dimanche , 17 décembre 2017
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Paul KAGAME et le Rwanda impliqués dans les massacres de Beni

A Eringeti, Beni, au Nord-Kivu en RDC Congo, ce jeudi 19 mai 2016, la population locale a capturé un des criminels qui a participé au massacre de Beni.  Ce malfaiteur confesse : « Je suis rwandais. J’ai été recruté à Masaka, en Ouganda. Ceux qui m’ont négocié m’ont fait croire qu’il y a un travail, une mission à accomplir au Congo (R.D.C). Ils m’ont garanti que je serai rémunéré par un salaire mensuel de quatre cents dollars (400 US $)… » Il est donc un refugié rwandais qui était initialement attaché au camp de réfugiés de Nakivale, en District d’Isingiro, voisin à celui de Masaka et celui de Mbarara. Après cet interrogatoire populaire, le criminel a été conduit aux responsables de sécurité. Maintenant on peut comprendre pourquoi la population de Beni a persisté à dénoncer que ses tueurs proviennent du Rwanda et de l’Ouganda, qu’il y a un plan d’extermination des autochtones et projet d’occupation, voire de balkanisation, mis en marche à l’insu des congolais.

« On comprend ainsi le grave danger de toute rallonge au pouvoir de Joseph Kabila. Les congolais dignes de ce nom doivent refuser toute forme de transition. En effet, au vu de ce qui se passe au Kivu-Ituri, toute transition au-delà de décembre 2016, donnerait du temps et des moyens au gouvernement congolais qui est, de toute évidence, complice de l’occupation rwandaise du Kivu-Ituri en cours » (Père Vincent MACHOZI, le 19 mars 2016).

Peut-être que le témoignage de la population rapportant ponctuellement que les tueurs ont souvent opéré en utilisant la langue Kinyarwanda ne suffisait pas pour se convaincre de leur identité rwandaise. Mais aujourd’hui quelle résistance pourrait-on opposer à cette vérité, lorsqu’un tueur intercepté a le courage de rendre personnellement compte de son identité rwandaise ? C’est pourquoi, le gouvernement congolais n’a désormais plus le droit de continuer à duper les opinions par un langage de présomption – signe évident d’abdication face à ses responsabilités – ; car on en a trop avec le terme « présumés ADF/NALU » délibérément forgé pour éloigner les consciences de la vérité.

La population congolaise toute entière attend avec impatience les enquêtes internationales que réclame la communauté locale de Beni-Lubero, en vue d’établir la part de responsabilité de chacun dans ces massacres qui ont supprimé innocemment tant de vies humaines.

Beni est une ville du nord-est de la RDC Congo, pas très loin du Parc national des Virunga, au plateau du mont Ruwenzori à 5119 m d’altitude, proche de la forêt de l’Ituri. Le mardi 3 mai 2016,  vers 16h30,  17 paysans congolais ont été massacrés  à la machette et à la hache, avec leur corps sans vie alignés sur le sol, dans une salle sombre de l’hôpital d’Eringeti. Il s’agissait de femmes, des hommes et  des enfants, dont un bébé de 6 mois. L’objectif était de semer la Terreur dans cette localité du KIVU. C’est à dire instaurer  le terrorisme en RDC.

Au Burundi, c’est l’émotion… Même modus operandi que pour le camp de réfugié de Mahama. Le Rwanda recrute parmi les réfugiés pour les envoyer accomplir des actes terroristes dans les pays voisins.

[avec beniLubero]

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