dimanche , 17 décembre 2017
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Photo de l'ambassadrice de Suède à Kinshasa.
Annika Ben David - Ambassadrice de Suède à Kinshasa.

Le processus électoral en RDC est au point mort

L’ambassadrice de Suède à Kinshasa, Mme Annika Ben David, a déclaré le 31 mai 2016 en sa résidence qu’« il n’est pas sûr que l’élection présidentielle prévue en République démocratique du Congo le 28 novembre 2016 ait lieu en cette date, compte tenu des incertitudes qui entourent le processus électoral ». Elle a également fustigé l’environnement politique actuel de la RDC, caractérisé par des intimidations, répressions et menaces, voyant ainsi tous les espoirs d’un Congo véritablement démocratique se volatiliser.

A l’occasion de la célébration de la fête nationale de son pays, organisée le 31 mai 2016 en sa résidence de Gombe, elle n’a pas voulu – comme beaucoup d’autres diplomates, européens notamment, l’ont fait avant elle – déroger à la règle en s’attardant un peu  sur la situation politique en RDC, particulièrement sur le déroulement du processus électoral.

Pas rassurée de voir l’élection présidentielle se tenir en novembre prochain, l’ambassadrice de Suède en RDC a appelé les responsables politiques congolais à approfondir la démocratie car, a-telle dit, « la démocratie égale aussi les élections ».

Si l’éventuel report de l’élection présidentielle se justifie, selon le pouvoir, par des questions liées à l’enrôlement de nouveaux majeurs ainsi qu’aux problèmes d’insuffisance de moyens financiers, Annika Ben David, reconnaissant l’importance de ces questions, estime par ailleurs que celles-ci ne sont pas insurmontables et nouvelles au contexte politique de la RDC.

Il aurait suffi d’une dose de responsabilité politique pour que toutes ces questions soient abordées et résolues bien avant la date de l’organisation de l’élection présidentielle, a semblé dire la diplomate suédoise.

En même temps que le processus électoral en RDC est au point mort, Annika Ben David a également fustigé l’environnement politique actuel de la RDC, caractérisé par des intimidations, répressions et menaces, voyant ainsi tous les espoirs d’un Congo véritablement démocratique se volatiliser.

A peine venait-elle d’être accréditée en RDC, Annika Ben David avait l’espoir de voir la RDC grandir sur le plan de la paix et de la démocratie. Car, à cette époque la situation politique de la RDC était marquée par la rémission des ex-rebelles du M23, la bancarisation de la paie des fonctionnaires de l’Etat, la signature de l’accord-cadre d’Addis-Abeba ainsi que la tenue des concertations nationales. Près de quatre ans après, l’ambassadrice, arrivée à fin mandat, dit terminer sa mission avec un sentiment de déception.

C’est la remise en cause de l’architecture politique et démocratique patiemment et savamment construite au prix d’énormes sacrifices. Annika Ben David désignée ambassadrice globale de Suède pour les droits de l’Homme, sera remplacée à ce poste par l’actuelle chargée d’affaires suédoise au Rwanda.

Les violences sexuelles commises sur les femmes et les jeunes filles de la RDC sont aussi dans le lot de situations qui préoccupent au plus haut point la Suède. Lors de sa visite en RDC au mois de mars dernier, la ministre suédoise des Affaires étrangères n’avait manqué d’exprimer son inquiétude à ce sujet.

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