samedi , 16 décembre 2017
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Photo de gens en train de prier.
Eglises de réveil, Cote d'Ivoire.

Eglises de réveil, suite et fin, voici la vérité qui nous libérera

Pour terminer, je crois que les grands esprits de notre peuple ont décidé de faire table rase de la colonisation en vue de commencer une nouvelle ère qui verra notre pays se développer selon sa culture, ils ont décidé de se servir de moi pour clarifier les choses afin d’installer les bases d’un nouveau démarrage de notre pays. Il fallait pour cela résoudre au préalable le puzzle de la vérité qui allait nous aider à prendre conscience de notre aliénation pour commencer le travail de nettoyage de nos esprits. Avec les nombreux questionnements, cela m’est apparu comme la résolution d’une équation à plusieurs inconnues et, pour moi qui suis un scientifique et donc plutôt cartésien, je trouve que la solution qui en est sortie est d’une logique implacable, il reste aux détracteurs de nous démontrer le contraire.

1. Rappel historique : le recours à l’authenticité.

En Octobre 1971 lorsque le MPR du feu Président Mobutu et de Monsieur Tshisekedi décrétèrent le recours à l’authenticité et l’abandon de nos prénoms chrétiens, cela nous  ouvrit les yeux et une effervescence indescriptible s’empara de nous dans la perspective de nous trouver de nouveaux prénoms.  J’étais alors élève à l’Institut de la Salle Tumba dans le Kongo Central où j’étais interne. Cette année-là, je venais de quitter le collège Saint Alphonse Mangembo sur les conseils du Père Directeur qui avait jugé mieux pour moi d’aller poursuivre mes études dans la section Maths-Physique plutôt que de m’engager en Psycho-Pédagogie, seule option qu’offrait le collège de Mangembo, ce qui a conditionné mon parcours de vie et dont je lui suis encore très reconnaissant jusqu’à ce jour. Suite à cette décision du bureau politique du MPR, je pense qu’un délai nous avait été accordé pour abandonner définitivement nos anciens prénoms et nous trouver de nouvelles appellations, je ne me rappelle plus s’il nous fallait consulter nos parents par courrier (je signale qu’à l’époque la poste fonctionnait très bien et le téléphone portable n’existait pas) ou si nous devions attendre les prochaines vacances de Noël pour cela.

Toujours est-il que cette décision a agi sur nous comme un révélateur, tout à coup nous nous sommes rendus compte du ridicule de nos prénoms chrétiens et, une fois que nous avions tous nos nouveaux post-noms, dans les cours de récréation, notre jeu favori consistait à nous en moquer entre nous en nous interpellant par des prénoms que nous venions d’abandonner, ainsi on pouvait entendre des Marcel, Nicodème, Vital,  Joseph, Alphonse, Hyppolite ou tout autre prénom qui nous venait à l’esprit, un peu à la manière de ce qui se passe dans la vidéo du 18ème anniversaire de Zaïko Langa Langa entre Papa Wemba et ses compères lorsqu’ils se moquaient de leurs anciens prénoms. Le recours à l’authenticité qui était une bonne inspiration et qui devait être le point départ de notre processus de désaliénation spirituelle n’a malheureusement pas fait long feu et n’a pas été poursuivi comme cela aurait dû l’être. Quelques années plus tard, les anciens réflexes sont revenus et les congolais ont trouvé le moyen de le contourner en s’inventant pour leurs progénitures de nouveaux prénoms à consonance européenne, souvent influencés d’ailleurs par les églises de réveil qui avaient fait leur apparition. Le départ du président Mobutu n’a pas arrangé les choses, presque tous les congolais ont récupéré leur ancien prénom qu’ils portent sur leurs papiers officiels lorsque ceux-ci existent, moi-même j’avais dû récupérer mon ancien prénom à l’occasion de ma naturalisation en 1980, mais c’était uniquement pour me conformer aux us et coutumes de la France et mieux m’intégrer dans ce nouveau pays d’adoption. J’espère que dans un avenir très proche, après l’éclairage que je vous livre aujourd’hui, les yeux de notre peuple s’ouvriront enfin et que nous pourrons opérer la vraie rupture en vue de retrouver notre véritable spiritualité qui nous permettra de nous engager dans le processus de développement qui nous ressemble.

2. L’invasion européenne, la fin d’une spiritualité africaine.

En 1482, l’arrivée des navigateurs portugais marqua l’interruption de notre développement dans un domaine où nous étions très avancés, celui de la spiritualité. Nos ancêtres durent faire face à des envahisseurs européens avec leurs armées de missionnaires dont la mission était de faire table rase de nos connaissances et de nos pratiques afin de mieux nous asservir, cela malgré la résistance des personnes comme Yaya Kimpa Vita que tout le monde idolâtre aujourd’hui alors qu’ils sont prêts à brûler la Yaya Kuyalu Bakembisa d’aujourd’hui qui mène un combat similaire pour la réhabilitation de notre spiritualité ancestrale. Les missionnaires européens nous ont donc imposé leur bible avec laquelle ils nous ont appris toutes ces choses qui aujourd’hui se révèlent être des inepties dignes des contes pour enfants. A commencer par l’histoire de la création du monde qui nous apprenait qu’après avoir créé le ciel et la terre, Dieu avait utilisé l’argile pour créer le premier homme avant de lui ôter une côte pour créer la première femme. D’après cette histoire nous serions tous les descendants de ce couple, or on sait depuis que nous ne sommes pas issus d’une succession d’incestes mais que nous sommes le résultat d’évolutions successives traversant différentes espèces dont le point de départ connu à ce jour est le « Big Bang ».

Lorsque nous étions enfants, on nous apprenait au catéchisme que Dieu résidait au ciel qui se situait au dessus des nuages. En grandissant, nous nous sommes rendus compte avec l’apparition des avions et des fusées que ceux-ci pouvaient traverser les nuages sans pour autant se retrouver au paradis, nous avons même assisté au premier voyage de l’homme sur la lune et avec ce que l’on sait aujourd’hui sur l’espace, personne ne peut plus situer le paradis au ciel. Comme les enfants qui découvrent en grandissant que le père Noël n’existe pas, nous savons maintenant que tout ce qu’on nous avait raconté n’était que des contes merveilleux pour nous faire gober certaines choses et que cela n’avait rien à voir avec la vérité réelle. Et l’on pourrait continuer ainsi avec de tas d’autres exemples que nous n’allons pas citer ici qui ont permis d’aliéner les esprits des peuples africains durant des siècles de colonisation au point de les rendre aujourd’hui pires que les européens qui les avaient initiés à la bible, mais comme nous venons de fêter l’Ascension de Jésus-Christ, je ne peux m’empêcher d’en dire un mot. D’abord, il est monté au ciel avec son corps, or le corps n’est pas un attribut de l’Au-delà, voilà une première absurdité. D’autre part, si ses disciples l’ont vu monter, c’est qu’il l’a fait à une vitesse observable avec l’œil humain, et si sa destination était une exoplanète, sachant que celle-ci devrait se situer à au moins quelques centaines d’années-lumière, cela voudrait dire d’après nos connaissances actuelles et en prenant l’hypothèse d’une vitesse perceptible à l’œil nu que son voyage devait durer plusieurs milliers, voire plusieurs millions d’années, auquel cas il ne serait toujours pas arrivé à sa destination et qu’en plus il devrait y arriver complètement gelé, ce qui montre l’absurdité de cette histoire qui pouvait se concevoir lorsqu’on croyait que le paradis se situait derrière les nuages mais qui devient invraisemblable avec nos connaissances actuelles, alors que s’est-il réellement passé ? That’s the question !

Il ne faut pas jamais perdre de vue que la bible a été écrite par des hommes comme je peux le faire aujourd’hui, ils étaient probablement inspirés, mais en dehors de ce qui peut être considéré comme les témoignages d’un vécu, tout le reste n’est qu’une interprétation conforme aux connaissances de l’époque. Quant à Jésus-Christ fils de Dieu, c’est sûrement vrai, mais il n’est que l’enfant des dieux de son peuple circonscrit à sa terre d’Israël, c’est-à-dire qu’il fait partie des grands esprits qui veillent sur ce peuple comme l’est Mfumu Kimbangu pour le peuple Kongo en particulier et Négro-africain en général, parce que si Jésus avait été envoyé pour le monde entier, il ne se serait pas arrêté au Moyen Orient, il aurait probablement parcouru au moins toute l’Europe et toute l’Asie avant de se rendre en Afrique, en Amérique et en Océanie, or je ne pense pas qu’il était au courant de l’existence de toutes ces terres et de leurs occupants, ce qui est un comble pour un fils de Dieu. Jésus de Nazareth n’a jamais fait allusion aux indiens d’Amérique ni aux Papous du Pacifique, il n’a jamais quitté le territoire de son peuple qu’il était venu sauver et il ne s’est jamais rendu ni en chair, ni en esprit ailleurs que sur sa terre comme l’a fait Mfumu Kimbangu qui, malgré son enfermement, a eu le temps de visiter toute l’Afrique Noire qu’il était chargé de sauver pour délivrer son message de libération, la vérité c’est qu’on ne prend le risque de sacrifier sa vie que pour sauver les siens. Les missionnaires nous ont aussi enseigné que Dieu était un vieil homme blanc avec une longue barbe blanche qui vit assis sur son trône au paradis entouré de son fils et du Saint Esprit sous la garde de ses anges en observant le monde à ses pieds, je suis prêt à parier que cette image est encore bien ancrée dans le cerveau de chaque congolais ou de chaque africain et que si l’on demande à chacun d’eux de dire comment ils imaginent Dieu, il serait presque impossible d’en trouver un qui voit Dieu ressemblant à son vieux grand père avec ou sans barbe, Verckys Kiamuangana de ce point de vue n’a pas réussi à faire bouger les choses avec sa chanson « Nakomitunaka », mais rassurons-nous, Dieu n’a pas d’attribut humain comme nous allons le démontrer.

3. La vérité sur Dieu et la pertinence des connaissances ancestrales.

Pour expliquer qui est Dieu, référons-nous à ce que nous connaissons. Comment définirions-nous l’Etat ? Nous disons que l’Etat, c’est un ensemble de personnes vivant sur un territoire déterminé et soumis à un gouvernement donné, il est régi par un ensemble de lois et de règles sous le contrôle d’une administration. Comment définirions-nous la communauté internationale ? La communauté internationale qui peut être à géométrie variable est un ensemble d’états souvent unis par des intérêts communs pour s’exprimer sur un sujet donné. En règle générale, la communauté internationale est représentée par l’ONU dirigée par son secrétaire général et fonctionne suivant un certain nombre de règles appliquées et contrôlées par son administration. Ces deux exemples désignent des entités assimilables à des personnes morales sans visage connu et auxquelles les individus ou les états sont appelés à se soumettre sous peine d’en subir les conséquences. Eh bien, Dieu c’est pareil, on va dire que Dieu est une entité spirituelle qui est présente dans toutes les composantes de l’Univers et de l’Au-delà dans lesquelles elle se répartit de manière non équitable et qui interagissent entre elles suivant des règles et des lois bien établies. A l’image de la lumière blanche qui est composée de trois couleurs primaires, Dieu repose sur trois composantes principales qui sont l’Amour, l’Intelligence et la Puissance et qui se répartissent de manière différenciée suivant chaque élément de cette entité divine. L’Amour et l’Intelligence sont les attributs de tous les êtres vivants dont les humains, situés au sommet, ont hérité de la plus grosse part qui leur permet de vivre en harmonie et surtout de continuer l’œuvre de création de Dieu, la Puissance caractérise surtout les éléments matériels par lesquels Dieu peut opérer de grandes transformations ou sévir en cas de besoin. Si l’on considère toutes les matières premières ainsi que la multitude des ressources naturelles dont notre pays est doté, on peut affirmer que notre pays est une grande puissance divine, il est donc temps que chaque enfant de ce pays puisse en bénéficier.  D’autre part, nous savons que grâce à sa composante « Intelligence », Dieu est omniscient car il sait tout, grâce à sa composante « Puissance », Dieu est omnipotent et parce qu’il est présent dans chaque élément de l’Univers et de l’Au-delà, Dieu est omniprésent.

Lorsqu’on examine les différentes appellations que nos ancêtres attribuaient à Dieu, nous pouvons conclure que nos ancêtres étaient bien inspirés car ces appellations reprennent toutes ces trois attributs, c’est le cas chez le peuple Kongo qui l’appelaient Nzambi ya Mpungu Tulendo qui veut dire Dieu de l’Univers tout Puissant, Omniprésent et Omniscient. Je ne connais pas tous les noms qui ont été utilisés par tous les peuples africains pour désigner Dieu, mais je suis prêt à parier qu’ils faisaient tous référence à ces trois attributs et que leur Dieu était attaché au monde ou à l’Univers qui les entouraient, étant entendu que le monde était circonscrit à leur territoire et l’Univers à ce qu’ils voyaient en regardant le ciel. Avec la définition que nous venons de donner, Dieu est pour chaque peuple une entité assimilable à un état qui comprend tout ce qui existe sur son territoire ainsi que dans l’Au-delà lié à ce peuple. Mais si le Dieu d’un peuple est assimilable à l’Etat, qui en est le chef ? Et qui sont ses ministres? Au sommet de cette entité se trouvent les grands esprits résidant au niveau supérieur dont je parle dans mon précédent article, on y trouve le chef de l’entité entouré de ses ministres. Au niveau inférieur, on trouve tous les esprits qui jouent le rôle d’anges gardiens et ceux qui sont en transit avant leur retour sur terre ou ceux qui sont bannis. Sortis de l’Au-delà, on se retrouve sur terre où l’on trouve dans l’ordre hiérarchique les « ngunza » et les chefs coutumiers qui se répartissent les rôles spirituels et politiques à la tête du peuple et des différentes tribus qui le constituent, ils assurent le lien entre le gouvernement des grands esprits et le peuple des vivants, voilà pourquoi plus que jamais la réhabilitation des chefs coutumiers est indispensable, non seulement sur le plan politique pour la reconquête de notre souveraineté comme je le décris dans ma « Lettre ouverte au peuple congolais » mais aussi sur le plan spirituel pour rétablir les conditions adéquates permettant le démarrage d’un vrai développement conforme à ce que nous sommes.

Ainsi défini, nous pouvons conclure que Dieu n’a pas de visage et que si la représentation qu’en faisaient les colons s’avère puérile, la connaissance que nos ancêtres en avaient était bien plus adulte et leur spiritualité bien plus évoluée. Cela est si vrai que je me pose la question de savoir si les sorciers tels que nous les connaissons chez nous existent en Europe, non ! La preuve s’il est de l’ignorance de ce sujet par les européens, c’est que Hollywood qui est si prompt à traiter tous les sujets n’a jamais effleuré celui-là, c’est donc la preuve que nous étions en avance sur les européens dans le domaine spirituel. Après avoir pris contact avec nos ancêtres et les avoir bien étudiés, ils s’en sont rendus compte et, comme ils se prenaient pour le peuple supérieur, afin ne pas se laisser dominer en la matière, ils ont imaginé le moyen de leur faire renoncer à leur science. Avec la bible dans une main et le fusil de l’autre, ils ont entrepris de leur faire croire que leur science ainsi que les rîtes qui y étaient associés étaient sataniques, un peu comme si l’on avait demandé aux pionniers de la conquête spatiale d’arrêter leurs travaux pour ne pas violer la résidence de Dieu derrière les nuages, ce qui nous aurait empêché de développer nos connaissances en matière spatiale, c’est ainsi que les colons ont réussi à nous faire renoncer à nos connaissances et nos rîtes spirituels. D’ailleurs, ils ne se sont pas arrêtés là, à longueur des siècles ils ont continué leur travail de destruction par le dénigrement systématique de nos dons spécifiques qu’ils ont réussi à nous faire prendre pour des tares et, lorsqu’ils ne pouvaient pas le faire, ils ont inventé des subterfuges destinés à masquer leurs faiblesses en assurant par ailleurs leur promotion pour nous faire admettre qu’elles valent autant sinon mieux que nos dons, tout ça au nom de leur soi-disant supériorité.

Nos ancêtres qui maîtrisaient cette science que nous appelons aujourd’hui sorcellerie qui est tout simplement le synonyme de grand savoir et qui leur permettait de communiquer avec l’au-delà ont dû y renoncer sous la pression des missionnaires, les seuls qui l’ont conservée pour la pratiquer en secret s’en servaient la plupart du temps pour faire le mal car ceux qui pouvaient s’en servir pour faire le bien avaient majoritairement décidé d’y renoncer en se convertissant au christianisme. Je pense que nos ancêtres ont décidé de nous sortir de notre aliénation mentale pour réhabiliter cette science dans laquelle nous étions si forts et qui nous avantageait vis-à-vis des autres peuples, voilà le sens de l’inspiration qui m’a été faite pour la conception de cet appareil qui nous permettrait de communiquer avec l’au-delà. Ne croyez donc pas que ce soit de la folie d’oser imaginer un tel projet, car si demain il tombe dans les oreilles d’une firme occidentale disposant de gros moyens pour pouvoir le faire aboutir, vous serez les premiers à vous émerveiller devant la sorcellerie du blanc alors qu’il n’y a rien de sorcier là-dedans, car comme je le dis souvent, pour un adulte, la création est un jeu d’enfant pratiqué avec des connaissances d’adulte, il suffisait tout simplement d’y penser et plus précisément d’être bien inspiré. Maintenant j’aurais pu garder secret ce projet jusqu’à son aboutissement, mais j’étais obligé d’en parler pour mieux vous expliquer certaines choses et pour en même temps susciter l’engagement des éventuels investisseurs au vu de l’importance des fonds qu’il nécessite, en espérant que notre avance dans ce domaine sera suffisant et que les nôtres ne se laisseront pas corrompre pour vendre leurs secrets à des étrangers comme cela s’est passé en ce qui concerne notre médecine traditionnelle.

4. Dieu et nous, notre relation avec Dieu.

Ceci étant, comment Dieu agit-il sur nous ? En tant qu’êtres humains dotés d’une conscience qui nous permet de distinguer le bien du mal, nous sommes seuls responsables de nos actes et de notre conduite dans la vie. Le bien que nous faisons nous permet de charger notre corps en énergie positive tandis que le mal que nous faisons le charge en énergie négative, c’est cette énergie positive ou négative que nous accumulons qui en présence d’autres créatures ou éléments réceptacles de l’énergie divine va interagir avec eux pour provoquer des phénomènes positifs ou négatifs qui peuvent s’apparenter à des récompenses ou à des punitions et que nous pouvons attribuer à cette entité qu’est Dieu. L’énergie positive, outre le fait qu’elle nous attire les bonnes influences, agit dans notre vie comme le vaccin agit dans notre organisme, elle nous préserve des mauvaises influences tandis que l’énergie négative, comparable à une immunodéficience, produit exactement l’effet inverse. De la même manière, lorsque de façon collective nous nous complaisons à faire le mal ou lorsque nous nous comportons mal vis-à-vis d’autres éléments qui sont le siège de Dieu, qu’ils soient humains, animaux, végétaux ou minéraux, nous devons nous attendre à en subir les conséquences, ce qui signifie que l’écologie qui prône le respect de la nature et de l’environnement devrait quitter la sphère politique pour faire partie de nos obligations envers Dieu, car l’amour de la nature et sa préservation au même titre que l’amour du prochain concourent tous à l’amour de Dieu. Ainsi, une personne qui, comme Nicolas Hulot en France, investit sa vie dans la préservation de la nature et de l’environnement doit être placée au même rang qu’une mère Teresa qui a consacré la sienne à aider d’autres hommes.

Lorsque l’on dit que Dieu nous récompense ou qu’il nous punit, il s’agit bien de ce Dieu qui en tant qu’entité agit à travers les différents éléments qui le composent, voilà pourquoi on n’a pas forcément besoin d’attendre de passer dans l’au-delà pour être puni car tout se paye ici bas, même si après notre mort une sanction d’une autre nature peut nous attendre selon le bilan de notre vie sur terre. Lorsque quelque chose de bien nous arrive, c’est à notre comportement que nous le devons, et si nous devons remercier Dieu, ce n’est pas Dieu en tant qu’entité qu’il faut remercier mais Dieu à travers les esprits qui nous accompagnent dans notre vie et nous assistent au quotidien dans nos choix comme ça se passe avec le système de navigation lorsque nous conduisons notre voiture. Dans le cas particulier d’une guérison miraculeuse, c’est l’énergie positive accumulée grâce à notre conduite qui va agir en conjonction avec l’énergie venant du grand esprit que nous invoquons pour provoquer ce miracle, avec comme catalyseur notre foi inébranlable en cet esprit, chez les catholiques cet esprit peut être un saint ou Jésus lui-même. Les énergies positives ou négatives qu’une personne accumule imprègnent son corps tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, tout ce qui touche ce corps est imprégné, c’est le cas de sa maison et particulièrement sa chambre ou de ses vêtements et particulièrement ses sous-vêtements, ainsi nos femmes devraient-elles se méfier des cheveux humains qu’elles portent et dont elles ignorent la source, il en est de même pour les organes en cas de greffe. Ces énergies sont également transmises à sa descendance lors de leur conception, ce qui accrédite la thèse selon laquelle une malédiction peut traverser plusieurs générations.

Selon la définition que nous venons de vous révéler, Dieu peut être vu sous deux angles différents, il y a le Dieu universel que nous pouvons comparer à l’ONU et qui englobe tout l’Univers et il y a le Dieu local ou Dieu du peuple, comparable à l’Etat, qui englobe la terre à laquelle est attaché ce peuple ainsi que tout ce qui y vit. Lorsque nous prions Dieu, nous nous adressons en réalité aux grands esprits qui constituent le gouvernement de cette entité, chaque peuple a les siens et celui que nous appelons Jésus ne fait pas partie des nôtres contrairement à Mfumu Kimbangu. Ainsi, dans notre relation avec Dieu, par rapport à nos pratiques héritées des religions imposées, nous allons continuer à prier comme on l’a toujours fait mais en adressant cette fois nos prières aux bons destinataires, nous allons continuer à chanter mais en veillant là aussi à citer leurs vrais destinataires qui sont appelés à nous assister, nous allons continuer à travailler afin de poursuivre l’œuvre créatrice de Dieu en vue d’améliorer les conditions d’existence de l’humanité et de la nature dans un  environnement préservé. Comme le faisaient nos ancêtres, nous devons prendre l’habitude de remercier Dieu qui nous nourrit et nous soigne à travers les éléments de la nature et de l’environnement que sont les animaux, les plantes, l’eau et l’air qui sont tous le siège de ce Dieu. En matière d’adoration, notre environnement nous offre une multitude d’occasions nous permettant de louer sa grandeur à travers tout ce qui existe et qui marque sa présence parmi nous. Ainsi, nous pouvons nous hisser au sommet d’une montagne pour admirer la magnificence de Dieu, nous pouvons plonger au milieu du désert ou de la mer pour nous rendre compte que nous ne sommes qu’une infime partie de son immensité, dans la nuit noire nous pouvons nous émerveiller devant le spectacle céleste qui nous fait prendre conscience de la diversité de Dieu à travers cet Univers et de la part minuscule que notre planète y occupe, nous pouvons aussi dans une promenade en forêt apprécier la merveilleuse symphonie produite à travers ses pensionnaires par ce Dieu qui nous entoure et nous accompagne partout où nous sommes. A travers ces exemples et bien d’autres nous pouvons louer Dieu et lui rendre grâce, en tout cas nos ancêtres le savaient et le faisaient déjà, voilà pourquoi ils pratiquaient l’animisme et étaient si respectueux de l’environnement car ils savaient que l’esprit de Dieu y résidait, ce qui confirme qu’ils étaient en avance sur les détenteurs de la bible venus d’Europe.

Dans ces conditions, il se révèle que la dîme qui est à la base de la prolifération des églises de réveil n’est que l’invention d’un génial escroc qui a fait une interprétation malhonnête de la bible afin de pouvoir vivre aux dépens des fidèles qu’il attirait en les ponctionnant d’une partie de leurs revenus là où même l’Etat qui est chargé de les protéger se garde bien de taxer les plus démunis d’entre eux, c’est à cette trouvaille que se sont accrochés de nombreux autres escrocs attirés par la manne que cela représentait pour arriver au résultat que l’on connaît aujourd’hui.  L’heure est donc venue pour chacun de nous de nous séparer de tout ce qui nous entravait jusqu’ici afin d’entrer dans notre processus de désaliénation qui nous libérera. En ce qui me concerne, j’ai dû me résoudre à ranger mon chapelet de croyant catholique pour m’ouvrir entièrement aux esprits de nos ancêtres. L’heure est aussi venue de nous débarrasser définitivement de nos noms importés, car porter un nom qui n’a aucune signification dans sa culture, c’est comme porter une charge qui n’a aucune valeur, contrairement à un nom authentique qui est porteur d’une charge énergétique et qui vous garde relié à vos ancêtres. Quant à la sorcellerie tant dénoncée par les églises, ce n’est pas parce que seules les mauvaises utilisations de cette science ont résisté aux matraquages des religions importées qu’il faut s’interdire de retrouver nos connaissances ancestrales, car que vaut l’action de cette sorcellerie en comparaison à celle de nos envahisseurs qui utilise toutes les sciences soit disant autorisées par l’Eglise pour créer des armes de destruction massive qui ont fait des millions de morts à travers le monde ! Notre sorcellerie n’avait pas que de mauvais côtés, et comme toute science, elle pouvait servir tant pour faire le bien que pour faire le mal et nous devons tout mettre en œuvre pour réhabiliter cette science que nos ancêtres maîtrisaient afin de nous en servir pour nous développer à notre manière.

5. La volonté des dieux pour notre peuple.

Dans mon précédent article, je vous annonçais que mon prochain sujet de recherche consistait à créer un appareil qui nous permettrait de communiquer avec l’au-delà, je pense que le fait d’avoir accepté cette mission avec enthousiasme m’a ouvert la voie à d’autres révélations. Comme je l’ai dit plus haut, le peuple Kongo et probablement beaucoup d’autres peuples africains étaient très avancés en matière de connaissances spirituelles, n’eut été l’interruption due à la colonisation avec l’apport de la bible, ils auraient déjà réussi à concrétiser ce moyen de communication dont la réalisation m’a été confiée pour permettre au cours de notre histoire de reprendre là où il s’était interrompu, voilà pourquoi tant d’informations me parviennent que j’essaye de vous restituer après les avoir mises en forme. Mais ce qui m’arrive n’a rien d’exceptionnel, cela arrive à tout un chacun de recevoir des messages de l’au-delà, mais lorsqu’on en les reçoit, soit on n’y fait pas attention et ils sont perdus, soit on les reçoit mais on n’a pas les connaissances suffisantes pour les interpréter, soit on arrive à les interpréter mais on les attribue à une source erronée. Dans ce cas, leur interprétation dépend souvent de l’état de nos connaissances et de notre état d’esprit du moment dans un environnement donné, ainsi les gens qui avaient représenté Dieu en un vieil homme blanc ne savaient probablement pas qu’il existait des hommes d’une autre couleur sur terre.

En ce qui me concerne, si jusque-là j’avais plutôt l’habitude de recevoir des signes venant de mes anges gardiens, cette fois j’ai senti que la source avait changé et  que les messages que je recevais venaient du niveau supérieur compte tenu de l’importance de la mission que je devais accomplir pour la libération spirituelle et politique de notre peuple. Tout a commencé lorsque je réfléchissais sur les voies et moyens pour sortir de l’occupation et sur les solutions qui nous permettraient ensuite de reconquérir notre souveraineté, c’est alors qu’après avoir entendu les propos de Mr BOKOMBA Kassa-Kassa sur la réhabilitation du pouvoir coutumier, j’ai eu le déclic qui m’a conduit au projet que j’ai exposé dans la « Lettre ouverte au peuple congolais » (lettre accessible sur le site de KS LUDOTIQUE). Cet article devait à la base contenir un paragraphe sur les dégâts causés par les églises de réveil dans notre société et les résolutions que nous devions prendre à leur sujet dans le cadre de la refondation de notre pays, mais compte tenu de sa longueur et surtout pour ne pas brouiller le message principal qu’il contenait concernant la réhabilitation du pouvoir coutumier, j’avais décidé d’en faire un article distinct. C’est pendant que rédigeais cet autre article que j’ai commencé à avoir des révélations sur les messages que je devais transmettre pour combattre toutes les idées pernicieuses propagées par elles pour abrutir et asservir le peuple congolais en particulier et africain en général, chacun de ces messages suscitait d’autres questionnements qui à leur tour entraînaient d’autres révélations.

Ces messages, je les recevais par petites salves, à n’importe quel moment, souvent la nuit, et je m’empressais de les noter pour ne pas en perdre une miette, cela a duré ainsi pendant quelques semaines et, une fois que j’avais réuni suffisamment d’informations, je n’avais plus qu’à les traiter et à les assembler comme des pièces d’un puzzle pour arriver à cet article que je vous ai présenté dernièrement et qui s’intitulait « Eglises de réveil, un frein au développement ». Autant je ressentais une grande pression sur moi tant que je n’avais pas terminé sa rédaction, autant à la fin je me suis senti tellement apaisé que je me suis dit que j’avais rempli ma mission. Mais ça ne s’est pas arrêté là, dès lors que j’avais terminé cet article et que je l’avais publié, mon esprit s’est mis à vagabonder vers de nouveaux questionnements sur la vraie nature de Dieu et c’est là que la réponse m’est apparue comme dans un livre ouvert, elle m’a été donnée pour que je puisse la mettre à votre disposition, car si moi je me suis posé la question, d’autres aussi ont dû se la poser à la suite de mon article, les grands esprits de nos ancêtres ont jugé bon de préciser certaines choses afin de boucler ce dossier et ainsi mettre le peuple congolais et par extension le peuple africain dans les meilleures dispositions mentales pour pouvoir prendre un nouveau départ, c’est l’objet du présent article qui j’espère sera le dernier de la série car ça bouffe beaucoup d’énergie psychique et il est temps que je retourne me consacrer à mon occupation habituelle, la recherche. Maintenant que nous connaissons la vérité, l’heure est venue pour chacun de nous de commencer à nous séparer de tout ce qui nous entravait jusqu’ici afin d’entrer dans un processus de désaliénation qui nous libérera, je sais que ce ne sera pas chose facile, car l’endoctrinement que nous avons subi depuis de notre naissance est très profond et il nous sera difficile de nous débarrasser de certaines pratiques, à commencer par moi-même qui ai dû me résoudre à ranger mon chapelet de fidèle catholique afin de m’ouvrir entièrement aux esprits de mes ancêtres.

6. Résolutions pour un nouveau départ.

Pour terminer, je crois que les grands esprits de notre peuple ont décidé de faire table rase de la colonisation en vue de commencer une nouvelle ère qui verra notre pays se développer selon sa culture, ils ont décidé de se servir de moi pour clarifier les choses afin d’installer les bases d’un nouveau démarrage de notre pays. Il fallait pour cela résoudre au préalable le puzzle de la vérité qui allait nous aider à prendre conscience de notre aliénation pour commencer le travail de nettoyage de nos esprits. Avec les nombreux questionnements, cela m’est apparu comme la résolution d’une équation à plusieurs inconnues et, pour moi qui suis un scientifique et donc plutôt cartésien, je trouve que la solution qui en est sortie est d’une logique implacable, il reste aux détracteurs de nous démontrer le contraire. Forts de cet éclairage, nous n’avons plus de raison de douter du bien-fondé du projet que je vous ai exposé dans la « Lettre ouverte au peuple congolais » et plus que jamais, il est temps de nous lancer dans sa concrétisation. Moi, en tant que chercheur, je vais être occupé à accomplir la noble mission qui m’a été confiée, je ne serai donc pas disponible pour m’en occuper personnellement, par conséquent s’il existe un homme politique intelligent et clairvoyant qui place l’intérêt supérieur de la nation au-dessus de ses propres intérêts et qui ambitionne de jouer un rôle de premier plan dans la conduite de notre pays, plutôt que de rester englué dans des combats d’arrière-garde pour l’organisation des élections aux côtés des étrangers dans un pays occupé, voilà une occasion qui lui est offerte de se démarquer en s’emparant de ce projet pour le porter jusqu’à son aboutissement, car je peux vous assurer que celui qui contribuera à sa réussite sera béni de nos ancêtres et qu’une place de choix lui sera réservée dans l’histoire de notre pays, d’ailleurs je ne doute pas que le peuple le soutiendra et lui en sera très reconnaissant. Je tiens à réaffirmer ici que la réhabilitation du pouvoir coutumier est la seule voie qui nous permettra de reconquérir notre véritable souveraineté et de nous engager dans la voie d’un développement qui nous ressemble. A bon entendeur salut !

Patriotiquement vôtre,

KUETE NZA-YAZOLA’MO Muana KINGOYI WA KINDAMBA

Patriote Résistant, Inventeur de la ludotique.

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