mercredi , 17 janvier 2018
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Elections : Kinshasa répond Washington et Paris

En résumé, les réactions enregistrées à Bruxelles, à Washington et à Paris brandissaient la menace de sanctions contre la RDC et certains de ses dirigeants au cas où le délai constitutionnel pour la tenue de l’élection présidentielle ne serait pas respectée. A Washington, l’affaire a même été traitée devant la Commission sénatoriale des Affaires étrangères où s’est exprimé, le 10 février dernier, l’envoyé spécial des USA pour la région des Grands Lacs. Même s’il a ajouté, par ailleurs, que les autorités congolaises n’ont « pas encore franchi le point de non-retour », soutenant que « des élections opportunes et crédibles conformes à la Constitution de la RDC sont encore possibles ». Avant Washington, c’est une eurodéputée socialiste belge qui a promis de saisir le parlement européen pour recommander aussi des sanctions sur le même motif, accusant par ailleurs, comme Washington, Kinshasa d’entreprendre de réduire les espaces d’expression à l’opposition et de s’adonner à des violations des droits de l’homme. Paris, quant à lui, s’est voulu quelque peu conciliant, du moins dans le discours, souhaitant également que la présidentielle en RDC se tienne dans les délais constitutionnels. Même si, quelque peu péremptoire, François Hollande ajoutera : « La position française n’est pas anti-Kabila, elle est pro-constitution ». Comme on pouvait s’y attendre, Kinshasa ne pouvait rester insensible à une telle offensive médiatico-diplomatique. Lambert Mende dénonce des « habitudes insensées et surannées », mais aussi « des prises de position dépourvues de toute rationalité ». Il rappelle aussi que « la RDC n’est ni la province de la France ni celle des États-Unis ».

Réagissant aux menaces et injonctions occidentales, Lambert Mende dénonce des « habitudes insensées et surannées », mais aussi « des prises de position dépourvues de toute rationalité ». Il rappelle aussi que « la RDC n’est ni la province de la France ni celle des États-Unis »

L’on a assisté, au courant de cette semaine finissante, à une montée au créneau de certains milieux politiques européens et américains autour des perspectives politiques en RDC. En résumé, les réactions enregistrées à Bruxelles (Union Européenne), à Washington et à Paris brandissaient la menace de sanctions contre la RDC et certains de ses dirigeants au cas où le délai constitutionnel pour la tenue de l’élection présidentielle ne serait pas respectée.

A Washington, l’affaire a même été traitée devant la Commission sénatoriale des Affaires étrangères où s’est exprimé, le 10 février dernier, Thomas Perrielo, envoyé spécial des USA pour la région des Grands Lacs. Même s’il a ajouté, par ailleurs, que les autorités congolaises n’ont « pas encore franchi le point de non-retour », soutenant que « des élections opportunes et crédibles conformes à la Constitution de la RDC sont encore possibles ».

Avant Washington, c’est une eurodéputée socialiste belge qui a promis de saisir le parlement européen pour recommander aussi des sanctions sur le même motif, accusant par ailleurs, comme Washington, Kinshasa d’entreprendre de réduire les espaces d’expression à l’opposition et de s’adonner à des violations des droits de l’homme.

Paris, quant à lui, s’est voulu quelque peu conciliant, du moins dans le discours, souhaitant également que la présidentielle en RDC se tienne dans les délais constitutionnels. Même si, quelque peu péremptoire, François Hollande ajoutera : « La position française n’est pas anti-Kabila, elle est pro-constitution ».

Comme on pouvait s’y attendre, Kinshasa ne pouvait rester insensible à une telle offensive médiatico-diplomatique. Se confiant, en effet, vendredi 12 février à Jeune Afrique, Lambert Mende, Porte-parole du Gouvernement, a dénoncé des « habitudes insensées et surannées » de Washington et Paris, mais aussi « des prises de position dépourvues de toute rationalité ».

« Personne ne demande à François Hollande d’être pour ou contre la Constitution congolaise », a-t-il poursuivi, ajoutant que « le Gouvernement congolais ne lui reconnaît pas le droit de s’ingérer dans les affaires intérieures de notre pays. »

Dans la même lancée, Lambert Mende rappelle que « la RDC n’est ni la province de la France ni celle des États-Unis ». Et de souligner une fois de plus, au sujet des craintes autour de la Constitution, que « Joseph Kabila respectera la Constitution parce qu’il est le garant de la Loi fondamentale congolaise. Mais pas parce que la France ou les États-Unis l’auraient demandé ! »

Ceci suffit donc de rappeler aux uns et aux autres les règles élémentaires de la diplomatie et de la coopération basée sur le respect mutuel des Etats. Cela rappelle aussi le message envoyé en son temps par le Président Kabila qui disait en substance : « Nous acceptons des conseils et des recommandations, mais nous n’accepterons jamais des injonctions ». Ceci est d’autant plus significatif lorsqu’on se trouve, comme dans le cas d’espèce, devant des menaces d’une autre époque.

[PDM]

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