dimanche , 17 décembre 2017
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Photo d'une plantation du chanvre.
Plantation du chanvre

RDC : Le chanvre se consomme à grande échelle à Kinshasa

La consommation du chanvre et de l’alcool à dose exagérée est entrain de gagner la vie des plusieurs Kinois. A longueur des journées, les jeunes de Yolo n’ont comme sport que la consommation du chanvre, ce chanvre qu’ils prennent debout, assis ou couchés, sur la rue ou dans les cours des parcelles, ce chanvre pour lequel ils n’ont plus de raison de se cacher car, aucune action n’ayant été lancée contre eux. Au quartier Kimbangu II, un jeune d’une trentaine d’années ne se gène de consommer ce stupéfiant au vu et au su des passants. Sans être inquiété, il se pointe chaque matin (7h-8heures du matin) au croisement de la 8ème et de la 3ème rue où il se met à consommer du chanvre emballé dans un long papier blanc. Comment voulez-vous que dans ces conditions : la criminalité puisse baisser d’intensité à Kinshasa ?

Dormir sur ses deux oreilles est non seulement un luxe pour les habitants de Yolo-Sud, mais aussi et surtout un risque gros aussi longtemps que les voleurs à main armée n’auront pas dit leur dernier-mot. Nous en voulons pour preuve le vol par effraction perpétré au n°39 de l’avenue Miningulu dans la nuit de lundi à mardi au domicile d’un journaliste.

Que s’est-il passé au juste cette nuit-là à son domicile ? A l’en croire, il était 1 h 45 lorsque son téléphone a sonné, à plusieurs décibels, ce téléphone qu’il éteint d’habitude pour économie de charge quand il va au lit. Même sans lunettes, il s’est aperçu que l’appel venait de sa grande fille qu’il avait laissée au salon avec les autres enfants et leur maman en train de suivre les programmes à la télévision, et ce salon situé à 2 mètres de son lit.

« Comment ma fille que j’ai laissée au salon peut-elle m’appeler au téléphone ? Etait-elle allée à la veillée de prière sans m’avoir préalablement informé ou tout simplement a-t-elle appuyé imprudemment sur le bouton d’appel de son téléphone ? », s’interrogeait le journaliste pendant que son téléphone sonnait encore. Mais, s’étant beaucoup rapproché de la dernière hypothèse, elle a appelé sa fille : « Francine, as-tu appuyé imprudemment sur le bouton d’appel, car tu m’as appelé ? », a-t-il demandé. La réponse de sa fille l’a laissé estomaqué : « Papa, il y a un homme au salon ».

Après avoir écarté de sa main droite le rideau opaque de sa chambre, il s’est rendu à l’évidence qu’ils étaient visités : la fenêtre du salon était grand’ ouverte. Le temps de chercher la ceinture pour maintenir sa grosse culotte kaki en équilibre, le tricot aux couleurs du TP Mazembe sur son épaule droite, il fait irruption au salon et, après un coup d’œil circulaire à travers la fenêtre, il a compris qu’il était arrivé trop tard : la sonnerie de son téléphone ayant donné l’alerte, le voleur avait pris les jambes à son cou. C’est alors qu’il a crié « Au voleur » en provoquant un bruit si assourdissant que deux minutes après, la bailleresse et les autres locataires étaient chez lui. C’est alors seulement qu’on a pu faire le bilan : la fenêtre cassée, le DVD et surtout son fils de 14 ans (2ème secondaire), emporté de la mousse sur laquelle il dormait et rangé sur un fauteuil, à trois mètres de la mousse, fauteuil où il a poursuivi son sommeil comme si de rien n’était, à la manière d’un paralytique emporté dans un carton par des voleurs. Ce n’est pas tout car le voleur qui venait de les visiter avait emporté également avec lui près de 7 paires de souliers de sa fille Francine, non sans abandonner son sac à main au salon, après en avoir versé le contenu par terre.

Après ce coup, le sommeil n’avait plus de sens jusqu’au petit matin. Toutefois, une plainte contre X a été par lui introduite au sous-ciat de la police basé sur l’avenue Ezo.

Le chanvre à l’honneur

Il y a Yolo et Yolo. Nous parlons ici du périmètre contenant les avenues Ezo, Miningulu, Luete 1, Luete 2, Kembe, Bambelota, périmètre dit de la mort car le chanvre y est à l’honneur, étant consommé à grande échelle.

A longueur des journées, les jeunes de ce périmètre n’ont comme sport que la consommation du chanvre, ce chanvre qu’ils prennent debout, assis ou couchés, sur la rue ou dans les cours des parcelles, ce chanvre pour lequel ils n’ont plus de raison de se cacher car, aucune action n’ayant été lancée contre eux. Comment voulez-vous que dans ces conditions : la criminalité puisse baisser d’intensité ; les habitants puissent dormir sur leurs deux oreilles ; il n’y ait pas vol par effraction chez le journaliste ? Il est a souhaiter que Jean-Claude Kadima, bourgmestre de Kalamu et les autorités de la police mettent sur pied des mécanismes appropriés en vue de la paix dans ce périmètre où la consommation du chanvre passe pour une vertu.

[Valentin Wakudinga]

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Le chanvre se consomme sans être inquiétés

Un jeune d’une trentaine d’années habitant le quartier Kimbangu II, à Kinshasa, ne se gène de consommer le chanvre au vu et au su des passants, sans être inquiété, il se met à consommer ce stupéfiant emballé dans un long papier blanc.

La consommation du chanvre et de l’alcool à dose exagérée est entrain de gagner la vie des plusieurs Kinois. Au quartier Kimbangu II, un jeune d’une trentaine d’années ne se gène de consommer ce stupéfiant au vu et au su des passants. Sans être inquiété, il se pointe chaque matin (7h-8heures du matin) au croisement de la 8ème et de la 3ème rue où il se met à consommer du chanvre emballé dans un long papier blanc. Debout ou assis, cela dépend des jours. Age de près de 30 ans, il porte toujours un chapeau qui couvre la moitié de son visage. Chaque matin, il pollue les différentes habitations situées non loin de son site d’activités. « On ne sait d’où il vient. Sûrement, il vient d’un autre quartier », s’est indignée une mère de famille habitant ce quartier. Selon la population de ce coin, le jeune homme est présent sur cet endroit depuis plus de trois semaines.

Et pourtant, à quelques mètres du lieu où l’incivique consomme du chanvre, se trouve un poste de La police. Dans le même quartier, se trouve un cadre des consommateurs de la boisson appelée « Supu na tolo ». Ici, c’est un lieu des retrouvailles des différentes catégories des personnes adeptes de cette boisson interdite par l’autorité urbaine. Jeunes et vieux avides de cette boisson à forte dose y accourent pour s’en procurer. Dans cette terrasse de fortune, les clients n’ont pas besoin de beaucoup d’argent pour y sortir totalement ivre. Les prix sont à la portée de toutes les bourses.

Avec 300 ou 500 Fc, les clients sont le bienvenue dans ces endroits très dissimulés. Fabriquée dans des conditions peu hygiéniques, cette boisson fabriquée sans normes, se vend comme des petits pains. Des conducteurs, des fonctionnaires, des menuisiers, des mécaniciens et autres catégories des personnes sont comptées parmi les consommateurs. Selon les vendeurs de cette boisson, ces lieux de fortune enregistrent plus des clients pendant le week-end. Ces vendeurs qui sont ou courant de l’interdiction de la vente de cette boisson par l’autorité urbaine, ont affirmé être contraints de poursuivre cette activité pour subvenir aux besoins de leurs familles.

Contacté, un consommateur a avoué ne pas être à mesure d’abandonner cette boisson, car selon lui, elle est la seule boisson capable d’assoupir sa soif. Le chanvre et le « Soupou no tolo », ces substances nocives à la santé humaine, sont selon des médecins, à l’origine de plusieurs décès dans la ville de Kinshasa. « L’alcool détériore la santé humaine jusqu’à mettre en péril la vie d’un homme », a expliqué docteur Claude Masudi. Pour épargner la vie des congolais du danger, le ministère de la Santé doit s’investir pour démanteler tous les vendeurs et acheteurs du chanvre et de la boisson « Soupou na tolo ».

[Katumbwe Feza/L’Objectif]

Cet article a été lu 3312 fois – 13/06/2016 – wiwmtktnw

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