs menacent gravement la paix civile dans le pays, la stabilité des institutions de la République, la cohésion nationale et le développement de notre pays ainsi que celui de toute la Région.

2. Du processus électoral

Les participants ont exprimé leurs préoccupations quant au blocage intentionnel et volontaire du processus électoral par le régime de Monsieur Kabila afin de se pérenniser au pouvoir en violation de la Constitution et ainsi créer les conditions de la restauration de la dictature dans notre pays.

Face à cette situation, les Forces Politiques et Sociales Acquises au changement ont réaffirmé leur foi en la démocratie et ont convenu de mettre en commun leurs forces et énergies en vue de faire échec à toutes velléités de renversement de l’ordre constitutionnel.

Un acte d’engagement a été adopté par le participants dont copies est annexée au présent rapport.

3. De la mise en œuvre de la résolution 2277 du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 30 mars 2016

Les participants ont renouvelé leur adhésion à la lettre et à l’esprit de la Résolution 2277 du Conseil de Sécurité des Nations Unies et appellent à sa mise en œuvre intégrale sous la modération du facilitateur internationale renforcé par un panel des représentants des Nations Unies, de l’Union Européenne, de l’Union Africaine, de l’Organisation internationale de la Francophonie ainsi que des Etats-Unis.

4. Du mécanisme de suivi et de coordination pour la mise en œuvre des conclusions de la Conférence de Genval

Pour matérialiser les engagements solennels pris lors de la Conférence, les Forces Politiques et Sociales Acquises au changement ont décidé de mettre en place un mécanisme de suivi, dénommé le RASSEMBLEMENT comportant deux organes :

– Le Conseil des sages, composé des représentants de chaque partie prenante et présidée par Monsieur Etienne Tshisekedi wa Mulumba en sa qualité d’initiateur ;

– La coordination des actions, chargée d’exécuter les résolutions de la Conférence et de coordonner les actions en vue de favoriser l’avènement de l’alternance démocratique dans notre pays.

Enfin, les participants remercient très sincèrement le peuple belge ainsi que les autorités belges pour leur hospitalité et pour leur soutien à la tenue de la Conférence.

Fait à Genval, le 10 juin 2016

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