samedi , 16 décembre 2017
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Les partisans de Moise Katumbi

KATUMBI hors de la RDC : La MP de « KABILA » peut enfin pousser un ouf de soulagement

Tout est bien qui finit bien. Mais en ce qui concerne le feuilleton justice congolaise contre Moïse Katumbi Chapwe, une pause s’imposait avant le prochain épisode. Cette trêve a été imposée par les sévices corporels subis et la torture morale endurée par l’ancien gouverneur du Katanga de la part de la justice congolaise et des forces de l’ordre depuis la mise en branle de l’instruction de la fameuse affaire dite de recrutement des mercenaires américains aux fins de déstabiliser la RDC.

Victime de brutalité et autre torture morale de la part de la justice et des forces de l’ordre, Moïse Katumbi Chapwe a été finalement autorisé par le Procureur général de la République à aller suivre des soins appropriés à l’étranger. C’était en réponse à une requête en expatriation introduite par ses avocats le 19 mai 2016 auprès de l’autorité du parquet général à Kinshasa. Le candidat de l’Opposition à la présidentielle 2016 a quitté Lubumbashi vendredi à destination d’Afrique du Sud à bord d’un avion médicalisé.

Tout est bien qui finit bien. Mais en ce qui concerne le feuilleton justice congolaise contre Moïse Katumbi Chapwe, une pause s’imposait avant le prochain épisode. Cette trêve a été imposée par les sévices corporels subis et la torture morale endurée par l’ancien gouverneur du Katanga de la part de la justice congolaise et des forces de l’ordre depuis la mise en branle de l’instruction de la fameuse affaire dite de recrutement des mercenaires américains aux fins de déstabiliser la RDC.

Avant que le parquet de Lubumbashi n’enclenche la procédure, les médias proches du pouvoir avaient anticipé sur les dessous de ce que le parquet a pu définir plusieurs jours plus tard comme atteinte à la sureté intérieure et extérieure de l’Etat. Cette confirmation des faits infractionnels est intervenue après l’interruption de la troisième audience de verbalisation de l’inculpé du fait des échauffourées survenues entre les forces de l’ordre et la foule qui accompagnait le président du TP Mazembe. Une foule qui ne voulait pas lâcher d’une seule semelle son leader.

Victime de sévices corporels, notamment une tentative d’étranglement de la part des éléments de la police, l’ « inculpé »  a dû être admis dans un centre hospitalier pour y suivre des soins médicaux d’urgence. Cette hospitalisation a donné lieu à des commentaires en sens divers sur la toile et surtout sur les médias officiels qui en ont fait leurs choux gras. Les bandes passantes de ces médias officiels n’ont pas donné dans la dentelle pour condamner l’ancien gouverneur  avant que services judiciaires ne se prononcent publiquement.

Qu’est-ce à dire ? Les médias proches du pouvoir ont joué le rôle d’huissier de justice, sans se gêner le moins du monde. Tous ont crié « haro sur le baudet d’où venaient tous leurs maux » ! Toutefois, l’information officielle est tombée un peu plus tard, par le biais d’un communiqué du cabinet du Procureur générale de la république. Dans ce document daté du 19 mais 2016, le directeur de cabinet a.i du PGR, ci-devant le premier avocat général de la république « porte à la connaissance du public que le sieur Katumbi Chpawe Moïse, après avoir été amplement entendu par le magistrat chargé du dossier judiciaire, a été inculpé du chef d’atteinte à la sureté intérieure et extérieure de l’Etat, prévue et punie par le titre VIII du Code pénal livre II, et placé sous mandat d’arrêt provisoire ».

L’information a fait un tollé tel que l’opinion en était restée baba au point d’ignorer la chute dudit communiqué qui ouvrait pourtant une bêche : « Le préqualifié étant actuellement admis dans un centre hospitalier de Lubumbashi, il lui est cependant loisible avec le concours de ses médecins traitants de se faire prendre en charge par des institutions médicales appropriées ainsi que l’a suggéré le médecin légiste requis ».

Puisque le médecin avait confirmé l’état de santé préoccupant de Moïse Katumbi Chapwe, il n’y avait pas d’autre voie que de le laisser aller se faire soigner dans des institutions hospitalières spécialisées soit au pays soit à l’étranger. Ce que la défense a formalisé dans une requête en expatriation pour des raisons de soins médicaux au bénéficie de leur client le 19 mais 2016. Lieu choisi : Afrique du Sud.

Sans tergiverser, le Procureur général de la république a réservé une suite favorable à cette requête le lendemain, soit le 20 mai 2016. Toutefois, le PGR demande aux avocats de la défense d’aviser leur client de s’astreindre « au devoir de réserve en ce qui concerne les faits ayant donné lieu à l’instruction du dossier en cours ».

Voilà. Katumbi Chapwe parti en Afrique du Sud, le pouvoir peut enfin pousser un ouf de soulagement. Car, l’homme des trois pénaltys devenait de plus en plus une patate chaude entre les mains de la majorité présidentielle.

[lePotentiel]

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