dimanche , 17 décembre 2017
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Membres de la Cour constitutionnelle de RDC
9 membres de la Cour constitutionnelle et les 6 autres hauts magistrats oeuvrant au Parquet général près la Cour constitutionnelle.

Marche de protestation : Le régime de Kinshasa panique

La décision de la Cour constitutionnelle de violer la Loi suprême du pays dans le but de satisfaire les intérêts d’un groupe d’individus décidés de se maintenir au pouvoir, continue à faire des vagues. Surtout dans les rangs de l’opposition, la vraie. « Notre détermination est telle qu’une marche de protestation, contre les dévoyés et fossoyeurs de la démocratie en RDC, sera organisée ce 26 mai 2016 sur toute l’étendue de la République », ont déclaré la Dynamique de l’opposition, le G7 et le Front citoyen – trois plateformes d’opposition congolaise – samedi 14 mai 2016. Ces regroupements politiques invitent la population à rejoindre la rue pour protester contre un arrêt de la Cour constitutionnelle autorisant le président Joseph Kabila à rester au pouvoir au-delà du terme de son mandat.

Mercredi, la Cour constitutionnelle de la RDC a autorisé M. Kabila à rester en fonctions si la présidentielle n’est pas organisée avant la fin de son mandat, le 19 décembre 2016, comme cela semble chaque jour un peu plus probable.

Par ailleurs, sur un autre registre, les cinq militants de la Lutte pour le changement (Lucha), arrêtés samedi 14 mai à Goma dans le Nord-Kivu, ont été libérés le même jour dans la soirée, ont confirmé les membres de ce mouvement citoyen, renseigne radio.okapi.net

Ces jeunes de la Lucha étaient interpellés par la police alors qu’ils observaient un sit-in devant le quartier général de la Monusco à Goma. Ils manifestaient pacifiquement pour dénoncer les massacres et tueries dans le territoire de Beni.

Dans un communiqué parvenu à l’AFP, la Lucha, mouvement de jeunes indignés adhérant au Front citoyen, a dénoncé la répression d’un sit-in ‘‘pacifique’’ ayant rassemblé une trentaine de personnes à son appel devant le siège de la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) à Goma.

L’objet de la manifestation était de dénoncer ‘‘l’inaction’’ des Casques bleus et des forces armées nationales face à la vague de massacres ayant coûté la vie à près de 600 civils dans la région de Beni, grande ville du Nord de la province, depuis octobre 2014.

Selon la Lucha et un journaliste sur place, les policiers ont dispersé violemment le petit attroupement en distribuant coups de crosse et coups de pied et ont interpellé sept personnes : cinq manifestants et deux journalistes qui avaient tourné des images, l’un pour La Voix de l’Amérique, l’autre pour la télévision congolaise B-One.

Tous ont fini par être relâchés.

Les policiers « nous [ont] demandé d’écraser les images tournées, ce que nous avons fait », a déclaré à l’AFP l’un des deux journalistes interpellés. Les mêmes sources ont indiqué que la relaxation de leurs membres arrêtés par la police s’est faite sans condition.

Mardi 15 mars, dix-huit militants de Lucha avaient été interpellés au cours d’une marche pacifique organisée pour demander la libération de leurs camarades, Fred Bauma et Yves Makwambala, emprisonnés depuis plus d’une année à Kinshasa.

Leur arrestation est intervenue un mois après la condamnation  des six autres jeunes membres de la Lucha par le tribunal de grande instance de Goma  à deux ans de servitude pénale pour « désobéissance à l’autorité ».

[Par Olivier Dioso]

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