dimanche , 17 décembre 2017
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Réchauffement climatique - Les usines pollueurs de l'air !

Le réchauffement climatique a favorisé l’éclosion des sciences en Afrique

Le réchauffement climatique n’est pas un phénomène nouveau. Le réchauffement climatique est la circonstance historique qui a favorisé l’éclosion des sciences en Afrique. Nous relatons brièvement cette histoire, par devoir de mémoire, à l’occasion de la journée de l’Afrique.

Le 25mai a été décrété par l’UNESCO journée de l’Afrique. Autrement dit, à cette date, on célèbre l’Afrique. Mais pourquoi célèbre-t-on l’Afrique ? Cette question vaut son pesant d’or dans la mesure ou pour une large opinion des citoyens du monde, l’Afrique est un continent qui n’a rien apporté au monde. « Que peut-nous apporter l’Afrique ? demanda un interlocuteur à Amadou Hampateba »

l’histoire de l’Afrique existe, seulement, elle a été effacée.

En outre, fait remarquer Hubert Deschamps dans son ouvrage l’Afrique noire précoloniale, en Europe : « l’Afrique ne figure guère encore dans les manuels classiques d’Histoire ». Ce qui illustre le fait que l’opinion européenne partage l’avis d’Hegel selon lequel : «  l’Afrique n’a pas à proprement parler une histoire ».

Et pourtant, l’histoire de l’Afrique existe, seulement, elle a été effacée. Hubert Deschamps fait remarquer l’effacement de l’histoire de l’Afrique dans son ouvrage Histoire Générale de l’Afrique Noire en ces termes : « au temps de Bossuet, on limitât l’Histoire Universelle à Israël, aux Gréco-Romains, et à l’Europe policée, c’était la norme ».

C’est ainsi que l’histoire de la manière dont la solution avait été trouvée en Afrique pour faire face à une famine mondiale provoquée par le réchauffement climatique à la base de la désertification du Sahara, le récit de Joseph en Egypte, connu pourtant de tous, mais ce récit n’est enseigné ni dans les écoles, ni dans les universités.

Ceci étant, la journée de l’Afrique devrait servir, à notre humble avis, de cadre pour réfléchir au passé, au présent, et au futur de l’Afrique. Concernant l’histoire effacée de l’Afrique, c’est celle du réchauffement climatique,

Nous consacrons cet article à l’étude de cette histoire du fait que « celui qui ne sait d’où il vient, ne saura  où il  va » dit un proverbe africain. Et l’intérêt de cette étude réside dans le fait que de l’avis des scientifiques américains, avis que je partage, l’étude de l’histoire peut nous aider à relever le défi climatique

En effet,  «  en étudiant le passé, nous gagnons une certaine perspective sur les évènements actuels. Exactement de la même façon que les généraux étudient(ou devraient étudier) l’histoire militaire pour se préparer à la guerre, ou que les économistes examinent(ou devraient examiner) l’histoire économique pour anticiper la prochaine crise, les citoyens et les décideurs peuvent apprendre de l’histoire du climat comment se préparer au changement climatique à venir » (Sam White).

Quant à l’objectif poursuivis,  c’est de sensibiliser la communauté scientifique sur le fait que le récit des sept ans de sécheresse et de famine en Egypte antique est un récit historique, donc réel. (à lire Afrique berceau de la lutte contre le réchauffement climatique : Histoire reconstituée / le Potentiel/ Google) .Le but   est d’intégrer l’enseignement de ce récit dans les écoles et les universités.

La terre a déjà connu de cas de réchauffement climatique,  vers 3.000 ans av. J.-C. à la base entre autre de la désertification du Sahara. Comment les sociétés humaines ont fait face au réchauffement climatique passé ? Il semble que la terre a effectivement connu dans le passé de cas de réchauffement climatique qui a provoqué sept ans de sécheresse et de famine mondiales. La solution  à cette famine mondiale fut trouvée en Afrique : c’est l’humanité.

En effet, grâce à la solidarité, une des valeurs de l’humanité, des  provisions ont été épargnées  avec la contribution de tous les égyptiens. C’est ainsi qu’au temps de la famine mondiale, l’Egypte, terre d’Afrique, était devenue le grenier  du monde où tous les hommes s’approvisionnaient en nourriture grâce à une autre valeur de l’humanité : l’hospitalité. Tel est le contexte historique dans lequel les Hébreux sont arrivés en Afrique, en particulier en Egypte.

La gestion des produits épargnés en prévision de la famine nécessita des opérations complexes qui ont révolutionné la vie des hommes en société notamment l’institutionnalisation des sciences. En effet, le besoin de recenser tous les égyptiens qui devaient contribuer  durant sept ans avec les parties de leur récolte, a rendu nécessaire l’usage des nombres : c’est le dénombrement dont l’arithmétique est la science. L’arithmétique est  « l’art de former et de représenter les nombres et de faire à l’aide de ces nombres les opérations qui ont pour but de déterminer des quantités ».

Outre le besoin de dénombrer les égyptiens, il y a eu aussi besoin de quantifier les produits épargnés. A part l’arithmétique, La géométrie aussi a pris naissance en Egypte .Elle est née dans la même circonstance suite au besoin de partager des lopins de terre aux égyptiens qui devaient lors de la récolte payer une contribution qui était évaluée en fonction de l’espace de terrain accordé par les représentants du Pharaon.

Ceci étant, la géométrie est la branche des mathématiques qui étudie les propriétés de l’espace. « Les grecs ont attribué aux égyptiens l’origine de la géométrie trois mille ans avant notre ère… » (Encyclopédie Larousse Méthodologie 2 pg.2)

L’arithmétique et la géométrie sont les branches des mathématiques. « Le rôle des mathématiques dans la pensée et la civilisation est considérable,  elles sont les langages des sciences et leur emploi a permis l’édification de la technique et de la science actuelle »

Il sied de noter que d’autres sciences sont aussi nées  pour faire face au réchauffement climatique qui a provoqué sept ans de sécheresse et de famine à la base de la désertification du Sahara entre autre l’économie, la comptabilité, l’architecture etc…

Cependant, durant des siècles, on a effacé cette histoire en attribuant à la Grèce la paternité des sciences. Et pourtant, les grecs eux-mêmes ont reconnu avoir puisé la sagesse et la connaissance en Egypte, stigmatise Saunerons : « A parcourir les textes grecs anciens, on ne peut se défendre de l’idée qu’aux yeux de ces vieux auteurs, l’Egypte était comme le berceau de toute science, de toute sagesse ».

Concernant l’effacement de l’origine des Sciences, le professeur Gérard Fourez le stigmatise en ces termes : « …au cours de leur évolution, les sciences ont peu à peu gommé leur origine particulière… ».En outre, continue le professeur Gérard Fourez, «  on durcit les approches scientifiques au point de gommer tout ce qu’elles ont de relativité historique »et pour conclure par « c’est ainsi que l’histoire des sciences a souvent gommé leur enracinement historique »

L’enracinement historique des sciences en Afrique a été démontré par Cheikh Anta Diop en ces termes : « autant la technologie et la science modernes viennent d’Europe, autant dans l’antiquité le savoir universel coulait de la vallée du Nil vers le reste du monde, et en particulier vers la Grèce qui servira de maillon intermédiaire. Par conséquent, aucune pensée, aucune idéologie (…) n’est par essence étrangère à l’Afrique »..

Le mérite de Cheikh Anta Diop tient au fait d’avoir démontré que l’Egypte antique était africaine par sa religion, par sa culture (langue et écriture), par sa civilisation et par sa science contrairement aux égyptologues qui soutenaient que l’Egypte antique n’était pas africaine, mais plutôt proche orientale ou méditerranéenne.

Nous avons appuyé la thèse de Cheikh Anta Diop selon laquelle l’Egypte antique était africaine en se basant sur un élément culturel : la tenue vestimentaire des Pharaons. En effet, il est un fait  que le pagne est un vêtement d’origine africaine. Cependant, l’origine du pagne africain est mal connue : c’est l’Egypte Pharaonique.

En effet, peut-on lire dans un livre d’histoire à propos de la tenue de Pharaon : « pour paraitre en public, il porte une perruque, la double couronne(…) et un pagne plissé ».Ceci étant, le pagne était une tenue royale des Pharaons. La culture du port de pagne s’est répandue de l’Egypte des Pharaons vers le reste de l’Afrique. C’est ainsi que les chefs coutumiers ont gardé la tradition du port du pagne jusque de nos jours. (à lire sur le net l’article l’origine du pagne africain : l’Egypte Pharaonique /le Potentiel/ Google)  

L’expansion de la culture du port du pagne de l’Egypte pharaonique vers le reste de l’Afrique remet en cause la thèse selon laquelle la richesse culturelle de l’Egypte antique n’était pas répandue dans le reste de l’Afrique à cause des obstacles physiques tel que le désert. A part le pagne, nous pouvons aussi ajouter la culture de tenir des greniers. De l’Egypte, la culture de tenir des greniers s’était répandue dans le reste.de l’Afrique.

A propos des greniers,  Hubert Deschamps fait remarquer cette culture africaine en ces termes : « Greniers évoque toute une série de faits en rapport avec les climats tropicaux africains à saison sèche. Il signifie l’obligation de constituer des réserves, en étalant la consommation des récoltes jusqu’à la saison des pluies suivantes »

De ce qui précède, le réchauffement climatique a une histoire. Mais cette histoire a été effacée pour de raison idéologique du fait que la solution a été trouvée en Afrique. L’Europe esclavagiste puis colonialiste n’a voulu reconnaitre aucun mérite à l’Afrique dominée. C’est ainsi que les connaissances pour faire face au réchauffement climatique ne sont pas transmises aux jeunes qui ignorent que les sciences sont nées dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, circonstance décrit ci-dessus.

Ainsi, je rejoins l’opinion de Kenneth Clark selon lequel« malgré les victoires récentes de la science, les hommes n’ont guère changé en 2000 ans, c’est pourquoi nous en sommes encore en train de tirer leçon d’histoire ». Mais il est difficile de tirer de leçon d’une histoire non enseignée parce – qu’effacée. D’où le besoin d’une journée mondiale de sensibilisation à l’effacement de l’histoire car « Nul n’a le droit d’effacer l’histoire d’un peuple… ».L’initiative se veut un mouvement citoyen .voilà pourquoi nous appelons les citoyens du monde à signer une la pétition en ligne.

[Jean-Raoul LUMPUNGU]

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